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Questions de classe(s)

Exercices de confinement « attentat-intrusion » : De l’improvisation à la peur !

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De l’improvisation à la peur !

Dans les écoles et les établissements, les exercices de confinement attentat-intrusion ont commencé. Expérimentés l’année dernière dans plusieurs départements, ils sont supposés être généralisés cette année.
Nombre de parents et d’enseignant-e-s se sont légitimement inquiété-e-s de l’organisation de tels exercices qui consistent à se barricader dans les salles en utilisant le matériel éducatif.
Les directrices / directeurs et les chef-fe-s d’établissement sont censé-e-s alerter les équipes enseignantes… mais discrètement. Des exercices pour lesquels il faut déplacer une armoire pour bloquer l’accès… mais toujours sans faire de bruit !
Même en n’employant pas les mots « attentat » ou « intrusion », l’exercice conserve pour les élèves un caractère anxiogène.

Nous l’avons déjà dit, nous ne voulons pas enseigner la peur [1]

Ces mesures qui visent à « développer une culture commune de la sécurité », sont au vu du quotidien dans les établissements et les écoles bien loin de répondre aux besoins réels.
Au lieu de rassurer élèves, personnels et parent-es, elles entretiennent un sentiment permanent d’insécurité, largement instrumentalisé à des fins électoralistes par celles et ceux qui nous gouvernent ou aspirent à le faire. Au-delà, elles œuvrent à obtenir le consentement aux instruments de contrôle social et de restriction des libertés publiques.
Nous pensons que les élèves et les personnels de l’éducation nationale n’ont pas à faire les frais d’enjeux électoraux. Qu’on nous laisse enseigner dans des conditions sereines !
C’est pourquoi la fédération SUD éducation a déposé un préavis de grève pour couvrir celles et ceux qui refuseront de mettre en œuvre ces mesures de confinement.
L’embrigadement de l’école, des enseignant-e-s, de l’ensemble des personnels dans cette logique sécuritaire est contradictoire avec le projet d’école émancipateur que nous portons. Il va encore fragiliser l’école publique en rendant son rôle de plus en plus confus.

Face à des logiques sécuritaires inutiles et qui ne sont pas les nôtres, nous réaffirmons que nous ne voulons pas enseigner la peur, que nous ne voulons pas devenir les vigiles anti-terroristes d’une école confinée et bunkérisée.

[1] *http://www.sudeducation.org/Nous-ne-voulons-pas-enseigner-la.html

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