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Questions de classe(s)

Les preneurs d’otage (de l’opinion) !

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Je me demandais sur nos réseaux, comment contrer à notre niveau la propagande entretenue par les média pour faire admettre inéluctabilité des réformes libérales en France et faire passer le démantèlement du service public et le dévoiement de ses valeurs de solidarité et de péréquations des moyens comme une "avancé moderne dans l’amélioration" de son efficacité et de ses services.

Dans un article sur le site, Arthur a relevé les glissements sémantiques du Parisien qui s’inquiétait avant même le 22 mars, de recueillir les témoignages "des usagers en galère" et "des grévistes par nécessité". Le quotidien est allé plus loin que l’habituelle rhétorique de "la prise d’otage". Il a cherché à réveiller la colère des anti-grévistes et dans le même temps, à culpabiliser les salariés non grévistes impactés par la grève ou grévistes par nécessité (absence de transport, crèche fermée etc). Est-ce de l’information ou de la manipulation de l’opinion ? Ça ressemble beaucoup à la bonne vieille méthode de management qui cherche à diviser les opinions et à cliver un collectif sur des valeurs sociales non problématisées ni contextualisées.

L’autre finalité du battage médiatique est de délégitimer toute expression du mécontentement et de ne jamais lui donner une valeur comme argument ou un statut de point de vue. A moyen terme cette manipulation de l’opinion pourrait, au prétexte que le droit de revendiquer irait à l’encontre du droit des actifs à travailler et à circuler fluidement dans une "société complexe et intriquée", jusqu’à remettre en cause la grève comme expression démocratique : interdire l’expression du refus au nom de la liberté, en somme. N’est-ce pas ce que laisse déjà entendre Blanquer quand il parle de grève inutile ? N’est-ce pas ce que dit le doyen de la Fac de droit de Montpellier quand il affirme être fier de ses étudiants qui ont su libérer leur amphithéâtre "des étudiants grévistes" ?

Quelle réponse opposer à ces manipulations de l’info ?
A mon avis, rien ne vaut les faits et la mise à jour des rapports de force et des oppositions qui leur donnent du sens.

C’est à cette mise à jour qu’Emma, une auteure de BD féministe, s’est employée de façon originale sur son blog . Elle introduit sa séquence d’images avec le constat suivant : "La période est critique, alors soyons nombreuses et nombreux à manifester le 22 Mars pour défendre notre service public et nos droits de travailleuses et travailleurs !" Vous trouverez ci-dessous un extrait de la BD et je vous invite à découvrir la suite ainsi que des extraits de ces récentes productions sur le site suivant : https://emmaclit.com/
Cliquez sur les images pour agrandissement.

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