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Questions de classe(s)

Les droits de l’homme pour tous !

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Le 10 décembre de chaque année – depuis le 10 décembre 1948 où l’Assemblée générale adopta la déclaration universelle des droits de l’homme, suite à la Seconde Guerre mondiale – est la journée des droits de l’homme.

La déclaration universelle des droits de l’homme est un texte fondateur qui doit inspirer les décisions gouvernementales, qu’en sera-t-il ?
Que proposera Emmanuel Macron ce soir ?
Depuis plusieurs semaines, les Français, ceux qui peinent à atteindre le niveau de vie médian (1700 euros par mois) se sentent injustement traités, voire méprisés, car ils voient leur pouvoir d’achat diminuer. Les inégalités de revenus augmentent entre les plus riches et les plus pauvres. Les plus aisés s’enrichissent pendant que les plus modestes s’appauvrissent.
Les dépenses contraintes (les frais de logement, les assurances et services financiers, les dépenses de télécommunications et télévision, les frais de cantine scolaire) dans le revenu des ménages sont passées de 12 % en 1960 à près de 30 % en 2017, selon l’Insee.
Parmi ces dépenses, c’est surtout le logement qui attaque le pouvoir d’achat. Elles ont augmenté de 10 à 23 % par la hausse des loyers, mais aussi de celle de l’électricité, du gaz et autres charges.
Même si ce ne sont pas les plus pauvres qui sont sur les ronds-points ou dans la rue, il me semble important de rendre visibles leurs difficultés « à vivre » pour que tous en prennent conscience et les prennent en compte dans les revendications.
La part du logement (aides déduites) atteindrait 42 % pour les ménages des 10 % les plus pauvres en 2013, contre 18 % en moyenne et 10 % pour les 10 % les plus riches, selon l’Insee.
Le reste « à vivre » est de 80 € par mois pour 10 % des plus pauvres après leurs dépenses contraintes et incontournables contre 1 474 € pour les 10 % des plus riches. Mais pour certains des plus pauvres, il n’est le plus souvent que de quelques euros quand il n’est pas négatif après les remboursements de crédit.
Ainsi les Français en « situation d’extrême pauvreté » sont de fait exclus de leurs droits sociaux pourtant inhérents aux droits de l’homme.
Les droits sociaux sont à la charge de l’État qui doit assurer au citoyen :
- le droit à l’emploi ;
- le droit à la sécurité ;
- le droit au logement ;
- le droit à l’instruction (enseignement gratuit) et à la culture ;
- la protection de la santé ;
- la protection de l’environnement.
Et toutes les personnes en « situation de pauvreté » et les plus ou moins « modestes » qu’en est-il de leurs droits sociaux ?

Le 10 décembre, jour des droits de l’homme, il faut relire la Déclaration universelle des droits de l’homme
Ce que j’ai fait ce matin.

Quelques articles qui résonnent à l’actualité :

Article 1
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Article 9
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Article 11
1. Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d’après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l’acte délictueux a été commis.

Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

Article 22
Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays.

Article 23
1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
4. Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 25
1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

Article 28
Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet

Article 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés

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