lundi, 19 novembre 2018|

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Questions de classe(s)

La page de B. Girard


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Le service national contre l’ennemi de l’intérieur

Dans un rapport en date du 12 février 2018, l’IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale) voit dans le SNU (service national universel) un outil d’éducation totale des jeunes mais aussi de contrôle de toute la société. « Une transformation silencieuse » qui passe par des préconisations qui font froid dans le dos.
Le service national, dernier avatar en date de la « défense globale »
Au-delà des traditionnels éléments de communication censés justifier le projet (« universalité, égalité, (...)

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Obligatoire, militarisé et punitif, le SNU est une servitude militaire

Dans le cadre de leur campagne de communication, les promoteurs du SNU (service national universel) ont beau assurer qu’il ne s’agit pas de « recréer un service militaire », cette précaution oratoire ne doit pas faire illusion : en dépit des dénégations officielles, le service obligatoire que le gouvernement a prévu d’imposer à tous les jeunes de 16 à 18 ans, conserve dans son principe comme dans ses modalités une forte dimension militaire.
En premier lieu, le projet trouve son origine dans la volonté (...)

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Centenaire de 1918 : à l’école, le devoir de mémoire est une escroquerie mémorielle

A l’image des quatre dernières années de commémoration scolaire autour de la Première guerre mondiale, les cérémonies du 11 novembre s’annoncent patriotiques et militaires : un peu partout, les établissements, fortement sollicités par leur hiérarchie, préparent la participation des élèves au grand barnum mémoriel. Avec cette confirmation : l’hommage aux morts a sérieusement dérivé vers un hommage à la guerre et à ceux qui l’entretiennent.
Au départ : une initiative sarkozyenne, étatique et militaire (...)

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"Les enfants pour la paix" ? Une opération commerciale à la gloire de la guerre

Dans le cadre du centenaire de l’armistice de 1918, les élèves de CM2 sont invités à participer à un concours, « Les enfants pour la paix », patronné par le ministre de l’EN et mis en œuvre principalement par la Mission du centenaire et l’éditeur Milan, avec le soutien officiel du ministère des Armées, du CLEMI, de la fondation Varenne, de Plantu (évidemment…), d’autres encore. Il s’agit de mener une enquête sur les monuments aux morts et de réaliser la création graphique d’un symbole de paix. Au vu des (...)

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Service national universel : surveiller et soumettre

Dans quelques mois, à partir de 2019, tous les jeunes âgés de 15-16 à 18 ans, seront soumis à une période d’internement obligatoire, traduction concrète de la volonté présidentielle d’instaurer un service national universel. Après de multiples tergiversations et plusieurs rapports enterrés, il apparaît que cette trouvaille surréaliste a surtout pour fonction de montrer à un pays qui n’a toujours pas digéré la suppression du service militaire, que, dorénavant, par la simple magie d’une appellation contrôlée (...)

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Pour financer le service national : 1800 postes supprimés dans l’éducation

On s’y attendait bien un peu mais pas aussi rapidement. Comment financer le coût exorbitant (2 à 3 milliards d’euros par an) du SNU (service national universel) étant entendu que sa charge n’en serait pas assurée par le ministère des Armées ? La réponse est venue aujourd’hui par la bouche du ministre de l’EN : 1800 postes seront supprimés en 2019 dans le second degré et les services administratifs. Un tripatouillage budgétaire qui permet de faire payer par l’éducation, en renforçant sa dimension (...)

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Service national : un projet qui vise les plus jeunes, toujours plus jeunes

En déplacement à Avignon, le Premier ministre a lancé le cycle de « concertations territoriales » sur le SNU (service national universel). « Concertation » pas plus que « consultation » ne sont les mots qui conviennent, Philippe ayant d’emblée annoncé que le conseil des ministres ayant « validé l’architecture » du dispositif, il n’était pas question de revenir sur le principe qui, précisément, fait problème, l’enfermement obligatoire de toute une classe d’âge pendant un mois. Une consultation de pure forme, (...)

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La présidente du CSP fait sa rentrée à l’extrême-droite

C’est à Causeur que Souad Ayada a choisi de confier sa philosophie sur la réforme du lycée et plus généralement sur l’état de l’école en France, son « rêve », dit-elle. Face aux questions décomplexées de Causeur, les réponses de la présidente du CSP sont tout autant décomplexées et le rêve tourne au cauchemar.
Une parenthèse autobiographique – une réussite qui a permis « d’échapper aux déterminismes sociaux » - lui donne l’occasion de désigner l’adversaire : « les politiques cyniques et les élites intellectuelles (...)

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Rentrée scolaire : une mise en scène présidentielle au service d’une politique

Rentrée scolaire : lundi 3 septembre, Macron et son très fidèle serviteur Blanquer sont en déplacement à Laval (Mayenne) afin d’inaugurer en grande pompe le nouvel internat d’un collège de la ville. Dernière fantaisie en date, après la « rentrée en musique », l’interdiction présumée du portable, la Marseillaise apprise par cœur et en tranches et d’autres facéties de la même veine, l’internat blanquerien a une histoire et un coût. Il prend place dans la lignée des internats dits d’ « excellence », lancés en 2010 (...)

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Eté 2018 : dernier été de liberté pour les 16-18 ans ?

Si rien ne vient s’opposer au sentiment de toute puissance de Macron, l’année 2019 devrait être celle de l’instauration du service national universel dont on connaît les grandes lignes. A défaut des modalités d’application… Ce bien mal nommé « service » – car à qui rendrait-il service, au juste ? – concernerait exclusivement la tranche d’âge 16-18 ans et prendrait la forme d’un internement obligatoire en dehors du temps scolaire. Durée : environ un mois, ou deux fois 12 jours ou l’on ne sait trop. Lieu (...)

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Benalla-Macron : une opinion publique complaisante et bien formatée

En France, la complaisance de l’opinion publique pour ses dirigeants, quels que soient leurs agissements, est une vieille tradition. Eduqués dans le culte d’une république sacralisée, les Français sont peu enclins à remettre en cause, à travers leurs responsables politiques, un régime considéré comme toujours légitime, même quand il se fourvoie lourdement.
A en croire les sondages, la cote de popularité de l’opinion publique sur Macron n’a pas été affectée par l’affaire Benalla. Peut-être a-t-elle-même (...)

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Marseillaise à l’école : une trop longue histoire commune

C’est comme un mouvement perpétuel : partant d’un « ajustement » des programmes d’EMC et de la communication effrénée du ministre, les médias se sont sentis obligés de titrer et de gloser sur le « retour » de la Marseillaise à l’école. Un retour tout autant fantasmé que les autres : « retour » de l’orthographe, de la grammaire, du calcul etc et aujourd’hui, « retour » de la Marseillaise. Une simple recherche dans les programmes officiels de l’EN, documents publics, facilement consultables, montre pourtant la (...)

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Service national : internement obligatoire confié à l’Education nationale

C’est une confirmation : le service national universel (SNU) tourne à la farce mais elle ne fait rire personne. Après des mois de tergiversation et plusieurs rapports contradictoires, le gouvernement semble tenir son projet, annoncé en grande pompe par… Blanquer, qui rajoute là un nouveau fleuron à sa panoplie déjà chargée de grand communicant, de grand manipulateur. De fait, comme on le pressentait, dans cette entreprise de surveillance renforcée des jeunes, c’est bien l’école qui est en première (...)

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A l’école, la république comme leçon de morale

Il faut vraiment qu’il se sente fort, ce ministre, pour faire réécrire les programmes scolaires – du moins une partie d’entre eux – moins de deux ans après leur entrée en vigueur, confirmant ainsi la brutalité et le dogmatisme qui l’autorisent à tenir pour négligeable le travail et l’investissement qu’ont demandé leur mise en œuvre dans les établissements depuis la rentrée 2016.
Pour ce qui concerne l’EMC (éducation morale et civique), le « projet d’ajustement et de clarification », imbuvable et improbable (...)

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Nouveau guide de la laïcité à l’école : surveiller, détecter, sanctionner

Incontestablement, le « vademecum » sur la laïcité à l’école, dernier gadget imaginé par Blanquer et ses services, tient plus du règlement de police que d’une publication à usage des établissements scolaires. Confirmant ainsi la singulière dérive de cette notion fourre-tout.
Le document, censé venir en aide aux enseignants quotidiennement confrontés à des hordes islamiques, se décline sous la forme d’un certain nombre de fiches – 15 concernant les élèves, 3 les personnels, pour les parents d’élèves et les (...)

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L’uniforme scolaire, cache-misère de l’école de Blanquer

Il aura connu son moment de gloire, le maire de Provins. Pensez donc : grâce à lui – il s’appelle Olivier Lavenka – l’uniforme scolaire fait son « grand retour » dans les écoles. Et tous les micros, toutes les caméras, de se tourner vers son illustre cité pour célébrer l’événement. Car les médias, incontestablement, aiment le sujet, ne ratant jamais l’occasion de l’entretenir. L’ennui, c’est que la chose n’est pas vraiment ce qu’on en dit.
En premier lieu, parce que parler, comme le font les médias, de « (...)

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Un nouveau livret laïcité, sans vraiment de rapport avec la laïcité

Quelque part entre ubuesque et sordide. Un nouveau guide de la laïcité est donc annoncé, tout droit sorti de l’imagination sans limite du ministre de l’EN et de son conseil « des sages ». Et comme il en en a pris l’habitude, c’est aux médias que Blanquer en réserve la primeur, manifestant par là le peu de cas qu’il fait des destinataires, établissements et enseignants. Même si l’on sait bien que, pour lui, le destinataire est d’abord l’opinion publique ou plus précisément sa réduction, le sondage (...)

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Blanquer an 1 : gesticuler, surveiller, restaurer

Dresser le bilan d’une année Blanquer impose de se livrer à un tri préalable dans la communication frénétique qui semble être devenue l’activité première de l’EN et peut-être sa raison d’être. Nombre de mesures annoncées – qu’il est difficile de qualifier de « réformes » - tiennent davantage du gadget, de la volonté de saturer le terrain médiatique, domaine où Blanquer est effectivement un maître incontesté. Dans cette catégorie, on rangera, en vrac, la rentrée en musique, les Fables de La Fontaine distribuées (...)

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« Détrousseurs de cadavres et imposteurs » :...

« Détrousseurs de cadavres et imposteurs » : l’expression, utilisée par Dalton Trumbo pour désigner ceux qui exploitent à des fins personnelles les millions de victimes de la Première guerre mondiale (1), s’applique incontestablement à l’instrumentalisation de la mort d’un gendarme en service non commandé – il n’a pas obéi aux ordres – dans un attentat terroriste. Médias hystériques, politiciens déchaînés, de Mélenchon à Le Pen, tous communiant sans vergogne dans une émotion de façade dont les ressorts (...)

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Mars 68 : le jour où l’école a failli changer

Le 15 mars 1968, s’ouvrait à Amiens, à l’initiative d’un certain nombre de professionnels de l’ éducation, un colloque - « pour une école nouvelle » - dont le souvenir est resté très vif dans les mémoires, non pas tant pour les résultats immédiats – très minces en réalité – que par le sentiment, 50 ans plus tard, d’une occasion manquée. Quelques semaines avant les événements de mai, quelque chose était réellement possible mais n’est jamais advenu.
Enthousiasmée par ce qu’elle appelle « le foisonnement des années (...)

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Les députés et le service national : l’école en première ligne

Pressée par les circonstances, la commission de la Défense à l’Assemblée nationale a dévoilé son rapport sur le service national universel (SNU), un rapport dont les grandes lignes étaient en réalité connues depuis plusieurs semaines. Au cours de la séance, les parlementaires ont beaucoup parlé endoctrinement, encadrement militaire, enfermement.
S’écartant sensiblement du projet initialement prévu – mais finalement repris par Macron – d’un enfermement d’une durée limitée pour les 18-21 ans, les (...)

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Service national Macron : une France qui a peur de sa jeunesse

Avec l’annonce d’un service obligatoire de 3 à 6 mois, quelque part entre les Chantiers de jeunesse et la caserne de grand-papa, entre une fixation irrationnelle sur la conscription et une méfiance bien réelle pour la jeunesse, la France de Macron fait un grand bond en arrière et surtout montre un sinistre visage.
Peut-on, en France, imaginer une citoyenneté qui ne s’incarnerait pas à travers les images, répandues ces derniers jours avec une complaisance malsaine, de militaires marchant au pas ou (...)

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Saint-Cyr et la Sorbonne, école et armée : des "valeurs" partagées

Si un colloque vaut autant par la liste des intervenants que par sa thématique, il faut convenir que celui qui se tiendra à la Sorbonne le 23 mars 2018, organisé conjointement par l’Université Paris-Sorbonne et par la Saint-Cyrienne (l’association des élèves et anciens élèves de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr), retient l’attention. « Société civile et communauté militaire : défendre ensemble les valeurs de la France » : au regard du « casting toxique » mobilisé sur le sujet, « la société civile » - (...)

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Souad Ayada : du bon usage des programmes et des manuels scolaires

Manifestement, le ministre de l’EN n’a plus de souci à se faire du côté du CSP (le Conseil Supérieur des Programmes), après la nomination à sa tête de Souad Ayada, ex doyenne de l’inspection générale de philosophie. Au cours de son audition (le 24/01) devant la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, cette dernière a eu l’occasion de reprendre à son compte les thèmes favoris du meilleur ministre de l’Education que la France ait connu.
En charge des futurs programmes des lycées mais (...)

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National ou civique ou militaire : en arrière-plan du service obligatoire, la militarisation des élèves

Un service militaire obligatoire et universel d’un mois ? Au départ, un projet ubuesque et totalitaire, totalitaire dans son principe, ubuesque dans ses modalités pratiques. En cours de route, le projet Macron de rétablir le service militaire, depuis quelques mois aux mains de l’Assemblée nationale, contraint par des réalités budgétaires, vise toujours le même objectif.
Dans sa première version, pendant la campagne électorale, le principe retenu était celui d’un encasernement général de 600 000 jeunes (...)

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