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Questions de classe(s)

Madame la ministre de l’Éducation Nationale,...

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Madame la ministre de l’Éducation Nationale,

Depuis la rentrée 2014 est appliquée la réforme des rythmes scolaires qui est entrée en application soit disant pour le bien être des enfants.

Ce que je sais de cette réforme c’est que tous les enseignants que je connais sont épuisés. Épuisement dû en majeure partie à celui des élèves. En effet, ces derniers ne bénéficient en majorité pas de cette réforme des rythmes puisqu’ils continuent à vivre au rythme de leur parents en se levant très tôt et en quittant très tard l’école même si celle-ci se termine plus tôt. Mais maintenant les enseignants, de ZEP en particulier (qui ont rappelons le souvent des enfants en bas âge) et les élèves dont les mères (ou exceptionnellement les pères) avaient fait l’effort maternel de leur offrir un petit moment de calme enfantin le mercredi matin doivent aussi se lever tôt ce jour là.

Là où la politique montre un cynisme incroyable et (ou) la connerie la plus monumentale, c’est quand on regarde le calendrier scolaire 2015/2016 de la zone B où la dernière des 5 périodes scolaires dure 11 semaines et demi, une année où le 1er et le 8 Mai tombent des dimanches. Je crois que c’est un record historique même pour les années scolaires où l’on travaillait 4 jours. Où se cache votre intérêt pour les rythmes de l’enfant dans ce calendrier ?

Le travail du samedi matin qui existait avant la semaine de 4 jours n’avait rien à voir avec celui du mercredi car la coupure salutaire au milieu de la semaine quand on a la responsabilité de 30 enfants (notamment en quartier difficile) n’existe plus. Rappelons qu’historiquement, avant le mercredi, la coupure avait lieu le jeudi et non le samedi.

En moyenne une période doit durer 7 semaines pour être efficace. La période entre les vacances de Noël et les vacances d’hiver durera cette année 5 semaines.

Par écrit, vous ne pouvez pas concevoir l’énorme colère qui m’habite devant la manière dont vous méprisez les enseignants, les parents et surtout les enfants.

Que pensez-vous qu’un petit Marseillais va apprendre début juillet en période de fortes chaleurs après 11 semaines, avec des activités péri-éducatives dont je ne reviendrais pas sur le fiasco alimenté par le maire de Marseille ?

Et que dire des risques d’accidents dus à l’épuisement de tout le corps enseignant à cette période de l’année ?

Vous ne pouvez pas imaginez madame à quel point la rupture entre le monde enseignant et la politique politicienne est consommée et à quel point elle sera plus grande en juillet de cette année.

Il ne faudra pas compter sur le vote privilégié enseignant aux prochaines élections Madame.

Moi, j’irai plus à gauche. J’en connais qui iront plus à droite et vous nous insulterez encore en nous accusant d’être des idiots inconscients.

Une mère d’élève et enseignante.

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