jeudi, 25 avril 2019|

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Questions de classe(s)

"Oui M’sieur l’inspecteur, je sais tout ça par coeur" - Le système éducatif peut-il se passer d’inspecteurs ?

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Ah ! L’inspecteur ! Quel enseignant n’a pas eu un petit creux au ventre à l’annonce de l’arrivée du personnage ? Branle-bas de combat dans toute l’école ! Rectification urgente de moult détails. L’emploi du temps est-il affiché ? Les derniers cahiers sont-ils bien corrigés ? Vite, rangeons le bordel créé par la création de marionnettes la veille ! Qu’est-ce qu’il va falloir que je dissimule ? Qu’est-ce que je vais faire, bien dans le programme, qui va lui en jeter plein la vue ? Notre personnage a d’ailleurs été le héros de bien belles pages de littérature. On a fait des florilèges des réponses au bac, on pourrait en faire d’aussi comiques ou de bien plus tristes des rapports d’inspection.

Entre collègues, il se prodigue des tas de conseils suivant la « bête » qui va débarquer dans le jeu de quilles. Le plus courant est celui-ci : « Fais, ce jour, ce qu’il attend, une fois passé, tu seras tranquille pour quatre ou cinq ans ! ». Les collègues et amis dont les pratiques sont notablement différentes, donc possiblement très troublantes, se trouvent devant ce dilemme : je triche ou j’assume ? Tricher dans leur cas n’est pas facile, assumer c’est souvent s’exposer à un matraquage, à une mise sous surveillance, voire sous tutelle, à l’épreuve de force s’ils ne se soumettent pas.

Certes, je caricature, amis inspecteurs différents ne vous offusquez pas. Il n’empêche que c’est toujours l’ambiance générale que vous provoquez. Suivant le bord pédagogique dans lequel l’enseignant est situé et les convictions pédagogiques de celui qui inspecte (ce peut être aussi son bord politique), c’est la chance de « tomber » sur un bon inspecteur ou de bons inspectés !

Le terme « inspection » est en lui-même inducteur de comportements. Inspecteur de police, inspecteur des douanes, inspecteur des impôts, inspection de la tenue ou du cartable avant de partir à l’école, inspection de la bagnole avant de partir en voyage… Qu’est-ce qui n’est pas conforme ? Qu’est-ce qui n’est pas normal ? L’inspection devant se traduire par une mise en conformité, une injonction au retour à la normal, un rapport, un jugement sur l’inspecté (rapport, sanction, note…). Surveillance !

Les pouvoirs d’un inspecteur de l’Education nationale sont pourtant relatifs, d’autant plus relatifs que la conformité est à géométrie variable suivant ce qu’elle est décrétée par sa propre hiérarchie, les ministres et leurs réformes. Ils sont surtout psychologiques. Il faut bien établir un rapport autre que seulement hiérarchique entre celui qui inspecte et celui qui est inspecté pour que le premier puisse être reconnu par le second, pour qu’il puisse avoir une emprise. Dans l’industrie, le contremaître peut se prévaloir de compétences acquises pendant une longue expérience avec ses pairs, si son autorité est acceptée, elle tient à cela, c’est l’autorité d’un pair (en idéalisant ! Quand il n’est pas que la courroie de transmission et le garde-chiourme de sa direction). Il n’en est pas de même pour nos inspecteurs.

Ceci explique (sans le justifier) que bien souvent c’est la personne de l’inspecté qui est visée et taxée d’incompétence plus que ses pratiques ou sa stratégie qui elles sont objectivables, donc discutables avant d’être contestables. D’où le nombre d’inspectés qui ressortent lessivés, parfois littéralement détruits, de ce qui n’est plus qu’une confrontation d’où ils ne peuvent ressortir gagnants.

Si de façon générale l’ensemble du corps enseignant voudrait bien que les inspecteurs soient autre chose, si beaucoup sont craints parce qu’exécrables, par contre beaucoup de profs leur accordent paradoxalement une fonction : celle de leur protection. De qui ? Des parents ! Vis-à-vis de qui un enseignant est-il responsable de ses actions ? D’une seule personne, son inspecteur. Même exécrable, on peut toujours faire le gros dos, voire tricher, de toute façon il ne vient contrôler que tous les 3 ou 4 ans ! Cela vaut mieux que de devoir assumer cette responsabilité régulièrement face aux premiers intéressés, élèves et leurs parents. L’école dès son origine s’est constituée comme un État dans l’État et s’auto-protège. Rompre ce ghetto symbolisé par l’inspecteur (pourtant simple rouage intermédiaire) et sa toute puissance (réelle ou attribuée) semble ouvrir la porte à tous les désordres. Il y a bien un problème de démocratie quand l’école exclut de ses finalités, de ses stratégies, de ses critiques et même de ses discussions les premiers concernés. Il est vrai que ces premiers concernés, les parents, n’ont pas forcément intégré ce qu’est et ce qu’implique de vivre une démocratie, encore plus une démocratie participative… d’où la nécessité d’un inspecteur devant lequel tout le monde se comporte comme des élèves. Le serpent qui se mord la queue.

Bien sûr il y a eu des inspecteurs qui, comme les praticiens, ont œuvré pour transformer l’école : Barthélémy Profit, Ovide Decroly, Roger Cousinet, Robert Gloton, Roger Ueberschlag, Louis Cros… et bien d’autres plus ou moins humblement.

Bien sûr il y a aujourd’hui des ex-inspecteurs comme Dominique Momiron, Pierre Frackowiak, Jacques Jourdanet, Jean-Pierre Lepri… qui s’élèvent vertement et publiquement contre cette école et en soulignent tous les méfaits. Mais il faut remarquer que s’ils appellent à une refondation de l’inspection, la fonction reste. Bien sûr ils demandent que la fonction soit exercée sur d’autres principes, avec une autre éthique, ils font en somme appel à la vertu de ceux qui l’occupent. « Vertu : Habitus de la volonté, acquis par répétition des actes, et qui habilite l’homme à agir bien ». On sait depuis longtemps que la vertu s’accommode mal avec le pouvoir et ne pèse pas lourd face à l’Institution. On ne peut fonder un système sur la vertu de ceux qui y occupent une place et tiennent à leur place. On ne peut le fonder sur la « bonne » volonté que l’on peut traduire par bienveillance, que ce soit de la hiérarchie ou des enseignants. Des inspecteurs procureurs sous la droite, des inspecteurs paternalistes sous la gauche ?

On se focalise sur les personnes. On souhaite avoir un « bon inspecteur », un « bon prof », si possible charismatique. Ce ne sont pas les personnes qui sont en cause, c’est le système qui induit des comportements de par la place qu’il attribue à chacun. Chacun y fait ce qu’il peut ou ce qu’il croit devoir y faire avec le pouvoir qui lui est donné ou qu’il prend.

Le système éducatif est immuablement tenu par le trépied : programmes, évaluation… et inspecteurs. Je me répète, mais tout se tient. On cherche à aménager isolément chacun des trois éléments sans s’interroger sur leur nécessité. Une école sans programmes (dans leur définition actuelle), sans évaluations et sans inspecteurs est encore inimaginable.

Allez ! Nouvelle question : pourrait-on se passer d’inspecteurs ? Imaginez !(*)

(*) CATORIADIS, « L’Institution imaginaire de la société » - 1975, Seuil

Bernard COLLOT

32 Messages

  • A mon humble avis, ce qui tient le système éducatif bien avant tout ça, c’est l’obligation d’y être soumis... Sans elle, rien de tout ce cirque n’aurait de poids !... Puisque enfin parents et enfants y exerceraient leur libre-arbitre, leurs choix... Exit alors la coercition à tous les étages et bienvenue enfin aux vraies réflexions sur comment bien rendre le service que l’on nous charge d’offrir...

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  • Oui, mais sans inspecteurs les enseignants pourraient faire ce qu’ils veulent ? Autrement dit, n’importe quoi !

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    • Un peu comme les automobilistes et les radars, non ? (répression !!!) N’est-ce pas infantiliser les enseignants que de dire ça ???

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    • Ce peut être exact dans l’état et la conception actuelle du système éducatif. Il faut donc… imaginer !
      Ce ne le serait plus si d’autres liens, d’autres rapports étaient établis entre l’école et son territoire de proximité dont elle devrait être au service des enfants. Ce serait par exemple l’établissement, par tous les concernés et avec les professionnels (salariés de l’Etat), d’un projet éducatif commun qui permette d’aboutir aux finalités définies par la Nation.
      Comme dans les crèches parentales, les professionnels proposeraient alors un projet pédagogique répondant au projet éducatif et pouvant évoluer suivant les effets constatés. L’école deviendrait alors une entreprise éducative, mais pas au sens libéral et capitaliste qui est donné généralement au terme entreprise. Ce n’est plus à l’Etat que les professionnels auraient à rendre des comptes mais à tous les concernés devenant aussi des impliqués. Ce qui établirait un autre concept, celui de la coresponsabilité. Autrement dit, réaliser une réelle communauté éducative avec ses professionnels.

      Je sais : rendre des comptes fait peur ou plutôt ce sont ceux à qui on doit rendre des comptes qui font peur. Sauf si ceux-ci sont impliqués dans l’entreprise, tout le monde ayant alors intérêt à sa réussite. Les critiques ne sont plus alors des jugements mais des éléments à objectiver (parfois à relativiser ou à contextualiser) par la communauté éducative et qui deviennent alors nécessaires pour faire progresser vers la réussite.

      L’Etat n’aurait plus lui qu’à vérifier si les finalités et les principes définis par la Nation (par exemple laïcité) sont respectés.

      Encore faudrait-il que ces finalités et ses principes aient été débattus, définis, puis acceptés par la Nation ! Ce qui n’a encore jamais été fait.
      Le système éducatif aurait alors une autre architecture.

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    • Les enseignants ont une conscience professionnelle et il n’y a pas besoin d’inspecteur pour vouloir faire au mieux. Juste pour les enfants.

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  • Quand on refuse leur soit-disant inspection, la note, on apprend à se passer d’eux. Et ça fonctionne.
    En ce qui concerne la protection face à certains parents inquisiteurs, on pourrait se passer d’eux là aussi. MAIS, comme par leur manque de courage, leur servilité, leur comportement infantilisant les collègues, ils encouragent les parents es plus vindicatifs qui revendiquent du pouvoir dans l’école, seulement du pouvoir. Sans aucun souci de démocratie.
    On arrive à se passer des évaluations et ça marche. Mais chut faut pas le dire.

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  • Il n’empêche que les enseignants ont besoin d’aide, de conseils, de spécialistes, dans l’exercice de leur métier. Non ?

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    • Les mouvements pédagogiques ont montré depuis longtemps que c’est par les échanges, rencontres, mutualisation, visites… entre enseignants, que chacun non seulement progressait mais aussi sécurisait ses actions (1). Il suffirait déjà d’en faire une généralité, incluse dans le métier.

      Mais ce qu’a surtout besoin un enseignant (ou une équipe d’enseignants) c’est d’un regard extérieur. Un regard qui puisse rendre une photographie particulière de ce qu’il ne voit pas, ne peut voir, le nez sur son guidon. Ce que le monde de l’entreprise appelle un audit. La photographie rendue doit être utile. Elle dépendra de la grille d’observation utilisée. Lorsque parfois je l’ai fait à la demande d’amis, j’utilisais pour ma part la grille de la communication et celle de la structure. Ceux qui utilisaient l’analyse institutionnelle (2) rendaient d’autres images, toutes aussi utiles. Il n’y a plus alors de jugements, de « bien » ou de « mal ». Mais ce n’est plus un « inspecteur » qui peut le faire !

      Je le dis souvent et depuis longtemps : tirez sur un bout du peloton de ficelle… et tout le reste vient ! Tirons sur le bout de ficelle « inspecteur » ! Pour voir !

      (1) Autrefois dans le mouvement Freinet, très régulièrement un instit faisait revenir ses élèves le jeudi matin (et ils y revenaient avec plaisir ce qui est déjà étonnant), faisait classe devant ses collègues, et l’après-midi tout le monde analysait ce qui avait été observé.
      (2) Analyse institutionnelle, R. Hess, Michel Authier, Puf.

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    • 2 niveaux de réponse :
      - Pour l’aide, l’entraide, les listes de discussion sur internet font très bien l’affaire, elles le font même mieux que l’entretien en présence physique, car l’anonymat permet une bien plus grande sincérité dans le récit des doutes et interrogations, et comme il n’y a aucune sanction à craindre (sauf peut-être une légère ironie ...), on peut librement approfondir les discussions.

      - En principe les fonctionnaires du cadre A ont reçu une formation leur permettant d’approfondir leur réflexion et leur culture **librement**, notamment pendant l’un des deux mois de vacances. Cette formation et les privilèges (oui oui) du cadre A de la Fonction Publique, et la protection que l’Etat doit à ses fonctionnaires, leur permet d’exercer et faire cours devant n’importe qui : parents, inspecteurs, pourvu qu’ils respectent le cadre de la classe : pendant le cours ils se taisent, par respect des élèves, mais peuvent poser des questions après.
      Et après, comme ils sont adultes, ils assument les réponses ...
      Il m’est arrivé de le proposer à des parents d’élèves qui contestaient un cours et des notes ; j’ai répondu oralement devant la classe entière sans citer les noms, exactement dans les termes du paragraphe précédent, le proviseur étant averti aussi. Je n’ai plus jamais eu de nouvelles.
      Ceci, c’était quand existait encore la fonction publique.
      Cela demande d’avoir une bonne formation initiale, et la tête solide.
      Mais c’est possible.

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  • Pour ma part,je ne connais pas encore "l’inspection", mais ayant passé l’oral du CRPE cette année, je sais que ce que l’on apprend (inspecteur-ami, notre miroir, notre conseillé, notre aide....) est loin d’être la réalité. Comment le croire quand un IEN jury d’oral nous lapide de questions et veut absolument qu’on ânonne dans son sens alors qu’en tout état de conscience, non, j’ai refusé d’être un bon petit soldat de l’état. Les 2 autres jurés présent n’ayant pas eu droit de parole, je me suis retrouvé avec 2/20 alors que la séquence, elle, était bonne ! Tant pis (ou tant mieux ?), cela me vaut de n’être que sur la liste complémentaire.
    Qu’à cela ne tienne, je préfère nettement être en première ligne devant les parents et les élèves, ce seront eux le miroir de mes résultats. Je pars donc dans la belle aventure de l’école indépendante, avec un tuteur, un "vrai", et le cœur léger !

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  • et si on travaillait avec les inspecteurs plutôt que contre ... on fait partie de la même équipe non ?

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    • Depuis quand un inspecteur fait-il partie de l’équipe d’une école ?
      Depuis quand travaillent-ils avec les enseignants ? de façon pratique au quotidien ?
      La plupart ne connaissent rien de la classe, ils jugent en bons technocrates, en s’appuyant sur des statistiques, des évaluations, des rapports. Rien de réel, de vivant.
      Les conseillers pédagogiques sont en tain de devenir des inspecteurs bis, chargés d’aider à remplir les enquêtes, à faire de beaux rapports. Mais aider en classe, pas le temps.

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  • ou alors qu’ils travaillent avec nous et pas contre nous

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  • Hé oui.... Ce qui m’énerve le plus ce sont les inspecteurs qui n’ont peu ou pas eu de classes ! Et qui nous disent comment il faut faire... Où le vieux copain de promo que tu retrouves comme IEN et que tu sais ce que vaut sa réflexion pédagogique.... Enfin bref ! Petite annecdote J’ai été inspecté cette année, et mon IEN a vu trainer des fossiles sur les tables des élèves, vers le coin sciences....
    "Monsieur, vous comptez en parler en classe des fossiles ?
    Heu oui M’dame !
    Monsieur ce n’est pas au programme !
    Mais Madame....Je ne vais pas dire aux élèves vous rapportez ça chez vous parce que ce n’est pas au programme etc.... Le ton monte...
    Je vais vous dire moi ce qui est au programme : le volcanisme, la prévention des séismes ! Il est vrai que là où j’habite nous sommes très concernés par des alertes aux tsunamis, aux séismes de magnitude 6 ou 7 etc... Voilà.. Que dire après ça ? Bon ils ne sont pas tous comme ça heureusement mais quand même ça interroge sur leurs représentations qu’ils ont de "la classe parfaite", sur l’Institution et sur leur rapport à leurs "subordonnés". Je me suis senti mis plus bas que terre, méprisé. Donc j’ai agi de la même façon avec elle, lui montrant que finalement elle ne connaissait pas grand chose à la classe muli-âge. Ce moment n’est absolument pas formateur, je n’ai rien appris de son entretien, j’ai même pensé à lui faire une fiche d’évaluation de sa prestation avec divers points. Ils pourraient mettre un peu plus de respect dans leur approche de l’entretien formatif. Bon ils ne sont pas tous comme ça......... J’espère !

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  • Je travaille dans un RASED et depuis 4 ans nous n’avons pas vu notre inspecteur dans une réunion de travail. Cette année il nous a rencontré une fois parceque les inspecteurs généraux venaient chez nous faire leur enquête sur les RASED.
    Nous travaillons plutôt bien et son absence ne nous a pas posé de problème jusqu’à cette année.
    Nous savons qu’il est parfaitement inutile pour améliorer notre travail par contre l’absence de cadrage nous ennuie par moments dans la mesure où les collègues ne sont pas toujours prêtes à accepter de prendre des décisions en équipe en dehors de la hiérarchie !
    Je constate que si son poste était supprimé, cela obligerait chacun à prendre ses responsabilités, à réfléchir ensemble aux situations pour rechercher des réponses collectives.

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  • Les inspecteurs pourraient être remplacés par :

    - des gestionnaires (administratif/ gestion des remplaçants, relai du ministère dans l’explication des réformes...)
    - des conseils de prof volontaire pour faire de la médiation en cas de souci dans une école. (présence d’une psy souhaitée) bénéficiant de jours de décharge et formation à la non violence et à la médiation. Peut être sollicité par des enseignants, des parents, une municipalité.
    - une commission parent d’élève/ prof/syndicat/gestionnaire/personne de la CHSCT 8 personnes tirées au sort avec possibilité de désistement pour raison perso mise en place pour 3 ans, 1/3 renouvelé tous les ans. la commission pourrait se déplacer par 3 pour une première prise de contact. Par zone géographique. Commission qui aurait le pouvoir de déplacer, créer un poste spécial pour une personne pour un an, licencier. Les décisions peuvent être revus en appel avec une autre commission. Les personnes bénéficieraient de jour de décharge (y compris les parents dans leur propre travail) pour réfléchir sur des cas, bénéficier d’une formation en droit...
    - des conseillers pédagogiques. (max 3 ans sans classe, aide dans les classes, aide aux projets, sollicité par les enseignants pour les appuyer sur des projets précis : marché des connaissance inter école, rencontre USEP...)
    - des maitres formateurs agissant en formation initiale, continue et dans les classes.
    - cinq visites annuels dans chaque classe par des pairs, conseillers péda, maitres formateurs. Avec un cadre d’échange d’égal à égal, avec questions sur la pratique, proposition de pistes (uniquement si demandé par l’enseignant), réflexion sur son propre enseignement (par l’observateur)...
    - 8 journées de décharges par an pour visiter des classes et échanger avec des collègues.
    - un guide expliquant aux familles les réunions auxquels ils ont le droit d’assister et les modalités et contenus de ce que doivent couvrir ses réunions ainsi que les finalités de l’école et des exemples de compétences par cycle.
    - médecine scolaire présente pour signaler les instits en détresse, dépression...et les accompagner.
    - liste mail par groupe de pair sur une zone géographique (pas sur que cela fonctionne si c’est imposé) ou liste mail par matière d’enseignement, par thème...
    - des responsabilités assumées par les écoles : direction ou mieux direction collégiale.

    Les principales craintes liées à la disparition des inspecteurs :(contrôleur que le fonctionnaire fait son travail)
    - les enseignants non contrôlés ne feront plus rien → les enseignants qui ne font pas grand chose n’ont pas attendu la fin des inspections pour en faire le moins possible. (les inspections sont rares et prévues à l’avance) → les heures d’APC pourraient être présenter en conseil d’école.
    - les enseignants ne respecteront plus les programmes et feront ce qu’ils veulent. Du créationnisme par exemple ! (les parents pourront saisir la commission prof/syndicat/gestionnaire qui pourra alors rendre visite à l’instit et échanger sur son travail. La commission peut alors décidé de mettre en place une aide pédagogique, du tutorat via les conseillers péda, groupes de pair... s’il n’y a pas d’amélioration la commission peut décider de déplacer ou licencier l’instit. Les 5 observateurs venus chaque année pourront aussi être à la source d’un signalement à la commission en cas de pratique hors la loi (violence, humiliation, racisme...) même si ce n’est pas leur rôle premier. le seul motif qui pourrait leur permettre de saisir la commission serait : élèves en danger !

    Il ne reste que les inaugurations, les discours, les costumes cravates, comment les remplacer ? J’ai ma petite idée...

    CONCLUSION : la suppression des IEN devrait être une de nos premières revendications !

    Le risque serait que les parents suspectent les enseignants et fassent trop souvent appel à la commission pour peu de chose. Cela s’estompera avec le temps et une fois les vrais incompétents licenciés. L’important, c’est l’intérêt des enfants avant tout.

    Je ne suis pas pour un pouvoir décisionnaire des parents pour le recrutement ou licenciement des instits comme ça existe par ailleurs dans le privé. (pression trop grande sur les enseignants et souvent contre productives)

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  • Une chose m’intrigue à propos des "ex-inspecteurs" cités dans le billet. J’ai lu des articles de Pierre Frackowiak, je l’ai même entendu dans une conférence. Il ne fait jamais allusion à ce qu’il faisait... quand il était inspecteur.
    Etait-il (et les autres aussi) différent ? Quelle était sa pratique ? Disait-il déjà ce qu’il dit maintenant ?
    Quelqu’un peut-il m’éclairer ?

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    • Un inspecteur est, plus ou moins, un équivalent de contremaître : une personne sans réelle marge de manœuvre qui doit faire appliquer les directives de l’échelon du dessus. En tant que notre supérieur hiérarchique (je suis prof des écoles, instituteur), un IEN (inspecteur de l’éducation nationale) peut nous imposer (les années d’inspection) de remplir un tas de paperasses inutiles mais très chronophages, ainsi que ses marottes. Ce qui fait qu’il semble qu’on puisse parler d’un système féodal : en changeant d’inspecteur, on change de marottes. Par exemple, depuis le dernier inspecteur, avant une inspection, on révise pour s’assurer d’être bien dans la ligne de la directive 27B-6 ;-)
      Et le plus marrant, c’est que parfois l’IEN n’est pas d’accord, mais il fait "semblant de rien"... Bref, IEN, ça ne doit pas être un métier facile !

      Généralement, l’arrivée d’un inspecteur dans une école est vécue comme une "inspection militaire" : tout le monde doit être au garde à vous et dire "Oui, Monsieur l’inspecteur" (je vous conseille de (re)lire Surveiller et Punir de Michel Foucault...).
      Il y a très peu de dialogue honnête avec la hiérarchie qui préside à la vitesse d’évolution de nos salaires... Nous, on est des "fonctionnaires obéissants" est on doit montrer qu’on applique les directives qui changent à des vitesses amusantes.
      Il est étonnant, par exemple, que les programmes changent avec une telle régularité : je n’ai pas remarqué que la recherche ait fait tant de progrès, sur les apprentissages du primaire. En fonction des marottes du ministre du moment, notre inspecteur, va nous les transmettre de façon impératives. Les initiatives dans les écoles se font discrètes (on ne veut pas avoir à remplir de nouveaux papiers). Ce mode d’organisation génère une déperdition d’informations et d’expériences hallucinante.

      L’école est un "écosystème" générateur de beaucoup de stress pour tous ses acteurs (élèves, parents, enseignants, etc.). Il me semble que le modèle finlandais montre de nombreuses pistes plus ou moins exploitables localement, mais pour ça, il va falloir que nos ministres comprennent qu’une réforme ne se fait pas en trois mois sur un coin de table entre potes du même milieu, mais prend 10 ans(?), se met en place lentement après des séries de discussions avec tous les acteurs. Une vrai réforme demande un sérieux redéploiement du personnel : le taux d’encadrement est encore trop faible devant les élèves. La cohorte de "spécialistes"que nous subissons devrait officier devant les élèves dans les écoles : ils pourraient mettre en place et parler de leurs brillantes idées devant les collègues au quotidien.

      Un partage des ressources sur le mode "tant d’élèves, tant de budget" avec des coefficients correctifs selon les situations locales, à définir (par exemple, le nombre d’élèves non francophones , pour financer des enseignants sérieusement formés (et non le replâtrage habituel) qui leur apprennent la langue).

      La question de la formation continue est chez nous un réel problème. On est obligés d’aller voir des conférence données (vendues ?) par des éditeurs, surnommées "réunions tupperware" puisque leurs buts étaient de nous faire acheter une extraordinaire méthode (série de livres pour la classe) "ouachement" bien. Si le sujet était intéressant, il n’y aura rien de plus, c’est très frustrant. Mais c’est plutôt de la redite, en général. Si on veut suivre une formation sérieuse, même sur notre temps de vacances, il faut se démerder pour la financer. Par exemple, les formations courtes au CNAM coûtent plus d’un mois de salaire. Dans le privé c’est financé par l’entreprise, mais pas chez nous. Personnellement, j’ai fais une croix dessus et j’avance lentement en me documentant tout seul (pour que le réseau de classe de 13 postes sous Debian GNU/Linux (entre autre, NAT, partage NFS, etc.) se développe pour toute l’école)... Résultat, ça prend un temps fou (2 ans pour la classe, en comptant la mendicité qui m’a permis de nous équiper en matériel. Et 2 à 4 ans de plus pour l’école : on est pas aidé, ça pourrait être opérationnel en 3 mois).

      Anecdote amusante, je ne sais plus quel ministre a signé un décret pour déclarer les instituteurs compétent pour enseigner l’anglais, sans prévoir la moindre formation (3h de "réunion tupperware" comme d’habitude), en feignant d’ignorer que le niveau d’anglais de nombreux collègues était encore pire que le mien :)

      Notre dernier ministre (j’ai autant de griefs pour les précédents) à parlé de refondation. Pour l’instant, je n’ai vu que de nouvelles marottes, mais rien de bien sérieux... Comme d’habitude, un connard va se pavaner devant les médias sans que rien de sérieux ne soit mis en place autrement que sur le mode du démerde toit, maintenant c’est comme ça : 5 ans après la mise en place du brevet informatique, on recevait des ordinateurs dans les écoles... Je ne détaille pas le fonctionnement erratique du bidule qui m’a poussé à me faire mon réseau perso en classe...

      Une école où tout le monde réussit est tout à fait possible à mettre en place : on voit bien chaque année ce qu’on n’arrive pas à résoudre et on a des idées pour y répondre, mais on doit se démerder avec ce qu’on a : un salle, un enseignant, une classe de 25 élèves (si on supprime les ZEP nous passerons à 30 élèves et là, ça deviendra du "marche ou crève" par manque de temps pour s’occuper des élèves qui ont plus de mal à suivre)...

      Pour y arriver à un résultat intelligent, il va falloir, entre autre, que nos ministres de l’éduc. nat. rangent un peu leurs égos et acceptent une discussion qui sorte un peu des poncifs habituels, comme "les parents irresponsables", les enseignants sont des gros fainéants", "il n’y a plus de respect, d’autorité, de sens, de tralalas..."
      En 15 ans d’enseignement, je n’ai pas vu cela... Il est temps effectivement, de sortir de la culpabilisation des parents de la part des enseignants (par exemple, les mômes sont évalués dès 3 ans avec un livret (militaire ?) alors que tout le monde sait qu’à cet âge, on évolue par "seuil" et non de façon linéaire). Il va aussi falloir réfléchir sur le soupçon de manque de sérieux des enseignants : en 15 ans de pratique, sur plein d’écoles (j’ai été longtemps remplaçant pour des raisons financières, on était mieux payés et en Île de France, les loyers sont chers) j’ai croisé essentiellement des gens motivés et qui travaillaient sérieusement. Quelques boulets, certes, mais ultra-minoritaires... (2 ou 3 en 10 ans)

      Bref, la reconstruction d’une école plus efficace, moins inégalitaire et génératrice de stress (...) va devoir passer par un travail législatif sérieux et à long terme et il va falloir que notre hiérarchie noblière ("oui Monsieur") accepte d’écouter la plèbe...

      Je trouve que l’école française est extrêmement formaliste parfois (souvent, tout le temps ?) au détriment des questions de fond. Pour arriver à une école qui réponde sérieusement à sa tâche de formation dans une ambiance plus décontractée (à 15 ans, les finlandais aiment leur école et pas les français), il va falloir arriver à réfléchir hors du temps médiatique et construire sur le long terme.

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  • Les inspecteurs, y en a des biens quand même !!! Peut être plus dans l’ASH !!! Probablement qu’ils ont un regard plus indulgent et qu’ils prennent soins des enseignants qu’ils veulent travailler avec des élèves en difficultés (ou quelquefois que l’école a mis en difficulté !) et du coup pour ma part j’ai vraiment eu des échanges très intéressants même si lors de certaines questions j’avais l’impression de jouer à un Jéopardy inversé.

    Après as-t-on réellement besoin d’inspecteurs ? Je ne le pense pas et partage l’avis de Kevin.
    On a surtout besoin de temps pour s’interroger sur notre pratique, la réfléchir. Et aussi d’avoir un regard extérieur bienveillant qui nous permet de remarquer certains phénomènes dans la classe qui nous échappent, notamment à cause de l’habitude d’être dans la classe.

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  • La venue d’un inspecteur dans une école est subie comme extrêmement infantilisante.

    Les inspecteurs ont, dans mon cas, été généralement bienveillants, voire sympathiques. Il n’en demeure pas moins qu’avoir quelqu’un en fond de classe qui vous observe en prenant des notes est une situation qui ne facilite pas la possibilité d’être "naturel". C’est un exercice guindé sans aucun intérêt et qui ne me semble pas apporter grand chose à nos pratiques. La relation à une autorité bloque la possibilité d’un dialogue réellement fécond, au delà de quelques conseils donnés, de plus ou moins bonne qualité.

    La question n’est pas celle de l’empathie potentielle de l’inspecteur, mais celle du protocole de cette rencontre qui tue dans l’œuf toute possibilité de discussion honnête. Lorsqu’on parle de ce qu’on fait avec des collègues, on leur présente les choses honnêtement, sans rien masquer et eux aussi. On peut ne pas être d’accord... Cela peut donner lieux à des débats plus ou moins féconds, alors qu’avec un inspecteur, ça se termine inexorablement par un "oui Monsieur l’inspecteur" ou l’un de ses synonymes, même si on n’est pas d’accord. On ne va pas remettre en cause notre salaire :) J’ai passé l’âge de partir tout seul la poitrine en avant :) Le salaire au mérite encourage plus la veulerie que l’innovation. "Vous êtes le phénix des hôtes de la pédagogo, sans mentir, si votre plumage"... Et j’en passe.

    J’ai oublié de décrire la vision des élèves sur la venue d’un inspecteur dans une école primaire : il fait peur à certains élèves, sans que je comprenne pourquoi. La veille de l’inspection, je leur avais dit qu’un inspecteur venait voir comment "on travaillait" (laissant, certes planer un doute sur qui était réellement observé, moi, eux ou nous ? Mais je ne sais pas vraiment non plus...). Comme à chaque inspection, tout le monde voulait tellement bien faire qu’il ne se passait plus rien dans la classe. J’avais l’impression d’officier froidement à la morgue... Globalement, plus un inspecteur participe aux activités et se fait "oublier", plus il aura une vision riche et honnête de la vie d’une classe.

    Bref, l’inspection est un exercice de style qui prend beaucoup de temps pour pas grand chose. Qu’elle se passe bien ou mal, elle n’est en aucun cas une aide malgré, parfois des conseils intéressants. L’infantilisation inhérente à cette façon de fonctionner empêche d’impulser des améliorations sur le long terme.

    PS : J’ai oublié au moins une fôte d’aurtograffe sur ce que j’ai écrit avant, mais je n’ai pas trouvé de possibilité de la corriger... J’espère ne pas en avoir fait ci-dessus, mais j’ai la flemme derelire... Ah ! Ces fainéants de fonctionnaires !!

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  • On peut discuter de la nécessité d’un "regard extérieur" sur notre travail, mais le problème de l’IEN c’est qu’il cumule un boulot de gestion du personnel et un travail d’animation pédagogique. Quand c’est quelqu’un de respectueux ça passe, mais quand c’est un carriériste ça craint.
    Je pencherais pour un système de certification pédagogique confié à des intervenants indépendants, libérés des pressions de la hiérarchie. Ça permettrait aux collègues de cadrer leur pratique sans être à la merci d’un malade de l’évaluation et des compétences.

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  • Pour ma part je refuse l’inspection depuis plusieurs années
    Je suis militante à Sud Éducation , le seul syndicat qui vous informe sur le refus de l’inspection
    Pourquoi aurait-on besoin des inspecteurs ?
    Pourquoi aurait on besoin d’êtres asservi-e-s pour faire correctement son travail ?

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  • Les inspecteurs doivent d’abord se passer de leur autorité pédagogique. Je préfère qu’ils soient des accompagnateurs que des inspecteurs qui cherchent à trouver la moindre erreur pour sanctionner l’enseignant.

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    • Mon témoignage courts peuvent être d’une grande aide ENVERS VOUS OU UN VOISIN. S’il vous plaît prendre le temps de lire ....

      Je n’ai jamais cru à Internet lanceurs de sorts ou spiritualiste que j’ai rencontré le Dr Wise Solo. En fait, je vais continuer à donner mes remerciements et mon témoignage pour le monde entier. Mon nom est Adina Giva, S’il vous plaît ne me jugez pas, mais je cherche seulement à partager le bon travail Dr Solo Wise a fait pour moi. Je lui en suis reconnaissant, car j’allais presque fou quand mon mari m’a quitté et les enfants sans aucune raison. Nous utilisons pour vivre heureux jusqu’à ce que son attitude envers nous commence à changer. Je l’ai supplié de me ce qui s’est passé et la raison de son changement soudain dire, mais il ne garde rien dire et il m’a toujours dire que tout allait bien. Mais cette attitude de mon mari a continué et il a été mal mes enfants et je. J’étais tellement confus et je ne savais pas quoi faire. Un jour, il a quitté la maison et ne revint jamais. Ohh c’était pire et j’ai presque devenu fou. J’ai eu beaucoup de lanceurs de sorts de l’internet, mais tout ce qu’ils pouvaient faire était de prendre mon argent sans résultat. Je suis devenu marre et ressenti comme tuer moi-même mais j’ai dû STY vie pour le bien de notre enfant.
      Un week-end que je passais par internet j’ai vu différents témoignages de la façon dont un homme en particulier a aidé des personnes différentes. J’avais peur de lui donner un essai à cause de mon expérience avec ces roulettes dits de sorts. Mais la dernière fois, j’ai décidé de donner à cet homme un procès sur son Email : drsolowisetemple chez gmail.com Ohhh et il n’a fallu que 72 ​​heures, 3 jours pour ce grand homme Dr Wise Solo pour obtenir mon mari. Il m’a dit que mon mari était sous le charme d’une autre femme, mais il a été en mesure de m’aider à briser le sort et a mon mari à la maison. Ohh vous pouvez imaginer la joie et le bonheur en moi, c’est pourquoi je vais continuer à parler des bonnes œuvres de ce grand homme. Et cela n’a jamais pris de l’argent de m’accepter peu d’argent pour certains articles dont il insisté pour que je dois être le seul à fournir l’argent pour cela, de sorte que son sacrifice pourrait fonctionner pour moi. Maintenant mon mari m’aime plus que jamais et je me suis encouragée dans mon lieu de travail. Tout va juste bien et parfait pour ma famille.
      Je ne pourrai jamais cesser de répandre ces bonnes nouvelles, car il pourrait aussi être utile à vous ou à une personne près de vous. Dr Wise Solo est Dieu envoyé. Il m’a dit qu’il ne peut résoudre tout type de problèmes, y compris :

      (1) Si vous voulez que votre dos ex.
      (2) si vous avez toujours des mauvais rêves.
      (3) Vous voulez être promu dans votre bureau.
      (4) Vous voulez femmes / hommes à courir après vous.
      (5) Si vous voulez un enfant.
      (6) Vous voulez être riche.
      (7) Vous souhaitez organiser votre mari / femme soit
      toi pour toujours.
      (8) Si vous avez besoin d’aide financière.
      (9) Les soins à base de plantes
      (10) Si vous n’êtes pas en mesure de satisfaire votre femme
      le désir sexuel en raison
      à faible érection.
      (11) si votre menstruation refusent de venir
      le jour où il
      supposer ou sur les flux.
      (12) si vous avez refusé de payer, les gens vous fait ?.
      (13) résoudre un problème de la terre et de le récupérer.
      (14) Avez-vous votre famille Denny de votre
      droit ?
      (15) veulent que les gens obéissent à vos mots et faire mon
      souhaiter.
      (16) Avez-vous une faible numération des spermatozoïdes ?
      (17) malchances
      (18) CURE HIV
      Donnez ce grand homme un procès aujourd’hui et vous serez heureux vous avez fait. drsolowisetemple chez gmail.com

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  • En réponse à votre article, je trouve normal d’être "inspecté". D’ailleurs, à ce terme, je préfèrerai observé.
    Et que nous ayons un avis en retour de la personne qu’on nomme inspecteur, c’est aussi normal. Les problèmes ne viennent pas de là.
    Je définis au moins trois axes qui pervertissent le mécanisme d’inspection :

    1) Il n’y a pas de règle qui définisse clairement les tâches auxquelles un professeur doit souscrire dans le cadre de son travail. Ces obligations devraient être simplement identifiables pour que le professeur puisse savoir s’il les suit ou pas et donc ainsi pouvoir apporter la preuve lors de l’inspection qu’il a parfaitement accompli son job. Ou, s’il y a des textes, ils sont tellement nombreux, flous et sans limite qu’il est impossible dans le temps de travail pour lequel nous sommes payés de les suivre tous (je pense au rôle du Directeur, notamment). Ce qui fait que nous sentons bien que nous pouvons toujours être pris en défaut sur un point !

    2) Le système hiérarchique emprisonne aussi l’inspecteur qui n’est pas libre de sa parole, ni de ses jugements. Il n’est bien souvent qu’une courroie de transmission. Il est aussi bien formaté par l’école des inspecteurs pour jouer un rôle de petit chef. Ce qui fait qu’au lieu d’avoir un boss sur lequel on puisse compter en cas de coup dur, on a l’impression de travailler avec un cerbère qu’il ne faut surtout pas réveiller !

    3) Les inspecteurs n’ont pas l’évaluation des inspectés en retour, ce qui est absolument aberrant dans une entreprise moderne ! Combien de fois ai-je entendu dire : un tel m’a fait des remarques sur ma tenue, sur le cadre matériel de la classe, sur ma façon de vivre... Combien de fois ai-je vu des inspecteurs contredire d’autres inspecteurs dans des domaines pédagogiques pourtant d’importance tels que écriture, lecture ou calcul. Cela révèle une interprétation personnelle des textes qui est souvent érigée en dogme par certains inspecteurs imbus de leur "haute mission". Ce qui est critiquable n’est pas ce regard personnel, mais le fait qu’il soit érigé en vérité absolue. Et ce qui est encore plus critiquable est que cette attitude dogmatique se retrouve en inspection ! On a l’impression que les arguments des inspecteurs servent à justifier une situation au lieu qu’ils découlent d’une véritable démarche scientifique. L’éthique du rôle d’inspecteur est à réformer et y inclure le jugement des professeurs en retour permettrait de repérer ceux qui dérivent !

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  • Enseignant en Université et IUFM, j’ai vécu indirectement l’inspection lors d’émissions hebdomadaires d’une heure que j’animais.
    1) Pour une émission sur l’accueil en écoles et collèges d’enfants, j’avais eu l’accord de plusieurs enseignants, m’étais rendu dans leurs établissements. Deux enseignants intéressés et intéressantEs ont du au dernier moment décliner sous la pression de l’inspectrice du secteur, un autre était venu mais accompagné de son inspecteur.
    2) Lors d’une émission avec des enseignantes et enseignants en ZEP, j’avais demandé hors antenne si l’inspectrice IEN les soutenait. Réponse "hors antenne" = "elle s’en fout, nous laisse travailler tranquilles" - donc question non posée à l’antenne.
    3) Un professeur en fac. de pharmacie d’Alger avait été suspendu sur plainte collective d’étudiantes (et étudiants solidaires : pressions pour relations !). Je l’avais remplacé à la demande du doyen de Médecine d’Alger. Renommé à la direction de la chaire l’année suivante ! Lors d’un de mes cours en amphi. (200 étudiants), il était venu assister 10 minutes, avec un serviteur lui amenant sa chaise ... ambiance tendue de tout l’amphi. . Juste après son départ, le OUF ! de tout l’amphi. m’a fait plaisir : toutes et tous savaient pourquoi il avait été suspendu, ... J’ai un peu compris l’angoisse des collègues inspectés, un peu !

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  • Quand durant l’entretien qui relève plutôt du monologue ,l’inspectrice vous asséne "moi,je suis agrégée",que doit-on en conclure ?Surtout,que doit-on répondre ?

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  • Bonjour , j’ai 58 ans 38 ans de service et je suis passée ce 01/09/16 au 6e échelon de la hors classe et je finirai au 7e le 01/09/2019. Sur la note de service de l’inspectrice , celle-ci annonce qu’elle va inspecter les personnes qui ont été inspectées en 2012 , C’est mon cas , ma dernière inspection remonte au 12 octobre 2012 , J’étais PE au 11e échelon. Que va m’apporter une inspection maintenant ?
    Merci d’avance pour votre réponse.

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  • En Finlande PAS d’inspecteurs , des parents qui font confiance aux profs, une profession valorisée par un salaire attractif et une forte sélection sur critères académiques....Jamais + de 4h devant élève par jour. 2h de formation par semaine dans leur emploi du temps.

    Des enfants qui en moyenne lisent 17 livres par an en primaire sur leur temps de loisir (hors lectures obligatoires).

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