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Questions de classe(s)

Sauver le local de l’Emancipation !

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Avant le 30 novembre 2018,

SAUVEZ UN LIEU ASSOCIATIF PARISIEN

À rayonnement national


Au 8 impasse Crozatier dans le 12ème à Paris, l’EDMP*
, un grand local, de 220 m², avec plusieurs salles et une cuisine, permet depuis 42 ans la rencontre de nombreux groupes, qui font vivre des pratiques et des échanges autour des livres, de l’édition, du syndicalisme, de l’initiation à la langue française et de l’aide à la scolarisation des étrangers, de la mémoire des immigrations, des alternatives de consommation, du rapport au corps…. Sans oublier les AG et coordinations de mobilisation au niveau de l’Ile-de-France comme national (précaires, éducation prioritaire…). Ce local se veut une bourse du travail, au sens originel de lieu d’éducation et de défense des travailleurs ses.

Les lieux alternatifs et de réunion se font de plus en plus rares, car les loyers flambent, des villes expulsent les bourses du travail ou limitent leur accès, les squats et les occupations sont vite réduits à néant. Ce local doit donc rester, central à Paris, près de la gare de Lyon (qui favorise son rayonnement national), au service des alternatives et des luttes ; comme il l’est depuis longtemps, grâce à son projet coopératif : plus d’une centaine de personnes et de structures participent mensuellement au financement, mènent les activités qu’elles souhaitent dans le local et y disposent d’une librairie associative. Ces coopérateurs.trices définissent en AG les grandes lignes de l’utilisation du local et un comité de gestion s’assure de la bonne mise en œuvre de ces orientations.

Les augmentations énormes du loyer et les procès visant à les imposer condamnent à terme la poursuite du projet coopératif. L’AG des coopérateurs -trices a donc décidé l’achat du local : une promesse de vente a été signée en juillet pour 600 000 €, auxquels s’ajoutent 50 000 € de frais.

Nous remercions touTEs celles et ceux qui nous ont déjà permis de rassembler près de la moitié de cette somme, mais les banques sont réticentes à financer un système coopératif, de surcroit vivier de transformation sociale : si nous ne pouvons pas signer avant le 30 novembre nous perdrons le local et en plus 30 000 € pour ne pas avoir obtenu une proposition définitive de prêt avant le 15 octobre.

Vous pouvez participer à ce sauvetage d’un local militant historique et du projet qu’il porte de plusieurs façons complémentaires.

En augmentant notre apport : nous disposons de 290 000 €, mais ça ne suffit pas aux banques : pour faire baisser l’emprunt bancaire en dessous de 350 000 euros, iI nous manque 60 000 euros.

Pour ce faire, deux possibilités :

- donner à la cagnotte internet : https://www.lepotcommun.fr/pot/i13l3ebo

- ou verser un apport à l’association par chèque ou virement sur le compte BRED

« L’EMANCIPATION DIFF MEDIA PROG », à envoyer 8 IMPASSE CROZATIER 75012 PARIS

IBAN : FR76 1010 7001 3300 8200 4850 025 ; BICS : BREDFRPPXXX

En contribuant au remboursement du prêt par un virement bancaire régulier de 5 à 20 € par mois (ou plus) sur le même compte ci-dessus, et en devenant ainsi, si vous le désirez, coopérateur -trice.

Pensez à nous Informer de vos initiatives par courrier, par mail (achampeau01 chez infonie.fr) ou par téléphone (0620555761). Ces contacts peuvent vous apporter toutes les précisions désirées.

L’Emancipation par la Diffusion de Medias Progressistes,

avec RESF, Emancipation, les éditions Spartacus et Noir et Rouge,

Memoria Viva, l’AMAP les Trognons de la Nation,…

*acronyme de la SARL (Elaboration et Diffusion de Matériels Pédagogiques) qui loue le local depuis 42 ans et aussi acronyme de l’association qui achète le local (Emancipation par la Diffusion de Médias Progressistes)

1 Message

  • Présentation de certains groupes participant au projet.

    Le 8 impasse Crozatier, dans le 12ème arrondissement de Paris, c’est toute une histoire en prise directe sur l’actualité sociale et politique !

    L’histoire d’un projet coopératif, qui fait vivre ensemble dans son vaste local autogéré idéalement situé dans le 12ème arrondissement de Paris une librairie coopérative et des éditions différentes (EDMP, Spartacus, Noir et Rouge), l’éducation populaire et les débats d’idées et aussi les alternatives dans tous les domaines : syndicalisme, politique (avec des groupes d’orientations très diverses), pédagogie, environnement, consommation, pratiques corporelles…

    L’histoire d’une dynamique d’associations construite en lien avec les mouvements sociaux parisiens et nationaux depuis les années 70. Les syndicalistes autogestionnaires de l’École Émancipée puis de l’Émancipation (rejointEs depuis par la CNT-SO) ont créé une coopérative adossée à une SARL pour louer et gérer le local, l’EDMP (Élaboration et Diffusion de Matériel Pédagogique). Le projet s’est ouvert progressivement à de nombreux groupes, ce qui l’a fait évoluer en l’adaptant à la diversification des modes de diffusion, d’actions et de militance.

    Une osmose d’organisations à préserver

    De l’ICEM-pédagogie Freinet Région Parisienne à l’Université populaire, de la boutique de (non) droit aux collectifs de précaires, de la défense du Larzac à celle de Notre-Dame-des-Landes, de l’antifascisme, antiracisme, soutien aux luttes des “sans”, avec Ras l’front, Angela Davis et Madigen Cissé, à une conception plus complexe encore de la solidarité internationale et de l’aide aux migrantEs (avec RESF, l’UJFP, les collectifs de réfugiéEs, sans oublier le retour sur l’immigration portugaise de Mémoria viva…), de l’AMAP aux ateliers d’éducation somatique, des collectifs et coordinations de luttes ( AG Île-de-France…) aux AG de mobilisation récentes contre la loi Travail, Touche pas à ma ZEP, Syrie, contre la criminalisation des mouvements sociaux (Anti-repression, Délinquants solidaires….), et au Front Social… Les militantEs actifs/ves sur tous ces axes sont pour beaucoup des familierEs de ce local, reconnu comme un des hauts lieux parisiens de culture et de pratiques progressistes et alternatives.

    Faire vivre une véritable bourse du travail

    Cette grande diversité des champs d’activité, des personnes des groupes et des orientations qui concourent au projet coopératif et sont mobilisés pour la transformation sociale et l’émancipation, fait de l’EDMP une véritable Bourse du Travail. Pas dans la conception actuelle de simples maisons des syndicats, mais dans le sens originel : une Bourse du Travail comme lieu d’un mouvement ouvrier vivant et de la jeunesse, où prennent place de multiples activités— soutien aux luttes, lieu de culture, de formation, de permanences juridiques, de réunions diverses et variées, d’une vie sociale militante où se croisent de multiples pratiques… — bref un lieu d’éducation populaire, entendue au sens large.

    Sauvegarder un projet autogestionnaire en opposition totale avec les politiques actuelles

    L’EDMP n’a pas de permanentEs ce qui conforte le projet autogestionnaire. À l’exception du planning (achampeau01 chez infonie.fr) et de la trésorerie (Laurence) la gestion du local est assurée par l’AG des coopérateurs-trices et entre deux AG par le comité de gestion représentatif de l’ensemble des secteurs de la vie du local et garant du projet coopératif. Il accueille les groupes désireux de rejoindre ce projet et il apporte son soutien aux collectifs de luttes et aux AG des mouvements unitaires.

    Le nombre de coopérateurs et coopératrices (plus d’une centaine) serait suffisant pour assurer la viabilité du projet de tous points de vuey compris de l’équilibre financier… Mais, les propriétaires ont refusé le renouvellement de bail afin d’augmenter de façon importante le loyer. Un procès en vue de l’expulsion de l’EDMP est audiencé le 29 juin.

    Au moment où ce marchandage sur le local rejoint la marchandisation de tout, à commencer par les services publics, la santé, l’école et l’université, la culture, le chômage et la précarité ; au moment où les gouvernements successifs, au service du capital, entendent vider la rue, les lieux et locaux autogérés (la Parole Errante à Montreuil et l’Atiéké à Saint-Denis), des opposantEs, des pauvres, des réfugiéEs, aidés par les pouvoirs locaux qui installent des rochers, du grillage, qui ferment les maisons des syndicats… ; au moment où les associations sont contraintes par la baisse des subventions à mettre la clé sous la porte et à réduire ou marchandiser également leurs activités, il importe de défendre la présence de l’EDMP dans ce local qui permet toutes les activités du projet coopératif.

    Présentation de certains groupes participant au projet

    * La collaboration entre l’EDMP et les Cahiers Spartacus remonte aux origines : des militantEs chevronnéEs de l’École Émancipée connaissaient leur fondateur, René Lefeuvre, de longue date. Nées en 1936, au moment du Front populaire et de la Révolution espagnole, les éditions Spartacus sont en elles-mêmes un fragment de l’histoire sociale française. Elle fournissent la librairie depuis toujours et sont hébergées par elle depuis plus de 25 ans, ayant été accueillies au 8 impasse Crozatier après la mort de René Lefeuvre et y concentrant l’essentiel de leur activité éditoriale et archivistique.

    * Le groupe de discussion dit SouBis est le dernier en date d’une succession de groupes informels visant à débattre de sujets politiques et sociaux, d’actualité ou théoriques, en dehors de tout cadre doctrinaire. Parti de l’Athénée Libertaire de Nanterre, il devient le “Cercle Berneri”, puis, après un temps de latence il ressurgit sous la forme actuelle, après la publication d’une anthologie de textes de Socialisme ou Barbarie (aux éditions Acratie). Il réunit actuellement des personnes de tendances très diverses liées à la mouvance libertaire ou plus ou moins proches des idées de Socialisme ou Barbarie.

    L’association Paris d’Exil (créée en novembre 2016 par des membres du CPSE Collectif Parisien de Soutien aux Exilés) milite pour la liberté de circulation et d’installation et l’accueil inconditionnel de toute personne cherchant refuge en France, indépendamment des raisons qui l’ont fait quitter son pays d’origine, politiques, économiques, climatiques, ou autres. Elle facilite l’accès des personnes exilées à leurs droits, en leur donnant toutes les informations pour qu’elles puissent elles-mêmes prendre leurs décisions et mener leurs démarches. Enfin, l’association apporte un soutien matériel et juridique à toute personne en situation de précarité notamment du fait de la migration.

    Depuis 2004, RESF rassemble de manière informelle et atypique des noyaux de militantEs, et des organisations, collectifs d’établissements, syndicats d’enseignantEs, associations antiracistes, de défense des droits de l’homme, parents, citoyenNEs, pour la défense des jeunes scolariséEs sans papiers, des familles d’enfants scolariséEs, et aujourd’hui plus largement des demandeurEs d’asile et des mineurEs et jeunes majeurEs non accompagnéEs. Ces collectifs sont présents dans les tribunaux, manifestent devant les préfectures, interpellent les pouvoirs publics, mènent des actions de solidarité, avec un objectif, au delà de victoires cas par cas : changer la loi. L’EDMP, où RESF a un bureau et tient ses réunions, est plus qu’une adresse, c’est une part de son identité et de son histoire.

    Une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP) est un partenariat solidaire entre une ferme et un groupe de consom’acteurs (adhérents de l’AMAP). Ce partenariat a trois objectifs : recréer du lien social entre citadinEs et paysanNEs de la région ; apporter une sécurité financière à des paysanNEs s’engageant dans une démarche d’agriculture durable ; favoriser l’accès et l’éducation à une alimentation de qualité. Une AMAP est caractérisée par une a directe, de proximité, et conviviale. Les adhérentEs s’engagent à pré-financer la production, à être solidaires en cas d’aléas naturels, et à s’impliquer dans la gestion du groupe. En contrepartie, le/la paysanNE s’engage à une production de qualité et diversifiée, à faire preuve de pédagogie sur l’agriculture biologique, et à être transparent sur les aspects techniques et économiques.

    L’association “Mémoire Vive/ Memória Viva”, créée en avril 20003, a pour but de recueillir et de transmettre la mémoire de l’immigration portugaise dans un esprit d’échange et d’ouverture. Notre association est à l’origine d’un fonds d’archives sur l’immigration portugaise à la BDIC (Bibliothèque de documentation internationale contemporaine). Nous coopérons, entre autres, avec l’Association des Exilés Politiques entre 1961 et 1974 “AEP 61-74”, dont le siège est au Portugal et qui recueille des témoignages de personnes qui ont combattu le régime fasciste et la guerre coloniale. L’EDMP, lieu où nous travaillons sur les documents avant le dépôt à la BDIC et où nous tenons des réunions, nous permet de continuer notre travail. Sans cet espace, notre travail serait bien difficile !

    Les éditions Noir et Rouge sont une association sur le modèle de la loi de 1901 fondée en septembre 2012, notre but est “Publier des livres et des brochures traitant de l’histoire et des aspects actuels de l’émancipation des citoyens sans tutelles et hiérarchies”. Depuis 2013, nous avons publié presque six livres par an. De plus, nous faisons tous les deux mois une Fête du livrequi offre environ 2 ?000 livres d’occasion à des prix bas, voire dérisoires, et surtout destinés à nourrir et stimuler les neurones(libertaires).

    L’EDMP ouvre ses portes à des ateliers d’éducation somatique qui visent a travers l’expérience du mouvement à la transmission des savoirs du corps contemporain. Ces ateliers conduits par des artistes ou des praticienNEs de ces techniques ont pour objectif la diffusion de ces savoirs en direction des populations qui n’y ont pas accès aujourd’hui.

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