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Nouvelles de Grenoble : Blanquer, la cigale et le CP

Un camarade grenoblois donnait quelques nouvelles à ses anciens collègues parisiens. Nous lui avons demandé de publier son témoignage. Pendant ce temps-là… Alors que la contestation n’en finit pas d’enfler contre les « lois Blanquer » le ministre de l’Education Nationale tente de déminer le terrain. En dépit de déclarations apaisantes mais teintées (...)

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6 Messages

  • bonjour,
    étant directement et triplement concernée par les propos de cet article, puisque je fais partie du laboratoire cité, je suis à l’origine des recherches évoquées et j’ai aussi co-organisé le stage de formation continue dont il parle, je souhaiterais disposer d’un droit de réponse afin de donner des informations fiables sur tous ces sujets, à l’auteur de l’article et à l’ensemble de vos lecteurs, afin d’éviter tout amalgame et toute interprétation abusive de nos actions.
    Bien cordialement
    ML Bosse

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    • Nouvelles de Grenoble : Blanquer, la cigale et le CP 10 avril 10:59, par Marie-Thérèse ARZELIER

      Il y a des actions à mener en pédagogie, bien plus faciles, naturelles, humainement acceptables, ludiques, motivantes, pas onéreuses du tout, qui ne dépendent pas de "chercheurs" douteux, qui ne cherchent en vérité qu’à "formater" des esprits, pour régner en maître sur les futurs citoyens.
      Je me bats depuis très longtemps pour que l’Ecole Publique reste le foyer de la Liberté d’Apprendre, le creuset du Savoir-être, du Savoir-faire, de l’Esprit Critique et du Savoir.
      Mon bouquin ( vivrelecole.com ) sur les dérives dans les réformes des ministres de l’Education Nationale, et qui, surtout décrit une Démarche d’Apprentissage Active et Libératrice, montre mon engagement aux côtés de C. Freinet, M. Montessori, Ph. Meirieu et bien d’autres dont le ministère essaie d’en écarter jusqu’à l’existence.
      Alors, Mr BOSSE, tous les discours qui essaient de justifier le démantèlement de l’Ecole Publique ou qui tentent de compliquer l’acte d’Apprendre pour jeter de la poudre aux yeux des béni-oui-oui, trop confiants, peut-être...
      Tous ces discours ne sont en aucun cas crédibles ou défendables.
      Je termine (pour l’instant) en citant Mr Meirieu en conférence :
      "L’enseignant doit être un inventeur et non un exécutant. S’il reste exécutant, il y a un vrai Danger pour l’Education".
      Voir ma vidéo : ECOLE PUBLIQUE Danger pour l’Education. (Facebook. You tube.)

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    F Spinner pour QdC

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  • Je vais donc répondre ici, en plusieurs fois, d’abord sur le passage « le code, rien que le code ».
    Vous citez dans ce passage les travaux de recherche que j’entreprends actuellement sur l’apprentissage du langage écrit au CP, en laissant entendre qu’ils ne s’intéressent qu’au code et qu’ils sont là uniquement pour valider les directives officielles actuelles. Cependant, comme vous le relevez, l’un de nos sujets de recherche est « comment enseigner efficacement les stratégies pour comprendre une histoire ». Ceci ne concerne pas le code, mais la compréhension qui fait justement partie des choses sur lesquelles les écrits officiels ne sont pas prolixes... Notre projet de recherche vise à étudier plusieurs dimensions de l’apprentissage, toutes primordiales pour devenir un bon lecteur, dont, bien sûr, la compréhension. Notre première étude consiste par exemple à tester une séquence d’enseignement explicite de stratégies pour mieux comprendre, construite par des enseignants. A terme, l’objectif de notre travail est d’aboutir à des propositions concrètes sur le travail de la compréhension, qui auront d’abord été ajustées avec les enseignants et validées par nos recherches.

    L’enseignement du code fait aussi partie des choses importantes au CP, il n’y a plus de doute sur ce point dans la littérature scientifique. Cependant, le code peut s’enseigner de beaucoup de manières différentes et il existe encore trop peu de données permettant de savoir si l’une de ces manières est meilleure qu’une autre. Par mes recherches, je veux justement tenter d’apporter des éléments de réponse à certaines de ces questions, pour lesquelles il n’existe pas de consensus au niveau scientifique. La question de l’impact du degré de déchiffrabilité des textes proposés aux enfants en est une.
    ML Bosse

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  • Nouvelles de Grenoble : Blanquer, la cigale et le CP 11 avril 19:34, par Alexandre Boulazed

    Je vous remercie pour cette réponse qui avance des arguments sur le plan technique.
    Nos divergences ne sont pas dissipées pour autant mais peut-être ne sont-elles pas de votre simple fait ?
    Est-ce que par hasard vos recherches seraient instrumentalisées par l’Education Nationale ?
    En effet depuis l’arrivée de Blanquer et de son éminence grise, Dehaene, aux commandes on nous mobilise derrière une seule vérité celles des neuro -sciences et pour leur faire dire tout et n’importe quoi.
    Ainsi lorsque les organisations syndicales ont été reçues en septembre pour faire front face aux sanctions en suspens contre les enseignants refusant de faire passer les évaluations de CP, le seul argument pédagogique (si on peut encore lui attribuer cette valeur) développé par l’inspection d’académie et son aréopage a été celui de l’imagerie cérébrale et des neuro-sciences. Les contestataires avaient sans doute une piètre connaissance des connexions neuronales mais ils avaient pour eux des années de pratiques et de réflexions pédagogiques.
    Alors que penser d’une institution autoritaire qui se retranche derrière la recherche pour nous expliquer la pertinence de certains items ? Ainsi il nous était recommandé de faire entendre aux élèves le son produit par les lettres. Je n’ai pas fait d’étude de linguistique mais je sais que si certains signes de notre code s’appellent consonne c’est parce que cela signifie « qui sonne avec » (une voyelle en l’occurrence ».
    Peut-être que les enseignants sont les victimes collatérales de la guerre que se livrent les labos, pour arracher des subsides à l’AERES, depuis cette sombre LRU ?
    Mais dans cette bataille on le voit bien tout le monde n’est pas traité équitablement . Des universitaires grenoblois ont participé à la conférence de consensus sur la lecture conduite par Roland Goigoux mais aucun n’a eu le droit de citer dans le cadre de la formation continue des enseignants. Récemment une doctorante qui avait participé à cette recherche a soutenu sa thèse dans l’indifférence la plus totale, et même dans une certaine mesure en dépit de l’Education Nationale qui n’a rien fait pour faciliter ses conditions d’exercice et de recherches. Mais peut-être qu’elle n’était pas dans le bon labo (LIDILEM) et que sa recherche ne s’adossant pas seulement sur les neuro-sciences n’était pas assez consensuelle ? L’objet « Cultiver la lecture privée en classe de CP » pourrait peut-être éclairer les travaux de la doctorante que j’évoquais dans ma première intervention.
    Enfin, j’ai lu à diverses reprises que les tenants des neuro-sciences se posaient comme les défenseurs des lumières contre l’obscurantisme que je pourrais incarner avec d’autres. Je ne suis qu’un modeste instit mais je me souviens de quelques cours de philo (pourvu qu’on ne la fasse pas disparaître à travers la réforme du lycée). Aussi faire appel aux lumières n’est pas suffisant et tout objet doit pouvoir être exposé à la critique. Il pourrait même en sortir plus grand. Je me souviens aussi de cette phrase au défi du scientisme « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».
    A vous lire

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  • Nouvelles de Grenoble : Blanquer, la cigale et le CP 11 avril 19:35, par Alexandre Boulazed

    Je vous remercie pour cette réponse qui avance des arguments sur le plan technique.
    Nos divergences ne sont pas dissipées pour autant mais peut-être ne sont-elles pas de votre simple fait ?
    Est-ce que par hasard vos recherches seraient instrumentalisées par l’Education Nationale ?
    En effet depuis l’arrivée de Blanquer et de son éminence grise, Dehaene, aux commandes on nous mobilise derrière une seule vérité celles des neuro -sciences et pour leur faire dire tout et n’importe quoi.
    Ainsi lorsque les organisations syndicales ont été reçues en septembre pour faire front face aux sanctions en suspens contre les enseignants refusant de faire passer les évaluations de CP, le seul argument pédagogique (si on peut encore lui attribuer cette valeur) développé par l’inspection d’académie et son aréopage a été celui de l’imagerie cérébrale et des neuro-sciences. Les contestataires avaient sans doute une piètre connaissance des connexions neuronales mais ils avaient pour eux des années de pratiques et de réflexions pédagogiques.
    Alors que penser d’une institution autoritaire qui se retranche derrière la recherche pour nous expliquer la pertinence de certains items ? Ainsi il nous était recommandé de faire entendre aux élèves le son produit par les lettres. Je n’ai pas fait d’étude de linguistique mais je sais que si certains signes de notre code s’appellent consonne c’est parce que cela signifie « qui sonne avec » (une voyelle en l’occurrence ».
    Peut-être que les enseignants sont les victimes collatérales de la guerre que se livrent les labos, pour arracher des subsides à l’AERES, depuis cette sombre LRU ?
    Mais dans cette bataille on le voit bien tout le monde n’est pas traité équitablement . Des universitaires grenoblois ont participé à la conférence de consensus sur la lecture conduite par Roland Goigoux mais aucun n’a eu le droit de citer dans le cadre de la formation continue des enseignants. Récemment une doctorante qui avait participé à cette recherche a soutenu sa thèse dans l’indifférence la plus totale, et même dans une certaine mesure en dépit de l’Education Nationale qui n’a rien fait pour faciliter ses conditions d’exercice et de recherches. Mais peut-être qu’elle n’était pas dans le bon labo (LIDILEM) et que sa recherche ne s’adossant pas seulement sur les neuro-sciences n’était pas assez consensuelle ? L’objet « Cultiver la lecture privée en classe de CP » pourrait peut-être éclairer les travaux de la doctorante que j’évoquais dans ma première intervention.
    Enfin, j’ai lu à diverses reprises que les tenants des neuro-sciences se posaient comme les défenseurs des lumières contre l’obscurantisme que je pourrais incarner avec d’autres. Je ne suis qu’un modeste instit mais je me souviens de quelques cours de philo (pourvu qu’on ne la fasse pas disparaître à travers la réforme du lycée). Aussi faire appel aux lumières n’est pas suffisant et tout objet doit pouvoir être exposé à la critique. Il pourrait même en sortir plus grand. Je me souviens aussi de cette phrase au défi du scientisme « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».
    A vous lire

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