Débats & alternatives

Après le matraquage et les mutilations, les violences se poursuivent contre la jeunesse

Conseils de discipline dans les lycées, conditions de gardes à vue, peines disproportionnées, l’acharnement institutionnel à bâillonner la jeunesse se poursuit

Rage et consternation devant ce que les manifestantEs, notamment les jeunes, endurent du fait de leurs mobilisations pour des conditions d’études dignes et contre la vie chère.

Le gouvernement semble bien décidé à briser physiquement et psychologiquement toute une génération qui n’en peut plus de toutes ces années de politiques inégalitaires et injustes qui a fait basculer leurs parents dans la misère. Une génération qui revendique de vivre, pas de survivre.

L’acharnement institutionnel, ce sont les conseils de discipline prévus dès la rentrée dans plusieurs lycées touchés par les mobilisations, avec des hiérarchies zélées impatientes de réprimer et de faire taire les jeunes.


L’acharnement institutionnel, ce sont les conditions de détention scandaleuses des jeunes, dénoncées par exemple à Bobigny.


C’est aussi la précipitation de la justice à appliquer les consignes du garde des Sceaux Darmanin, réclamant de lourdes peines. Il n’y a pas à dire, pour cela, les moyens sont vite trouvés et les juges sont bien peu ici à dénoncer l’ingérence du garde des Sceaux, qui est même allé jusqu’à se rendre au tribunal de grande instance de Paris lundi 19 octobre…


L’acharnement institutionnel contre la jeunesse et contre les manifestantEs, ce sont aussi ces peines disproportionnées, vues par le pouvoir comme des exemples et des moyens de faire régner la peur afin que cessent les mobilisations.


Malgré tout cet acharnement, gageons que notre rage ne s’atténuera pas !

Sources : actu78, le Bondy blog, Mediapart (entre autres)

Jacqueline Triguel-Nguyen, collectifs Questions de classe(s), Cuse et SUD éducation 78

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