dimanche, 28 mai 2017|

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Questions de classe(s)

La page de Laurent Ott


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Philosophie de l’autorisation

Les KroniKs Robinson (photo : T. Berard)
Les acteurs sociaux sont aujourd’hui empêchés par de si nombreuses peurs qu’ils sont perpétuellement à la recherche, pour pouvoir faire quoi que ce soit d’autorisations multiples et sans fin.
La paradoxe de l’autorisation c’est qu’elle invalide celui qui l’obtient . Pour être autorisé, il a fallu d’abord se déclarer mineur et solliciter une autorité qui nous fait défaut. Et c’est ainsi que le besoin d’autorisations mine l’autorité toute simple et de toute (...)

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Travail social, la mort en douce...

Les KroniKs du 13 mai 2017.
La disparition des grandes figures du Travail social, héritières des progrès sociétaux d’après guerre, nous amène à interroger ce qui se passe dans notre secteur ; on ne voit plus où on n’entend plus guère de collectifs NRV, de groupes de travailleurs sociaux engagés ou enragés dans la refondation dans la refondation du sens de leur métier.
Nous sommes loin d’appeler comme il y a plus de 10 ans, à des États Généraux et généreux, du social. Nous sommes loin des doléances, des (...)

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Peut-il y avoir une esthétique sociale ?

KroniKs des Robinsons du 06 Avril2017.
Peut-il y avoir une esthétique sociale ? Le simple fait de poser la question déclenche la polémique et met en colère les spécialistes et les défenseurs de la Culture. Nous retrouvons étrangement dans ce questionnement le même type d’hostilité que déclenche le concept de Pédagogie sociale. D’un coup on réfute la question, on interdit la pensée. Le social serait partout et donc nulle part. Circulez !
Le Social, c’est sale
Dans la pédagogie, dans les institutions (...)

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L’effort pour ne rien voir

Les KroniKs du 24 mars 2017 On ne peut pas rendre compte de l’immobilisme des institutions actuelles de la culture , de l’éducation et du social par une simple théorie de l’ignorance , de la mésinformation, ou de l’absence de contact.
Pour ne pas se transformer, pour ne pas évoluer, pour conserver des structures archaïques , il ne suffit pas de se tenir éloigné des réalités sociales émergentes ou envahissantes, des terrains où s’inventent de nouvelles pratiques, … il faut également et surtout un effort (...)

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LES MURS NE SERVENT À RIEN

Les nouvelles KroniKs sont publiées...
Nous ne sommes plus, et depuis longtemps, dans la période des appels à la libération, au franchissement des barrières, à l’appel de l’aventure et des libérations.
Celui qui ose aujourd’hui s’élever contre les murs, les forteresses , les frontières ressemble à doux rêveur et à un fossile, rescapé des temps anciens et révolus.
Les seules révolutions qu’on nos propose aujourd’hui sont intérieures et les seules libérations, sont condamnées à l’enfermement dans des vies (...)

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La superfluité

Les KroniKs Robinson, mars 2017. Hugues Bazin, Laurent Ott
Les XX ème et XXIème siècles n’ont certes pas inventé les rapports sociaux de domination et d’exploitation. Il n’en reste pas moins que la fin du XXème siècle a vu l’instauration de masse d’un rapport social spécifique , qui est aujourd’hui au coeur des crises et des tensions : la superfluité.
Défini par P. Vasseur et H. Bazin comme un « sentiment d’inutilité sociale », collé et infligé aux milieux populaires » (voir texte ci dessous) , la (...)

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LES CORPS FANTÔMES (II) : autopsie de la violence sociale...

Les KroniKs de février publie :
Dans les contexte sociaux que nous connaissons, certaines violences sont sur-sensibilisées et certaines autres sont insensibilisées. Il en est ainsi des violences économiques et sociales qui se banalisent de plus en plus , et qui font en quelque sorte « partie du paysage ».
Mettre en avant que les violences individuelles ou groupales sont les inventions et les créations de ceux qui les mettent en œuvre. Insister sur le fait qu’elles seraient l’effet d’un choix de (...)

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Le pauvre ne manque pas de pouvoir, mais d’organisation

Les KroniKs sont publiées :
« Empowerment » et « Pouvoir d’agir » constituent de nouvelles utopies et valeurs pour une action sociale et éducative en perte de sens. La thématique est en effet attrayante ; est ce qu’il ne s’agit pas de donner, redonner, rendre de l’autonomie ou du pouvoir à ceux qui semblent en être dépourvus, car trop dépendants des structures, des circonstances, trop ballottés par une vie qu’ils ne contrôlent plus ?
Nous renvoyons ainsi sans arrêt ceux que nous jugeons trop peu (...)

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Demeurer jusqu’à ce que vie s’ensuive !

KroniKs des Robinsons 649 du 12 Janvier 2017.
Le politicien a confiance dans le système qui le propulse, le banquier , dans le profit ; le professeur croit à la culture et l’éducateur , à la relation. Le pédagogue, lui a confiance dans le temps.
Peu importe son tempérament ou sa nature : nervosité, impatience, exaspération… Cela n’a pas d’influence : le pédagogue n’est pas patient, il est constant.
Et il s’agit bien d’autre chose ; il s’agit de l’influence dans sa vie, dans son travail, d’une (...)

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Leçons de Pédagogie Sociale : Les trois degrés du Travail de rue

Kroniks Robinson.
De plus en plus , nous sommes sollicités par des institutions, des collectivités, des centres sociaux pour accompagner un travail de « plus grande ouverture », « d’élargissement » des publics ». De plus en plus – et nous ne sommes pas étrangers à cette influence- dans les structures, les dispositifs, on entend promouvoir « l’aller vers », les « animations de rue », de « pied de bâtiment »…
Une unanimité se constitue peu à peu sur ce qui hier encore était exceptionnel : il ne suffit plus (...)

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La Fabrique de la Personne : concevoir autrement la notion de Sujet

Les KroniKs sont publiées !
A quoi sert, nous dit-on, que vous vous enfermiez avec vos publics dans leurs ghettos et leurs cages ? A quoi servez vous vos bénéficiaires, à les rejoindre dans leurs prisons, au lieu de les en faire sortir ? Quel obscur plaisir trouvez-vous en leur compagnie plutôt que de leur faire découvrir autre chose ? Ignorez vous que leur plus fort désir serait au contraire que vous les aidiez vers la mobilité et plus de normalité ?
On sert ce type de questionnement et encore à (...)

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La sécurité que j’aime

La sécurité que j’aime n’interdit pas ; elle n’enferme pas.
Elle ne retranche pas les gens et les groupes du regard du public. Elle ne soupçonne, ni n’éloigne.
Elle n’assigne pas les uns à l’inactivité et les autres au contrôle. Elle ne fait pas son beurre sur le malheur et la peur. Elle n’affaiblit pas les gens en les rendant peureux et plaintifs.
Elle ne les infantilise pas en guettant toujours le sourcillement des puissants.
Elle n’alimente pas les frustrations, les rancoeurs, et les illusions (...)

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Précarité contre précarité

Les KroniKs Robinsons : La Pédagogie sociale est une pédagogie, au temps des précarités ; celles qui envahissent tout l’espace social comme les vies individuelles. Nous le savons : la précarité a commencé par envahir le travail dans les années 70 (la fin des métiers) ; puis elle s’est attaquée aux liens interpersonnels, aux réseaux et à la notion de famille (jusqu’à l’invention de la parentalité) dans les années 80. Aujourd’hui, elle a envahi tous les aspects de la vie et l’espace social, entièrement ( (...)

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Séparation versus ségrégation

Séparation versus ségrégation Les KroniKs Robinson
Réapprendre à séparer, le projet pourrait paraître scandaleux à l’heure de la fragmentation des liens sociaux, de l’isolement et de la précarité imposée à de plus en plus nombreux groupes et individus.
Mais pour autant comment pourrai-on seulement comprendre ce qui nous arrive, ce qui s’opère et ce qui dessine sous nos yeux sans capacité à séparer les choses ?
L’indifférence aux différences qui est en passe de devenir une idéologie obligée, quasiment (...)

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L’actualité des Kroniks Robinson, Graine d’orties 636

Quand les enfants étaient enfants
Quand les enfants étaient enfants, le monde les appelait à l’aventure ; la moindre porte, la moindre fracture les dissimulait au regard des adultes. Présents un instant ils disparaissaient mille fois et vivaient des vies magiques. Leur silence valait leurs paroles et leurs ombres leur appartenaient.
Quand les enfants étaient enfants , ils étaient les uns pour les autres ; ils s’attiraient comme des aimants et savaient se battre comme des fauves. Leurs (...)

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