vendredi, 15 décembre 2017|

34 visiteurs en ce moment

 

Blanquer et l’apprentissage de la lecture : comment instrumentaliser l’échec scolaire

La publication du dernier rapport PIRLS sur « la compréhension de l’écrit des élèves de CM1 » vaut moins par les informations fournies que par l’ahurissant spectacle donné dans sa conférence de presse par Blanquer, qui aura réussi, comme à son habitude, à détourner l’attention de l’opinion publique pour tenter de faire passer en en force les conceptions (...)

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

5 Messages

  • Et les EPI et la désastreuse réforme du collège c’était pas à l’encontre de la liberté pédagogique ?

    repondre message

    • A ma connaissance, l’EN s’est toujours méfiée de la liberté pédagogique, utilisant ce concept – flou au demeurant – dans le sens qui l’arrange. S’appuyant sur deux siècles de centralisation administrative, elle entretient une méfiance viscérale, systémique, pour les acteurs du terrain, le plus souvent réduits au rang de simples exécutants (ce qui, il faut le reconnaître, ne déplait pas forcément à tous).

      Mais avec Blanquer, on voit bien que c’est quelque chose de nouveau qui se met en place : l’annonce de manuels « conseillés » (bientôt officiels ?), la multiplication des évaluations centralisées, normatives, les neurosciences comme credo - c’est-à-dire indiscutables -, le renforcement de l’autorité des chefs d’établissement sur les personnels (ce que Blanquer appelle, curieusement, l’ « autonomie »), les liens étroits entre le ministre et la mouvance réactionnaire (par ex. la présence de Kerrero à son cabinet), le dogmatisme du ministre, tout indique la volonté d’un contrôle accru de l’administration sur la marche du système, d’une surveillance étroite des profs.

      L’infantilisation des profs n’est certes pas une chose nouvelle mais dans cette voie, Blanquer semble ne pas se donner de limites.

      repondre message

  • C’est bien de la compréhension de lecture et de la traduction écrite de la pensée qu’il faut se préoccuper, au point qu’elle en devienne son expression (d’ailleurs ça s’appelait expression écrite). Je ne suis pas contre la dictée, l’auto dictée de préférence, mais son caractère préconisé systématique ne rendra service qu’au respect des règles d’orthographe et de grammaire et d’orthographe des mots (dont le sens, (la compréhension donc) relève lui du vocabulaire). Sur cette pente, dans peu de temps nous reviendrons au bon vieux BLED.

    repondre message

  • C’est intéressant de constater que le problème ne serait pas le niveau de la compréhension en lecture des élèves - si l’enquête démontre scientifiquement sa faiblesse - mais la conférence de Blanquer ! N’importe quel enseignant - dont je suis - ne sera pas étonné d’apprendre les résultats de l’enquête parce qu’il les connaît déjà pour les observer quotidiennement. Par rapport à cela, il y a deux solutions : défendre coûte que coûte tous les sabotages successifs des gouvernements en s’appuyant sur les discours politiquement corrects ou considérer que l’état de l’école en France est précisément le résultat de ces sabotages commis au bénéfice de la privatisation, de la marchandisation de l’école publique avec l’approbation de groupements divers. Cela fait des années que des enseignants, des organisations politiques, des syndicats, des philosophes le répètent en vain. Plus l’addition est lourde et sévère aux dépens des élèves des classes populaires, plus les ministres enfoncent le clou, plus le Medef en rajoute pour aller toujours plus loin dans la destruction de ce qui subsiste, plus les "réac-publicains" se frottent les mains. On ne peut pas se réclamer de Freinet comme certains le font et soutenir cette destruction de l’école. Il faut choisir son camp et se battre. L’urgence est de changer l’école qu’on nous fabrique depuis 30 ans. Au fait, la Russie est 1ère dans le classement en lecture : faut-il y voir une très lointaine conséquence de l’alphabétisation massive et rapide opérée avec la révolution d’Octobre 17 en cette année du centenaire ?

    repondre message

  • Blanquer, ex directeur de l’ESSEC, a pour objectif de saboter le service public d’éducation : c’est un ministre de droite qui poursuit le travail de sabotage engagé par la ministre de "gauche".

    Mais nier la baisse du niveau de compréhension de la lecture, présenter comme "réactionnaire" la connaissance de l’orthographe et de la grammaire ou du latin et du grec, ce n’est pas défendre le service public d’éducation. Ces attaques contre la transmission des connaissance conçues par les milieux pédagogistes et quelques illuminés qui se prétendent "libertaires" servent objectivement les intérêts de la bourgeoisie.

    repondre message

A propos de Questions de classe(s)
Fils de nouvelles RSS

Lettre d’info n° 13 / février 2013[tiré de N’Autre école le 17 mars 2013]

Livres jeunesse hiver 2012-2013[tiré de N’Autre école le 17 mars 2013]

0 | 2 | 4 | 6 | 8 | 10 | 12 | 14 | 16 | ... | 1152

 
Soutenir par un don