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Questions de classe(s)

Gérard Noiriel Une histoire populaire de la France De la guerre de Cent Ans à nos jours

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Après plus de quarante ans d’enquêtes et plus d’une vingtaine d’ouvrages, Gérard Noiriel est aujourd’hui l’un des meilleurs spécialistes de l’histoire du monde ouvrier, de l’immigration et de la question nationale en France. Écrite pour être lue par le plus large public, son Histoire populaire de la France est la synthèse de toute une vie de recherches et d’engagements.

Extraits de l’introduction :

« La démarche historique permet de retracer la genèse des grands problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle, dans cette histoire populaire de la France, j’ai privilégié les questions qui sont au centre de notre actualité, comme les transformations du travail, les migrations, la protection sociale, la crise des partis politiques, le déclin du mouvement ouvrier, la montée des revendications identitaires. Le but étant de mettre cette vaste réflexion à la disposition du plus large public, j’ai adopté la forme du récit en m’efforçant de présenter sous une forme simple des questions parfois très compliquées. »

« Pour moi, le “populaire” ne se confond pas avec les “classes populaires”. L’identité collective des classes populaires a été en partie fabriquée par les dominants et, inversement, les formes de résistance développées au cours du temps par “ceux d’en bas” ont joué un rôle majeur dans les bouleversements de notre histoire commune. Cette perspective m’a conduit à débuter cette histoire de France à la fin du Moyen Âge, c’est-à-dire au moment où l’État monarchique s’est imposé. Appréhendé sous cet angle, le “peuple français” désigne l’ensemble des individus qui ont été liés entre eux parce qu’ils ont été placés sous la dépendance de ce pouvoir souverain, d’abord comme sujets puis comme citoyens. »

« Ce qui permet d’affirmer le caractère « populaire » de l’histoire de France, c’est le lien social, c’est-à-dire les relations qui se sont nouées au cours du temps entre des millions d’individus assujettis à un même État depuis le xve siècle, et grâce auxquelles a pu se construire un « nous » Français. Les classes supérieures et moyennes ont été dans l’obligation de tenir compte des activités, des points de vue, des initiatives, des résistances, propres aux classes populaires, afin de mettre en œuvre des formes de développement autres que celles qu’elles avaient imaginées au départ. Et réciproquement, les représentations du peuple français que les élites ont construites au cours du temps, les politiques qu’elles ont conduites, ont profondément affecté l’identité, les projets, les rêves et les cauchemars des individus appartenant aux classes populaires. »

Table des matières

1. Pourquoi Jeanne d’Arc,malgré tout ?

Nos ancêtres furent des migrants
L’esclavage fut pendant près de mille ans la forme dominante d’exploitation des classes populaires en Europe
La féodalité s’imposa à partir du XIe siècle comme un nouveau mode de domination de l’homme par l’homme
Les seigneurs de l’Île-de-France imposèrent progressivement leur domination sur un vaste territoire qui devint le royaume capétien
La guerre de Cent Ans mit en péril la construction de l’État capétien
La crise transforma les représentations dominantes de la pauvreté
C’est la naissance de l’impôt royal qui fabriqua le peuple français en tant que communauté d’individus assujettis à l’État
L’épopée de Jeanne d’Arc montra ce qui arrive au peuple quand il se porte au secours des puissants

2. Dire sa souffrance au nom de Dieu

La redécouverte de l’imprimerie par les Européens fut le point de départ d’une révolution de la communication à distance dont profita la Réforme
En Alsace, les paysans et les artisans s’approprièrent la critique luthérienne pour combattre l’exploitation dont ils étaient victimes
En France, le pouvoir royal réussit, dans un premier temps, à réprimer efficacement les dissidences religieuses
La politisation de la question religieuse et ses effets sur les classes populaires
Le peuple français accepta finalement de se soumettre au pouvoir souverain de l’État royal pour mettre fin aux atrocités de la guerre civile

Accéder au sommaire complet sur le site d’Agone.

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