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Questions de classe(s)

Si j’étais une autre école... Appel à contribution

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Pour le second numéro de sa revue papier, le site vous lance un petit défi d’écriture (ou de dessin, d’illustration, de photographie...)

[violet]"Si j’étais une autre école..."[/violet]

[bleu marine]Laissez-vous aller ![/bleu marine]

[bleu ciel]Rêvez, soyez utopique, créatif, ludique, grave, réaliste, humoristique, syndical, pédagogique, éducatif ou poétique... A vous d’écrire la suite dans les commentaires ou bien par mail à contact chez questionsdeclasses.org ![/bleu ciel]

Vos réponses, qui ne doivent pas dépasser 1000 signes, - de quelques mots à une dizaines de lignes maxi -, seront les petites pierres qui parsèmeront le prochain numéro et qui rythmeront les pages avec vos petits pavés...

[orange fonce]Si j’étais une autre école...[/orange fonce]

Ci-joint l’appel à contribution pour ce numéro

Pratiques d’égalité, Questions de classe(s) – N’Autre école n° 2

La publication de ce numéro marque l’entrée officielle dans la nouvelle formule de la revue N’Autre école qui a décidé de rejoindre le site Questions de classe(s) pour en devenir la version papier.
Au sommaire, un dossier central qui prolonge les trois journées qui ont rassemblé plus de 300 personnes, à Créteil et Paris en mars dernier, pour échanger et développer des pratiques pour l’égalité dans et en dehors de la classe. Praticiens, militants, sociologues et chercheur abordent la question de l’égalité sociale et proposent des pistes concrètes.
En complément à ces réflexions, une dizaine de rubriques (dans les luttes, pédagogie sociale, culture, écologie, philo à l’école, etc.) viennent nourrir un autre regard sur l’éducation et engager la réflexion pour une autre école.
Un numéro entièrement illustré par le graphiste Bruno Bartkowiak.

Vous pouvez également nous envoyer vos propositions de textes par mail

Questions de classe(s) – N’Autre école, n° 2, sortie début octobre 2015, 60 p., 5 €.

30 Messages

  • Si j’étais une autre école ...
    ce serait là où on pourrait se promener, regarder des fleurs de toutes les couleurs, contempler la mare, observer les canards, les grenouilles, les poissons ... et dessiner des nénuphars ...
    Si j’étais une autre école, elle serait ouverte vers le ciel, délimitée de terre, et les enfants pourraient y vivre comme dans une grande maison. Ils pourraient descendre des escaliers juste pour le plaisir d’aller raconter à son copain que ce qu’il fait, là-haut, dans la salle des musiciens, c’est drôlement bien.
    "Allez viens ..."

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    • Si j’étais une autre école... Appel à contribution 25 mai 2015 22:17, par Roland Huguet

      Ouh là ouh là Pascaline, c’est super dangereux une école comme ça !! Non mais il y a des risques de noyade au bord d’une mare, j’espère que tu as le brevet de natation et de sauvetage aquatique ! et descendre les escaliers ouh làààà, je crains le pire ! Bon plaisanterie mise à part, j’ai eu à gérer une bêtise la semaine dernière : une famille ne voulait pas que leur fils aille visiter un élevage d’escargots car l’élevage présentait des risques..... hé oui.. Alors l’école de nos rêves ..... on peut la rêver !

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    • Dans l’école que nous avons choisie, il y a tout ça.
      Les bâtiments sont dispersés dans un parc boisé d’arbres centenaires immenses et de jeunots dans lesquels il n’est pas interdit de grimper, fleuri de mille fleurs que les enfants dessinent, les moutons paissent, les poules gambadent et on trouve leurs oeufs parfois sous les buissons, les enfants se cachent dans les coins de "forêt" et il y a bien une Grande Maison où les enfants dévalent les escaliers avant de se rouler sur la grande pelouse juste devant ; il y a aussi un orchestre constitué des élèves (les lycéens), et un orchestre dans chaque classe (les plus grandes classes de primaire). Il y a une salle de spectacle qui est une vraie salle de spectacle, magnifique. Et une belle salle de musique. Certains cours se font dehors sur l’herbe, parce que pour observer les fleurs c’est ce qu’il y a de plus évident. Parce que c’est pédagogique, à 9 ans, de s’occuper collectivement d’un champ de blé tout au long de l’année, du labour à la farine et jusqu’au pain. Ou parce que lorsqu’on sue sur une sculpture ou un modelage aux beaux jours, c’est agréable de travailler dans un petit vent frais (modeler une pyramide, la dessiner en volume en maths, quand on travaille l’Égypte en histoire, ça aussi c’est pédagogique). La menuiserie sent bon le travail des grands de 10 ans, quand la forge est réservée aux bien plus âgés. Le four à pain fait la joie des tout petits élèves.
      Les notes n’existent pas avant que les élèves aient l’âge de les tenir pour ce qu’elles valent... autant dire pas avant le collège bien entamé. Et pourtant ils apprennent, et pourtant chacun est conscient de ses lacunes, aussi.

      Tous les âges se côtoient, les tâches liées à la vie en collectivité sont intégrées au quotidien des enfants comme des adultes (balayer la classe, faire un peu de vaisselle), et tous les jours où chante, on danse... En cette période, on prépare presque déjà ce qui servira à embraser le grand feu de la fête de l’été, les plus hardis ont hâte de sauter par-dessus le feu.

      Les parents sont les bienvenus pour s’inscrire dans la vie de l’école, où il y a toujours des tâches à assumer, une classe à construire, un truc à réparer, à aménager, un potager où l’on peut aider, des jeux à fabriquer pour les classes des plus petits, ou des instruments de musique pour les moyens.

      Et malgré tout, ça reste une école... il y a des horaires à respecter et les élèves doivent suivre tous les cours : on s’y adresse au coeur, à la main, au cerveau ; pas question de privilégier le manuel, l’intellectuel ou l’artistique.

      Seulement pour qu’une telle école existe aujourd’hui il n’y a pas trente-six solutions, elle doit être créée par des parents ultra motivés qui donnent énormément d’eux-mêmes pour que le projet se réalise. Et même une fois tout cela sur pied, cela a encore un coût qui demande de faire des choix financiers parfois très difficiles, c’est bien dommage.

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  • Si j’étais une autre école, je serais une école ouverte. Sans grille. Sans contrôle à l’entrée. Une école où enseignants, parents, élèves et autres habitants du quartier se croiseraient librement et discuteraient aussi facilement que sur le marché du coin ! Une école comme un vrai lieu de convivialité, de partage et d’échanges.

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  • Si j’étais une autre école... Appel à contribution 25 mai 2015 11:30, par François Spinner

    SI j’étais une autre école, je regarderais avec amusement les vociférations de ceux qui croient que l’important est ce que les profs enseignent alors que moi, je sais bien, que ce qui compte, c’est ce que les élèves apprennent. Et avec moi, ce serait plutôt la coopération que la compétition dès l’entrée au CP, le développement de l’esprit critique et non la coexistence de vérités scolaires assénées en cours et de croyances en dehors de la classe sur lesquelles l’école aurait peu de prises faute d’avoir été travaillées à l’intérieur. Avec moi, ce serait plus de liberté, d’égalité, de fraternité.
    Quoi, « fraternité », mais « autre école », vous êtes dans le monde des bisounours, il faut être « dur » dans un monde « dur » !…
    Eh bien non, j’affirme que je puis voir le jour, si ceux qui sont d’accord avec moi ne partent pas battus d’avance, ne se complaisent pas dans la prophétie auto-réalisatrice : on n’y arrivera pas. J’ai vraiment envie d’être une autre école. Aidez-moi à y parvenir !

    Jean-Michel Zakhartchouk, pédagogue engagé

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  • Si j’étais une autre école, je serais une école sans contraintes horaires : ni sonnerie, ni créneaux imposés. Je serais en récréation quand J’aurais envie de l’être. Je ferais mes maths ou mon français quand je voudrais.Je choisirais le temps dont j’ai besoin pour avancer, buller ou questionner. Le stress du timing n’existera plus : j’aurais le temps de prendre mon temps !

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  • Si j’étais une autre école, je ferrais découvrir des matières et des sujets divers sans les hiérarchiser, en laissant les élèves choisir ceux qu’ils préfèrent (le plus possible) et en leur laissant la possibilité de changer d’avis. Pas de "filières" qui séparent les matières "scientifiques" des "littéraires", obligeant à faire des choix.
    Il y aurait, au minimum une fois par semaine un moment pour parler des sujets d’actualité et s’assurer que tout le monde soit en mesure de les comprendre, avec un professeur différent chaque semaine pour varier les points de vue.
    On enseignerait qu’un vrai bien "c’est quelque chose que l’on ne peut pas désirer pour soi-même sans le désirer en même temps pour les autres."
    L’école serait le moyen par lequel, en coopérant, les élèves se rapprocheraient le plus possible de leurs rêves et non le paramètre qui définit quel métier ils pourront exercer.

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  • Si j’étais une autre école, je ne serais pas une mais plusieurs : comme les musées, comme les cinémas, comme les sciences, comme les inventions. Je n’aurais pas d’enseignants et d’enseignement mais des gens jeunes et moins jeunes qui échangent, cherchent, questionnent et découvrent ; pas de notes et de jugements mais des sources de gratifications intrinsèques, pas de classes mais des espaces d’observation, de création et d’expérimentation, pas de matières mais des histoires et des interprétations, pas d’attentes ni de promesses mais de la confiance et de la patience ; pas d’obligations ni de contraintes horaires, mais un lieu où l’on vient trouver la satisfaction de chercher des réponses à des questions, ou la satisfaction d’améliorer un geste ou de pratiquer une activité avec d’autres.

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  • Si j’étais une autre école, je serais un endroit où il est possible de travailler en bon intelligence, un endroit où l’on développerait l’art sous toutes ses formes et l’expression personnelle, un endroit où les adultes seraient crédibles et auraient conscience qu’ils forment les citoyens de demain, ils seraient des adultes solidaires, bienveillants, protecteurs, sans jugement sur les élèves.
    Je serais une école d’où les enfants sortiraient grandis par de belles valeurs, je serais une école qui leur donne les armes pour se défendre contre la déshumanisation progressive de cette société. Je serais une école qui aurait conscience du rôle central qu’elle peut jouer pour changer les monde de demain.
    BCousin

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  • Si j’étais une autre école,je serai un bus. je me déplacerai dans la campagne environnante. J’irai à la rencontre de gens passionnés qui ferait découvrir à mes hôtes diverses compétences... Par beau temps, sortie nature et activités de pleine air seraient privilégiées. Mais le bus pourrait aussi se transformer en classe avec tables chaises, matériels...

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  • Si j’étais une autre école, je serais celle où chacun (enfant ou adulte) s’apprend, part à la découverte de lui-même comme d’un pays inconnu et chatoyant avec enthousiasme, curiosité, confiance.
    L’école où les autres sont eux aussi autant de territoires à explorer, étrangers, familiers et pleins de richesses.
    L’école qui cultive l’intelligence du cœur et accompagne l’élan de vie de chacun.

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  • Si j’étais une autre école, je m’adapterais à l’enfant, et je prendrais en compte et valoriserais toutes les formes d’intelligence (artistique, émotionnelle, corporelle, etc.) et pas seulement celles "utiles" soi-disant à la société. Je ne mettrais plus en présence des "élèves" et des "professeurs" mais des "enfants" et des "adultes". Je ne rangerais pas les individus par âge et par filières, ils circuleraient eux-mêmes par désir et par envie. Je n’imposerais pas un rythme standard d’acquisition des compétences et connaissances, je ne ferais pas de diplôme sanctionnant une réussite ou un échec selon une certaine "norme" établie à l’avance, mais une validation des acquis à un moment "m", variable suivant les individus, et amener à évoluer. J’ouvrirais les écoles qui perdraient leurs noms pour devenir des ateliers du savoir et de la connaissance, où les parents seraient bienvenus pour collaborer avec les enseignants et où les enfants seraient libres de venir expérimenter sans contraintes de temps et d’espace. Je ferais confiance et j’essaierais de dépasser la peur du "et s’ils n’apprennent pas". Si j’étais une autre école, je ferais passer la créativité, la curiosité et le plaisir avant le contrôle, la vérification et la "fabrication" de "citoyens".

    Voir en ligne : Frederick CHESNEAU

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  • Une école à vivre 26 mai 2015 07:42, par André LAFFONT

    Si j’étais une autre école, je serais un espace avec des ateliers de vrai travail manuel, équipés d’outillage de qualité. Les enfants pourraient y découvrir que l’intelligence se développe par la main, le regard, le toucher... Des artisans, des artistes, des professionnels amoureux de leur métier ( et ils ne manquent pas ...) viendraient y transmettre leurs savoir-faire et leur passion. Il serait possible d’y travailler avec des machines simples et sécurisées -J’ai vu cela en Suède avec des enfants de 8 à 12 ans dans les ateliers de " vie pratique " ( couture, menuiserie, travail du fer, électricité, jardinage ..) -
    Chaque enfant pourrait y découvrir ses talents ignorés, parfois très éloignés des activités " papier/stylo ". Les notions mathématiques, scientifiques, seraient vécues empiriquement et verbalisées de nombreuses fois . Le rapport aux autres et au monde n’aurait ici rien de virtuel. Les adultes y seraient de bienveillants "accoucheurs de talents" On y travaillerait le plus possible en plein air ou sous abri ouvert, ne s’enfermant entre les murs que si les conditions météo l’exigent.

    Les salles d’ateliers bien insonorisées seraient disposées comme les pétales d’une marguerite autour d’une salle circulaire commune. Elles s’ouvriraient chacune sur l’extérieur et sur la salle commune par des baies vitrées coulissantes . L’école serait belle, construite avec des matériaux nobles. Une ferme expérimentale la jouxterait afin que le rapport à la terre nourricière soit vécu au quotidien.

    Le grand livre de la nature serait ouvert.

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  • Ecole Dynamique 26 mai 2015 13:08, par Ramïn Farhangi

    Si j’étais une autre école, je serais tout simplement celle que je suis en train de créer avec des amis : www.ecole-dynamique.org, où les enfants sont libre-auteurs de leurs apprentissages et de leur vie. Une école où chaque individu est respecté pour ce qu’ils est et ce qu’il souhaite devenir. Une école où on fait une confiance totale et inconditionnelle aux enfants, car chacun est naturellement curieux, enthousiaste et capable de se déterminer et s’auto-réguler. Les enfants n’ont pas besoin d’enseignants ; ils ont besoin de confiance.

    Voir en ligne : Ramin Farhangi

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  • Si j’étais une autre école... Appel à contribution 26 mai 2015 14:45, par Delphine LAVAL

    Si j’étais une autre école, j’ouvrirais grand mes bras aux enfants. Je les accueillerais chaque matin, comme ils sont, tels qu’ils sont. J’inviterais les parents à entrer boire un café avec nous, il y aurait de la vie en moi, des engueulades aussi sûrement, puisqu’elles font partie de la vie. Nous regarderions avec émotion les enfants jouer, s’engager dans des projets, construire, co-construire, décider, prendre soin les uns des autres, inventer, rêver, essayer.
    Je leur dirais qu’ils sont importants, qu’ils sont sur leur voie, la bonne voie, je leur ouvrirais les portes et les fenêtres, j’écouterais leurs mots, leurs gestes, leurs habiletés, leurs envies, leurs désirs d’apprendre.
    Je ne croirais jamais savoir mieux qu’eux quel est leur chemin et alors ce chemin sera bien plus grand que ce que j’aurais pu imaginer.

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  • Si j’étais une autre école... Appel à contribution 26 mai 2015 16:40, par VALEAU Alain

    Les murmures de mon autr’école…

    Je suis une autr’école… Ce n’est pas que les mois de vacances m’ont pesé cet été, les enfants et les adultes du centre de loisirs m’ont bien occupée, ils ont même, arrosé, désherbé le jardin potager et les espaces fleuris en ateliers au cours de l’année scolaire… Avec mon copain, le peuplier de l’entrée, nous échangeons souvenirs et rêveries… Qui dit que les murs ont des oreilles a raison, et chez moi elles sont grandes, mes yeux aussi, aux multiples pupilles… Mon grand ami à la cime gardienne d’un nid, lui, garde dans le bruit de ses branches les mots, ces exclamations, les phrases cueillis dans la cour, sur le trottoir de la rue mitoyenne, à l’entrée où s’attardent les parents ; il me les offre et nous les commentons dans un fond de cris, rire et billes entrechoquées.

    Le mur que je préfère, celui qui fait ma fierté, c’est celui qui occupe toute la largeur du préau ouvert vers les récrés mais aussi vers le couloir des classes.
    Il y a déjà quelques années que le conseil coopé, issu des 12 classes, 13 avec celle ouverte aux enfants qui arrivent d’ailleurs et aux enfants du voyage, en jouant sur l’alternance temps d’insertion avec les autres enfants et temps d’initiation. Quel bonheur de les voir peu à peu quitter leur isolement méfiant pour jouer, parler avec les autres…

    Le conseil coopé, c’est une institution représentant tous les élèves et même les adultes ; il dit les souhaits, précise les remarques, le plus souvent, ce qui ne va pas, puis ramène les projets vers les classes… Même les parents ont pris l’habitude d’en tenir compte… Un jour, à propos du règlement de vie scolaire, toujours revu à la rentrée, est née l’idée d’en avoir un permanent visible par tous… Des idées ont jaillies et celle retenue fut simple mais belle, mais claire : un grand mur sur lequel apparaîtraient les consignes : en vert ce qui est souhaitable pour améliorer autant l’environnement que les relations, du respect des choses et des gens, des animaux aussi car les poissons, les oiseaux, voire les canards, sont bien présent, c’est une autre histoire… En rouge, ce qui est interdit parce que perturbant, parce qu’humiliant, parce que destructeur, violent… En orange, ce qui se discute, les circonstances pouvant parfaitement expliquer un geste de maladresse, de colère… Pas question de travail ici simplement de vie ensemble…

    Une fois adopté, le principe du mur de convivialité donna lieu à chantiers de réalisation des textes, brefs, pas besoin de répéter, il faut, il est interdit, à discuter, les couleurs le disent déjà.
    Le mur fut préparé par des parents, des amis, des grands quoi : couvert de fausses pierres, il attendit les rectangles colorés où chaque classe avait écrit, illustré (pour ceux qui lisent encore mal) les consignes. Un beau matin, un samedi, car l’école était ouverte et les familles invitées, le mur fut inauguré. Personne, désormais ne pouvait ignorer les règles de vie. J’ai vu des élèves en amener d’autres devant pour leur faire chercher : « C’est bien ou pas ce que tu as fait ? » Les sanctions sont programmées et le plus souvent « d’intérêt général ».

    J’aime aussi, en dehors de la vie de chaque classe, entendre les maîtres, discuter, revoir les projets de l’école, chercher ensemble comment remédier à des problèmes d’apprentissage, de comportement… d’enfants ou de grands… Ces adultes, que le mot vocation irrite, qui ne sont pas forcément des amis, dans mon autr’école, connaissent tous les enfants, dès leur entrée dans l’établissement et les enfants, eux n’apprennent pas seulement le nom de leur professeur pendant la récré de début d’après-midi mais celui de tous les autres, celui de tous ceux qui interviennent régulièrement, pour le soutien, pour les interclasses, pour le ménage… le plus connu est certainement celui de la personne qui assure la traversée de la rue…

    Je vois bien que derrière la porte fermée, chaque enseignant à ses méthodes, sa personnalité, ses préférences, certains sont plus terrain de sport, d’autres chants, d’autres… Mais je sais bien aussi que tout s’enchaîne et les progressions sont non seulement le reflet des programmes mais surtout celui de la réalité des niveaux… J’entends parler de pédagogie différenciée, et j’ai compris que certains profs jonglaient à partir de troncs communs pour laisser les plus rapides s’exercer à des exercices plus nombreux, plus complexes, pour en laisser d’autres suivre un rythme plus lent et même reprendre avec quelques uns des explications nécessaires… Et bien ça, je l’ai même vu entre classes, quelques échanges concertés entre niveaux, soit pour répondre à des précocités spécifiques, soit pour revenir sur des bases fragiles…

    Je sais, par mes grandes oreilles, que ce n’est pas venu spontanément, qu’il a fallu des essais, des échecs, des réussites, de la bonne volonté beaucoup….

    Aujourd’hui, je n’ai pas l’impression que l’équipe en souffre… Honnêtement, je pense que ceux qui ne pouvaient s’y adapter et préféraient une vie pédagogique plus cloisonnée, ont quitté l’école et que les nouveaux ont été bien informés de façon de vivre son métier…

    Tout va bien, alors ? Ben non… Il y a des colères, des moyens inexistants ou défectueux, des adaptations difficiles aux initiatives locales ou nationales. Il y des coups de fatigue, de stress, des débutants inquiets, mal armés et des anciens déboussolés, fatigués… Des parents virulents autant parce qu’ils ont des griefs que parce qu’ils se donnent du courage pour affronter une administration, parfois mal vécue en leur enfance. Alors, là mes murs frémissent d’aise et mon copain à tête haute, s’incline bien bas. Depuis certaine concertation très ouverte, à travers les fêtes, l’aménagement d’une bibliothèque, l’élaboration du bassin de plantes, du jardin… la construction d’une communauté s’est mise en place, large, consolidée chaque année par une réunion générale, des réunions par classe où la vie de l’école s’étale… Une communauté dont les représentants et les membres sont partants pour initier les nouveaux arrivants, accompagner les démarches, apaiser les éclats… Mais aussi garantir que les portes fermées, l’école est un monde protégé dont les enfants peuvent laisser, si possible, les tumultes personnels dehors…

    Après une année de réflexion éclairée, mon autr’école vit à son rythme depuis plus de 10 ans : une matinée allongée de 30min, une après-midi raccourcie d’autant, suivie d’ateliers divers évidemment gratuits et facultatifs (plus de 10 ans !)… Une entrée en classe douce. Sans revenir aux histoires morales, quoique, une écoute, des échanges, des rangements, la météo, chants, contes… permettent la transition entre dehors et dedans. Vous savez, la discipline n’a pas disparue, les jeux s’arrêtent au sifflet, et oui, la mise en rang et les déplacements sont calmes et respectent les consignes murales… Tout pour que les apprentissages commencent dans un bon contexte.
    Nous recevons souvent des groupes de notre école maternelle, des petits qui participent aux ateliers et nos grands vont aussi dans leurs espaces… Pas de problème, ni pour « monter » ni « pour « retourner »… Les échanges avec le collège sont plus rares, sauf pour les anciens qui reviennent faire du théâtre ou du jardin, comme aides. Rares mais réguliers en fin d’année scolaire, pour préparer et pour dédramatiser…. Pour que prof du primaire et du secondaire se connaissent, s’expliquent, en aval comme en amont…

    Notre autr’école n’est pas la seule à fonctionner ainsi parmi les flux et reflux des lois, décrets… mais peut-être un peu solitaire quand même dans une circonscription qui a perdu de ses échanges, de son projet commun…
    Tant pis, mes murs continuent à enregistrer, à rajeunir au vent des initiatives « in situ » et à voir revenir des anciens devenus parents fiers de dire à leurs enfants : « Ici, j’ai été heureux ! »

    Mon copain le peuplier, reçoit des nouvelles de toute la France. Parfois, il bruissait pour vanter notre école, puis des tilleuls, platanes, pins… lui ont fait savoir par le téléphone des brises que eux aussi ombrageaient des établissements, des petits ruraux, montagnards, des moyens de villes aux accents divers, de grandes de quartiers bien drus… où poussaient des élèves épanouis sur l’engrais de la solidarité intelligente et active… Tant mieux parce que lorsqu’une famille doit déménager, je l’ai entendu cette interrogation : « Est-ce que nous allons retrouver une école comme la votre ? »
    La réponse, hélas n’est que « Oui… Peut-être »

    Alors on rêve que tous les élèves aient droit à de vraies équipes, intégrées dans de belles communautés, soucieuses de tous les enfants et de toutes les différences, avec des enseignants bien préparés à leur tâche d’instruction, d’éducation et de responsabilité collective….
    Une chance qui ne soit plus une loterie….

    Est-ce un rêve ? Non puisque parsemées dans la trame du tissu scolaire, il en est beaucoup qui brillent déjà… Un rêve pour une autr’Ecole française, oui puisque l’aléatoire dans la durée comme dans l’espace reste la règle…

    J’ai cueilli dans les mots de ceux qu’abritent mes murs, des mots, des phrases, des émerveillements et des peines… J’ai cueilli une affirmation, une citation qui disait, à peu près : « … Le rêve devient une réalité quand il est animé par la volonté… ». Alors si ma songerie vous a fait sourire, intrigué, pourquoi ne pas en faire une grande finalité, ensemble ! Tranquillement mais fermement !

    Demain c’est la rentrée, mes amis les profs ont succédés aux ouvriers, aux esthéticiennes de surface qui m’ont étrillé. J’ai aimé retrouver ces grands soucieux des petits…

    Vivement l’ouverture des portes de notre autr’école !

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  • Si j’étais une autre école... Appel à contribution 26 mai 2015 18:59, par Elisabeth Richard

    Si j’étais une autre école, je n’aurais pas d’emploi du temps en tranches. Je laisserai aux "élèves" l’initiative et la responsabilité de découvrir ce qu’ils veulent faire, de monter toutes sortes de projets, de faire appel ou non à leurs professeurs, ou à d’autres adultes ou experts pour les aider. Je laisserais les professeurs aussi libre de proposer toutes sortes d’activités passionnantes et pertinentes aux élèves, et les élèves seraient libre de les accepter ou de les refuser, puis de changer d’avis.

    Chez moi les adultes aussi pourraient venir pour apprendre toutes sortes de choses, pour partager leurs connaissances, ou pour prendre part à des activités intéressantes. Mes portes seraient toujours ouvertes. Tous les citoyens auraient leur place chez moi. Les musiciens, les sportifs, les bricoleurs et les artistes en tous genres, pourraient venir montrer à mes élèves ou à leur parents ce qu’ils savent faire. Tout le monde pourrait se retrouver chez moi et comprendre que vivre c’est apprendre et qu’apprendre est passionnant.

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  • Si j’étais une autre école... Appel à contribution 26 mai 2015 19:00, par anne coret

    Si j’étais une autre école, je serais une école où tous les enfants seraient utiles.

    Une école qui donnerait envie de grandir et pas peur d’échouer.

    On y apprendrait à travailler de ses mains tantôt pour inventer, tantôt en s’appliquant à fabriquer des objets utiles, on cultiverait dans un jardin collaboratif et intergénérationnel, en gros cette école ne serait pas coupée de toute production, mais on tiendrait compte de l’enfance et du caractère de chacun pour doser l’exigence qu’on aurait avec les élèves.

    Il y aurait des professeurs sortant de l’université mais qui seraient tous polyvalents, animant au moins un atelier en plus de leur discipline majeure, et des professionnels ayant envie de transmettre des savoirs-faires artisanaux, des cours de cuisine, de plomberie, de menuiserie. Tous les enfants valideraient un diplôme d’aptitudes de type CAP vers 14-15 ans avant de choisir une voie plus spécialisée ou l’alternance entre le travail et une formation générale.

    Un élève motivé ne serait jamais empêché de continuer dans le parcours de son choix, même si cela lui prend plus de temps qu’à un autre. Les conseils de classes seraient ouverts à tous et très longs. Les conseils d’administration seraient filmés. Les conseils coopératifs régleraient le vivre-ensemble.

    Ca serait l’école de l’amour d’apprendre et de faire, l’école de la vie et des savoirs.

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  • Je suis une école où il n’y a pas d’école ! Mais j’ai plein de salles, un jardin, une cour avec de l’herbe, des arbres, des coins, une mare…

    Tiens ! J’entends les notes d’un piano, parce que j’ai un piano et des tas d’autres instruments ; c’est un adulte qui joue une sonate et brusquement il y a des notes bizarres ; pas étonnant, à côté deux petits se mêlent de fourrer leurs doigts sur les touches ; et la sonate s’arrête, les enfants s’emparent du piano, l’adulte sourit, guide les doigts… Au fait, je ne sais pas qui est cet adulte qui est rentré chez moi.

    Dans la salle d’à côté je vois un enfant, l’œil rivé au microscope, observant je ne sais quoi et le commentant avec un copain. Il y a aussi ces trois ou quatre qui fabriquent une étrange machine avec des fils, des transistors, des diodes…

    Parce que j’ai mis des tas de choses entre mes murs. Des choses sérieuses comme des ordinateurs, des livres, plein de papiers de toute sorte, des tas de stylos, feutres, pinceaux, des calculettes, des balances, des outils… et des choses hétéroclites, même une vieille mobylette. Un vrai bric-à-brac. On ne sait jamais ce que cela va provoquer.

    J’ai beaucoup de place, mais il y a du monde un peu partout faisant des tas de choses. Il y en a qui écrivent je ne sais quoi, d’autres qui lisent, je vois même un petit qui se fait lire un conte par un grand, il y a beaucoup d’exclamations dans la salle des marionnettes. Je vois même une grande qui fait la sieste sur le transat dans l’herbe sous mon tilleul et une autre au bord de la mare, l’air rêveur, avec un papier sur lequel elle écrit peut-être un poème à moins que ce soit le dessin d’un nénuphar ou peut-être des notes sur le comportement de la grenouille qu’elle veut expliquer aux autres. Dans le jardin, il y a deux grands qui discutent doctement avec un papa jardinier devant les pieds de tomates.

    Je respire et je crois que tous mes occupants respirent aussi. Les gens disent que tous ces enfants qui viennent habiter chez moi apprennent. Vraiment, je me demande comment ils font !

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  • Si j’étais une autre école, la cour de récréation serait un champ
    ouvert avec un gros tas de fumier pour sauter dedans.

    Si j’étais une autre école, j’instaurerais une journée "comédie
    musicale" où la classe se ferait en chantant et en dansant.

    Si j’étais une autre école, il y aurait une salle remplie
    d’instruments de musique en libre accès.

    Joëlle

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  • Si j’étais une autre école... Appel à contribution 27 mai 2015 10:58, par VALEAU Alain

    Extrait de discussion du soir sur mon école de rêve…
    Killian 8 an :

    - Moi, j’en veux une au fond de la mer ! »
    Triple regards convergents et interrogatifs vers lui…
    - … On aurait des tuyaux, pour sortir de la grande bulle. On rencontrerait tous les poissons, même des pas connus…
    On irait dans des fermes et on apprendrait à manger des algues…
    Balle à Juliette, elle rentre dans l’histoire de son frère et s’inquiète, pratique :
    - Comment tu irais ?
    - Ben en ascenseur à air, directement dans la grosse bulle en verre, tiens ! »
    C’est évident, ma chère sœur !
    Elle joue le jeu :
    -Tu apprendrais à lire, à écrire et à compter là-dessous ?
    - Il faudra bien ! (Ça y est, il a plongé !). Sinon comment on pourrait connaître tout ce qu’il y a au fond ? On ne saurait pas comment ça marche ou comment ça vit !
    - Et écrire ?
    - Encore plus besoin, si on veut marquer tout ce qu’on trouve, si on veut le raconter aux autres sur la terre et dans les écoles des autres mers…
    - T’auras un ordinateur ?
    - Forcément, le papier ça tiendrait pas longtemps dans le mouillé ! Même avec l’ordinateur, il faudra quand même écrire, dessiner, mettre des photos… pour tout garder.
    - Apprendre à compter, alors ?
    - Fastoche ma vieille : dans la mer on compte tout ; il y a des milliards de poissons.
    Il ouvre largement les bras pour embrasser cette multitude.
    - Des crabes. Moins de baleines, mais c’est plus gros. Les requins aussi faudra les compter, en faisant attention…
    - Tu resteras dans la mer plus tard ?
    - J’sais pas, j’suis trop petit. Pis, après la mer, je voudrais avoir une école de rivière, de montagne, de désert, de forêt, de jouets ( !) …
    - Tu n’as pas fini d’aller en classe ! Essaie-t-elle de le décourager.
    - Ça fait rien, si ça me plaît…

    Et c’est nous qui cherchons comment justifier l’Ecole, mettre les enfants en appétit…

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  • Si j’étais une autre école... Appel à contribution 27 mai 2015 11:05, par Laurence Holvoet

    Si j’étais une autre école, je ne ferais pas croire que l’enfance est la préparation de l’âge adulte et que ce n’est qu’une fois "bien préparé" que l’enfant est digne de vivre selon son cœur !

    Si j’étais une autre école, je ne douterais pas un instant que tous les enfants rêvent de bien faire ce qu’ils ont envie de faire et qu’il suffit de les suivre, de les accompagner dans leurs projets...

    Alors surtout, si j’étais une autre école, j’arrêterais avant tout d’être un univers carcéral !

    Voir en ligne : "S’évader de l’enfance"

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  • Si j’étais une autre école... Appel à contribution 27 mai 2015 12:43, par Catherine Chabrun

    Si j’étais une autre école,
    j’ouvrirais mes fenêtres sur l’univers et me nourrirais des paroles et des musiques du monde ;
    ma porte jamais fermée, parfois juste poussée laisserait entrer tous les enfants, même ceux qui ont grandi.

    Si j’étais une autre école,
    tous les chemins mèneraient à moi, routes droites, sinueuses, rapides ou buissonnière ;
    mon horloge battrait au rythme des cœurs de tous, les mots retard, en avance n’auraient plus de raison d’être.

    Si j’étais une autre école,
    je redonnerais à la nature tous ses droits et elle trouverait place dans mes espaces de travail, de repos et de jeux ;
    je mettrais son étude et sa préservation au cœur des apprentissages et des règles de vie.

    Si j’étais une autre école
    je serais une maison des savoirs et de la culture, de la recherche et de l’expérimentation construite au cœur d’une ville, d’un quartier, d’un village pour tous les habitants ;
    je développerais la mutualisation, la coopération, la solidarité et la participation de tous aux décisions et aux constructions de projets..

    Si j’étais une autre école,
    la création, l’imaginaire, les rêves et l’utopie seraient les engrenages de mes programmes et dessineraient les contours du futur.

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  • Si j’étais une autre école, je serai un espace où l’on essaie toujours d’être gentil les uns avec les autres ; où l’on s’écoute, où l’on partage (les informations et les choses), où le plus important serait la relation à l’autre, de qualité, dans le présent, et non pas des savoirs arbitraires basés sur une réalité passée ou peu probable. Une école où ce qui compte est de se sentir bien chaque jour, où il n’y a pas de laissés pour compte, où l’on ne rentre pas chez soi tourmenté ou blessé ; où l’on rentre chez soi avec l’envie de retourner le lendemain car ce qui a été vécu a été enthousiasmant et a rendu heureux et pas forcément intellectuellement savant. Une école où adultes et enfants grandissent ensemble, où la domination des premiers sur les derniers n’existe pas ; où le sarcasme n’a pas sa place ; où l’on apprend à communiquer avec amitié et à entendre l’autre dans ce qu’il est.
    Une chouette école !

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  • Impressionnant ce qui vient spontanément. Finalement, c’est l’école du 3ème type de Collot ! S’il le lit, il doit se marrer !

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  • Si j’étais une autre école... 27 mai 2015 18:28, par Swinka

    Le principe serait celui d’une bibliothèque... Les personnes ressources proposeraient et les enfants disposeraient...
    Dans un cadre verdoyant, avec mare et coin boisé "sauvage" pour la découverte, coin potager.... Avec en son centre un joli bâtiment dans lequel on se sentirait bien... À l’entrée, un immense tableau expliquant tout les cours dispensés, les reportages diffusés, les conférences, les ateliers... Où et à quelle heure... Et ceux qui le voudraient s’inscriraient. Ils pourraient s’inscrire pour un cours ou pour une formation...

    Dans l’ecole il y aurait aussi plein de personnes ressources avec qui on pourrait prendre RDV si on a des question à leurs poser...

    Il y aurait des personnes passionnées en art, en histoire, en math, en litterature.. Mais aussi en jardinage, en couture, en bricolage, en informatique, en cuisine, en apiculture, en menuiserie, en théâtre, en chorégraphie,.... En tout !! N’importe qui qui a qque chose à offrir pourrait venir offrir momentanément ou de façon plus récurrente de partager son savoir...

    Les enfants y viendraient quand ils veulent, il y aurait une personne référente qui les suivrait pour qu’il ne soit pas une goutte d’eau dans la masse... Une personne bienveillante qui pourrait soit les aiguiller, soit les encourager soit juste les ecouter et les soutenir...

    Les enfants en grandissant pourraient à leur tour proposer de partager leurs savoirs avec les plus jeunes : astronomie, modelage, sport etc...
    Le but serait l’epanouissement individuel et le développement de la curiosité, le partage de savoir... Aucune compétition, juste une bibliothèque des savoirs...

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  • Je dévale les escaliers en courant, c’est moi qui ose sauter le plus tôt ! Et hop 4 marches de gagnées, me voilà dans la cour !
    Mais il commence à faire froid dehors, et je sens l’appel du calme de l’intérieur. En passant devant la salle d’exploration scientifique j’entends Elmir expliquer à Matias que même s’il peut voir la lumière des étoiles, l’étoile n’existe plus.
    - Comment c’est possible ? demande Matias. - A ton avis ? Répond son professeur de trois ans son aîné.
    Je n’entends pas son hypothèse car je pousse un cri stupide devant l’apparition soudaine d’une étrange statue mouvante. Un tuyau, une fleur, une roue de vélo, du papier mâché des boites de conserves… Tiens, je reconnais là les restes de papiers peints récupérés dans le grenier de ma grand-mère. Pas mal. Je recroiserai plus tard ce mannequin insolite, en poste de gardien à l’entrée du potager.
    Deux bolides me dépassent à pleine vitesse et risquent de me renverser…
    -  Et attention on court on court mais on regarde où l’on va !
    -  Lisa ! Tu devrais courir aussi, tu vas rater la conférence d’Enrick sur les différentes techniques de multiplication.
    Très peu pour moi, un livre dans la salle de sieste m’attend, je voudrais le relire avant de le présenter pour le projet court-métrage.
    Promis, après la sieste je jette un coup d’œil à mon plan de travail … je crois que je n’ai pas fait beaucoup de grammaire ces dernières semaines.

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  • Si j’étais une autre école... Appel à contribution 29 mai 2015 15:43, par VALEAU Alain

    pour Swinka, Paul, Ayala et les autres...
    Lorsque je commençais l’année scolaire, avant toutes autres activités, j’ouvrais les Petits Miroirs de Michel BUTOR, et en lisant, en discutant, pénétrions dans ce parc- école avec ses enseignants si particuliers et si vivants. Un peu comme la votre et celle de ceux qui se laissent aller avec « … Si j’étais une autre école… »
    C’était notre entrée, en lecture vers l’ouverture de l’école à la connaissance et à l’envie de savoir…. Evidemment, nous en avons inventé des mondes d’évasion, des défis : « Si j’étais la chouette j’expliquerai comme ça les lignes du triangle… », écrit même… J’espère que pour nombre d’enfants, nos écoles ouvrent des univers comme ceux que vous souhaitez…. Au fond, cela dépend d’abord de nous, les maîtres !

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  • Si j’étais une autre école... Appel à contribution 30 mai 2015 12:26, par Bernard Collot

    Il y en a eu, il y a longtemps, qui n’avaient pas besoin d’être rêvées.

    Un exemple :2574

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