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Du printemps de la fraternité à l’affirmation d’un nouveau monde de luttes sociales et politiques

Du printemps de la fraternité à l’affirmation d’un nouveau monde de luttes sociales et politiques Sauf à refuser d’ouvrir les yeux, il est impossible maintenant de nier qu’il se passe quelque chose qui échappe au cours ordinaire des choses. Les "Nuits debout", mouvement aussi inédit qu’inattendu, est venu soudain remplir le vide politique créé par un (...)

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2 Messages

  • Cher Jérôme Debrune,

    Il faut de toute évidence n’être jamais allé le soir place de la République pour croire qu’on peut attendre de Nuit Debout le début du commencement d’une réflexion. Il faut être d’une naïveté confondante pour croire que les Français, peuple d’une sagesse insigne, croit encore aux rêves vides et incohérents de quelques gourous qui promettent un autre monde, des lendemains qui chantent, quand des hommes sont venus répandre la mort et affirmer une logique de guerre totale contre une civilisation qu’ils veulent voir disparaître. Il faut être d’une mauvaise fois totale pour oser parler de violence policière quand ce sont les casseurs (que les organisateurs des manifestations refusent de désavouer) qui provoquent les forces de l’ordre qui comptent les blessés par centaines (plus de 160 depuis le début des mouvements sociaux contre la dite loi travail). Il faut enfin ne rien connaître aux rudiments de la grammaire pour parler de manifestant-e-s (sic), selon une graphie totalement aussi infondée que dénuée de sens : le genre dit masculin, que les grammairiens préfèrent nommer non marqué, n’est pas discriminant, contrairement au genre marqué, ou féminin, dont le ’e’ permet d’isoler un groupe ; le masculin inclut aussi un neutre, ce n’est donc pas le genre des hommes par nature oppresseurs mais de la neutralité et de l’indifférenciation, c’est un genre qui englobe sans distinguer, sans discriminer qui que ce soit. Il n’y a pas pas lieu de rajouter des lettres entre tirets pour revendiquer un égalitarisme en réalité déjà existant et qui ne sert qu’à montrer son ignorance de notre belle langue, qui avait déjà pourvu à tout (c’est d’ailleurs gênant pour un site destiné aux enseignants et dévolu à la pédagogie).
    En revanche, pour écrire un tel article, il faut être emprisonné dans une idéologie tenace mais qu pourtant perd du terrain et, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire ici, est en train de perdre la batailles des idées, car la faiblesse de ses arguments ne cesse de se fracasser sur un réel bien cruel pour elle. Cette idéologie relève pleinement de ce que Max Weber dans le Savant et le politique nomme éthique de la conviction : plutôt que de faire correspondre ses idées à la réalité dans laquelle elle doivent prendre place (éthique de la responsabilité), cette éthique pousse à tordre la réalité pour qu’elle corresponde à son idéologie.
    Si être de gauche, c’est croire à toutes ces contre-vérités, abandonner son esprit critique et perdre le sens commun, alors je n’ai pas de remord à être de droite, à être du côté de l’intelligence. Mais alors il faudra aussi en exclure tous les prétendus Républicains, et tous les marinistes opportunistes.
    J’ai l’honneur d’être votre humble serviteur,

    Anthime Rigoulay

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  • M. Anthime bonsoir.
    Je ne suis le serviteur de personne c’est donc en toute égalité d’intelligence que je constate que votre commentaire n’apporte rien au texte de J. Debrune.
    Il pèche parce que vous prétendez dénoncer dans le texte : un gros a priori idéologique.
    Il n’y aucun argumentaire sérieux et vos phrases ne sont qu’une suite de déclarations péremptoires qui susciteraient chez n’importe quel lecteur ou lectrice attentive des critiques légitimes.
    A aucun moment votre commentaire ne parle du réel : nous vivons dans une société qui exploite ou exclut une majorité de plus en plus importante du peuple. Il n’est pas étonnant d’y voir surgir des mécontent(e)s !
    De quel peuple parlez vous ? Où sont les exclus, les sans papiers, les licenciés ou les futurs perdant du capitalisme globalisé et redéployé ?
    Il n’est que rhétorique et ne cherche qu’à affirmer la supériorité de votre point de vue.
    Dans votre réalité ne peuvent survivre que ceux qui savent accorder les adjectifs au genre "neutre" de la domination et de la soumission. Pédanterie ?
    Mon commentaire n’est pas une invitation à ce que vous répondiez sur le même terrain car je soupçonne que vous ne soyez qu’un troll. Il vous faudra être plus intelligent pour entamer un vrai débat...

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