mardi, 19 novembre 2019|

27 visiteurs en ce moment

 
Questions de classe(s)

Assistant-e-s d éducation, quel présent ? Quel avenir ?

Version imprimable de cet article Version imprimable   3 commentaire(s)

Statuts précaires et corvéables

Depuis la réforme du statut de M.I-S.E en 2003, notre emploi de “pion” a évolué. Si notre boulot était un “job” d’étudiant, ce n’est plus le cas. Nous sommes corvéables à merci en fonction de l’humeur du chef d’établissement. A l’heure actuelle, il est considéré globalement comme un outil de contrôle et de coercition. Cet emploi est ainsi une variable d’ajustement des Dotations Horaires Globales. Il représente bien la réduction des coûts dans l’Education Nationale au détriment des missions socio-éducatives qui constituent notre quotidien professionnel. Ce caractère socio-éducatif de nos missions est, sinon nié, sous-estimé. La précarité est l’autre aspect moins-disant de ce statut. Elle se développe sous toutes ses formes : le temps partiel (subi ou pas) qui maintient sous le seuil de pauvreté, l’annualisation des heures travaillées, la rémunération la plus basse, le contrat renouvelable tous les ans jusqu’à 6 ans maximum... La précarité est le quotidien de celles et ceux qui vivent de cet emploi.
Pourtant, nous faisons un vrai métier. Nos fonctions sont nécessaires au fonctionnement de l’ensemble des établissements scolaires et à l’application du principe de continuité du service public. Les missions n’étant pas présicément définies, les AEDs, APs, AVS, EVS sont souvent réduits à faire bouches-trous. Sans eux, le bahut ne peut plus assurer l’obligation scolaire ou la sécurité des élèves. Soit il ferme, soit il tourne au ralentit. Les jours de grève ou de maladie, on sollicite les plus précaires d’entre nous pour remplacer temporairement les absents. Nous sommes solidaires en cela des agents de service qui entretiennent les établissements scolaires à moindre coût et qui aimeraient être visibles et considérés en tant que personnels d’éducation à part entière. Il est donc légitime de revendiquer des améliorations conséquentes pour nos emplois dans le contexte d’évolution actuelle du milieu scolaire.

Ce que l’on demande

=>Pour une réelle et conséquente reconnaissance professionnelle :
Nous ne voulons pas être des personnels/pansements. Nous sommes des personnels d’encadrement et d’éducation cruciaux pour le déroulement de la scolarité de nos élèves et dans l’accompagnement vers leur réussite. Une revalorisation de nos fonctions à travers une reconnaissance des compétences générales et des qualifications professionnelles ainsi qu’une augmentation des salaires nous paraît tout à fait possible mais surtout indispensable. Une VAE effective pour tous les personnels mentionnés doit nous permettre enfin d’envisager des évolutions de carrière en interne ou des perspectives dignes de ce nom à destination du marché du travail.

=>Contre le recrutement local et pour un recrutement académique  :

S’inscrire sur SIATEN nous l’avons tous fait. Mais notre emploi est à la discrétion des chefs et selon les besoins des établissements. Notamment pour les horaires. Revenir à un recrutement académique permettrait un meilleur accès à cet emploi et une possibilité d’être remplacé quand besoin est. Enfin, par la disparition de la relation marchande employeur-employé au sein des équipes de l’établissement, nous serions à l’abri des arbitraires locaux et nos missions seraient recentrées sur les objectif socio-éducatifs et pédagogiques de ce métier. Le chef d’établissement ou le CPE n’est pas seulement un contre-maître sous employeur ! Il est d’abord un éducateur. C’est un collègue......notre collègue de vie scolaire. On se doit tous d’incarner le service public d’éducation, homogène dans son cadre national.

Assemblée générale, Mercredi 4 décembre 2013
16H, salle Ferrer, Bourse du travail de Paris

3 Messages

  • Je suis EVS-AVsco depuis bientôt 5 ans, mon contrat se fini fin juin .
    Rien n’a été prévu dans ce cas précis.
    Je me sens autant formée qu’une AED. Nous avons participées aux mêmes sessions de formation sur le handicape à l’IUFM. Il me manque 1 an pour atteindre 6 ans, mais rien n’est prévu pour cela.
    Les AED vont obtenir un CDI et moi que vais-je devenir ???????????????????????????
     ?????????????????????????????????????????????????????????????????????????
     ?????????????????????????????????????????????????????????????????????????
     ?????????????????????????????????????????????????????????????????????????
    PÔLE EMPLOI CERTAINEMENT.

    repondre message

    • Ce sont les AVS-co qui vont obtenir un CDI, en ce qui concerne les AED, nous nous n’avons aucun avenir, on ne peut pas se former à quelque chose, vu que l’on a aucune spécialité ! Je suis une sorte d’agent polyvalent mais pour l’éducation nationale. En ce qui concerne les AVS-co, vous avez la possibilité de passer par l’IRTS.

      repondre message

  • bonjour ,
    j’ai fait un an d’avs i et là je finis ma première année d’avs co, apriori on me reprend l’année prochaine , deux petites questions :
    est ce qu’il faut que je reparte pour 6 ans a cette place ou mon année avs i compte ?
    vous dites qu’on a plus de chance de sef aire embaucher , en êtes vous sure et qu’est que l’IRTS ?
    merci
    cordialement

    repondre message

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

 
À propos de Questions de classe(s)
Questions de classe(s) Lire, écrire... lutter Acteurs de l’éducation : parents, travailleurs, chercheurs, issus de différents horizons associatifs, pédagogiques, syndicaux, etc., nous pensons que la question scolaire est une question politique. Notre pari est de proposer un espace (...)
En savoir plus »