0 réflexion sur “Journal d’une AVS

  • thibault

    Journal d’une AVS
    Merci Elise, c’est un beau cadeau très triste que je reçois en lisant ta contribution.
    Comment ne pas être ne colère devant tant de gâchis humain et l’imperméabilité entre la “sachante” et les “non sachantes”.
    Y aura-t-il une suite puisque l’article se termine par “à suivre”.

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    • Journal d’une AVS
      Bonjour,
      Il y aura une suite, en effet, elle est en cours d’écriture! L”‘imperméabiblité “dont vous parlez est parfois ressentie assez violemment..c’est un sujet que je souhaite aborder. et en même temps, étant non formée, en contrat partiel et précaire, sans perspective d’évolution, le point de départ n’incite guère à la considération.. Par ailleurs, notre rôle étant souvent mal défini, tant pour nous que pour les enseignants, voire pour les enfants, tout repose sur la capacité ou non à créer un échange, une relation de confiance : pas simple! heureusement, dans certaines situations, les choses se passent mieux..

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  • Journal d’une AVS
    L’idée d’écrire ce journal est vraiment une très bonne idée. Je suis maîtresse de GS-CP et j’ai bénéficié de l’aide d’AVS à 3 reprises dans différentes écoles.
    J’ai eu la chance de rencontrer 3 personnes très motivées, intéressées, prenant des initiatives et ayant de belles qualités humaines. Je leur suis très reconnaissante de la précieuse aide qu’elles m’ont apportée dans ce métier qui n’est pas tous les jours facile.
    Les AVS viennent souvent d’horizons très différents, ils ont un rôle flou et n’ont pas de formation. Ils sont “téléportés” dans une classe et doivent vite s’adapter aux attentes des élèves handicapés dont ils doivent s’occuper et à celles de la maitresse qui n’a, elle, non plus eu aucune formation à ce sujet et se trouve souvent démunie. Il doit alors s’établir une relation pleine de confiance entre l’AVS et l’enseignant , celle-ci permettant de s’entraider pour assurer le bien être de l’élève ainsi que sa progression.

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    • Journal d’une AVS
      Bonjour,
      De la confiance, il en faut ! Des échanges aussi, sur le sens du travail que l’on essaie d’élaborer, sur la façon de se “coordonner”.. Nous avons des statuts différents aux yeux des élèves, ce qui permet aussi d’avoir des rôles complémentaires, je crois. C’est parfois aussi ce qui est si compliqué à mettre en oeuvre. Au fil des années, j’ai eu l’occasion de travailler avec plusieurs enseignants, parfois seulement remplaçants pour un temps ; quels changements parfois, tant tout cela tient aux personnes…

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  • Carinne

    Questionnements AVS
    Bonjour,

    Je suis dans ma cinquième année consécutive en tant qu’AVS et votre texte ma vraiment touchée car je vis cette impuissance quotidiennement et j’arrive un peu à saturation.

    Je me suis retrouvée “parachutée” dans le monde de l’éducation nationale et j’ai du mal à trouver ma place auprès de mes “collègues” qui me font souvent ressentir mon manque de professionnalisme vis à vis d’eux: en effet, même si j’ai fait des formations et que je commence à avoir une bonne expérience du handicap, je n’ai pas de diplôme justifiant mes compétences.
    Pourtant, j’assiste moi aussi sans pouvoir réagir à des scènes ou à des réflexions abusives, de la part de certains de ces grands spécialistes de l’éducation, qui me font bouillir!
    Cette année, j’exerce dans une ULIS collège qui vient d’ouvrir et où il n’y a eu que 3-4 élèves dans l’année, j’essaye de rester positive mais je suis parfois au bord du bore out!!!

    De plus, j’exerce ce métier 33 heures par semaine pour un salaire de 984,76€ : il est difficile de se contenter de ces revenus quand on est seule, avec deux ado!

    Aujourd’hui, j’essaye de trouver des pistes pour me reconvertir mais les informations sont compliquées à collecter au niveau de l’inspection académique et la MDPH; tout le monde se renvoie la balle.

    Quant au “Saint Graal” CDI accessible après 8 ans d’ancienneté (et oui, les deux ans de CUI-CAE ne comptent pas!), il ne me permettra ni d’obtenir un salaire décent, ni un statut valorisant. En plus, je n’aurai pas de titularisation, donc je pourrai être baladée d’un établissement à l’autre au gré des besoins…

    Ne parlons pas du fameux diplôme DEAES d’un niveau plus bas que celui demandé lors du recrutement, où le métier d’AVS est relégué à une spécialité parmi deux autres rattachées à un socle commun improbable !
    Accessible par une VAE, ce diplôme ne pourra être totalement validé qu’après des stages dans des milieux extérieurs à l’Education Nationale.

    Bref, on brasse beaucoup de vent!

    Si vous avez des pistes d’évolution, je suis preneuse !!!

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