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Questions de classe(s)

De l’avenir promesse à l’avenir menace (aller et retour) KroniKs des Robinsons 553 du 26 Mars et Graines d Orties

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Miguel Benasayag décrit dans de nombreux articles ce que cela change pour nous tous que d’être passé d’une société qui présentait l’avenir comme une promesse, à une autre société qui présente l’avenir comme une menace.

[rouge]Quand l’avenir est une menace c’est le lien social lui même qui est attaqué, distendu, fragilisé[/rouge] Fragmentations et solitudes (sous les deux aspects de la solitude : dépendance et isolement) en découlent.

Quand l’avenir est une menace, je ne peux pas m’engager, entreprendre ou innover. Je ne peux pas me risquer, m’aventurer, me laisser toucher par le destin des autres.

[rouge]Quand l’avenir est une menace , je fais confiance aux grands, aux puissants[/rouge] ;j’alimente le pouvoir de ceux qui le monopolisent déjà. Je suis client de tout le monde : M le Maire, ses sbires, ceux qui font croire qu’ils ont de l’influence, ceux qui s’arrogent tous les petits pouvoirs de la vie en société.

Quand l’avenir est une menace, je crois ce qu’on me dit ; j’accepte la vision dominante des médias, des pouvoirs et des politiciens.

Je ne tiens pas ma propre expérience de vie pour vraie ; je ne fais pas confiance en mes sentiments ; je me détourne de mes émotions et me protège de mes désirs.

[rouge]Quand l’avenir est une menace , je n’ai pas de courage, pas d’amis, pas de loyauté , pas de fidélité . Par contre je fais du sentiment[/rouge], de la pitié dela commissération, mais surtout vis à vis de tous ceux que je ne connais pas et qui me sont loin. Rien ne m’apitoie plus qu’un enfant misérable au bout du monde. Rien ne m’indiffère et m’agace plus que le même , en face de chez moi.

Quand l’avenir est une menace , je peux avoir des illusions, j’en ai même de plus en plus car l’illusion est le seul domaine qu’on m’a laissé. Mais je n’ai plus d’espérance, plus de confiance, en moi, en autrui, en un avenir possible. Me voici condamné au rêve , à l’utopie ; j’ai renoncé à tout, mais je me plais à me représenter moi même comme un idéaliste. Je vais pouvoir continuer : ça ne dérange personne.

[rouge]Quand l’avenir est une menace je ne comprends plus les jeunes qui s’engagent, se dévouent ou se dédient à une cause : je les traite de fous, de malades, de barbares[/rouge]. je fais d’eux la cause du malheur du monde ; je fais d’eux le problème, alors que malgré leurs égarements ils sont l’honneur de l’Homme.

En ce printemps qui naît , nous allons semer des promesses, repiquer des espoirs et cultiver quelques espérances. Nous n’allons pas le faire parce que nous serions niais ou que nous ignorons la réalité des dangers et des problèmes.

Nous allons le faire même en savant ce que cela nous vaut et nous vaudra d’ignorance, de déni ou de moquerie, de la part des « profiteurs de menaces ».

Nous allons le faire, juste parce que nous le pouvons. Nous allons le faire car nous sommes libres, créatifs et vivants. Nous allons le faire parce que nous avons des idées, des ressources, et de l’énergie. Nous allons le faire parce que nous en avons créé le mouvement, que celui ci continue, se développe et trouve sa voie.

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Association Intermèdes-Robinson

1 Message

  • Une remarque au sujet du paragraphe suivant :
    Quand l’avenir est une menace je ne comprends plus les jeunes qui s’engagent, se dévouent ou se dédient à une cause : je les traite de fous, de malades, de barbares. je fais d’eux la cause du malheur du monde ; je fais d’eux le problème, alors que malgré leurs égarements ils sont l’honneur de l’Homme.
    Tout dépend quand même de l’engagement. S’engager au FN ou chez les djihadistes est tout sauf "l’honneur de l’Homme". C’est une chose de comprendre le monstrueux et ses causes profondes, c’en est une autre de le glorifier.
    Ce qui n’est sans doute pas dans les intentions de l’auteur, mais la précision s’impose cependant.
    Jean-Pierre Fournier (qui ne considère pas l’avenir comme une menace).

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