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Enseigner la morale à l’école

Enseigner la morale à l’école L’enseignement de la « morale laïque » doit être harmonisé pour enseigner aux enfants les principes et comportements du « vivre ensemble », réflexion engagée à la demande du ministre de l’Education nationale. « Je n’ai pas dit instruction civique mais bien morale laïque », explique le ministre. « C’est plus large, cela comporte (...)

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  • Enseigner la morale à l’école 8 avril 2013 12:42, par Adrien Mascarille

    Vous avez bien raison de promouvoir une éducation de la morale à l’école, notre époque en a bien besoin.
    On ne peut, à vos dires, que vous féliciter de votre engagement et de vos pratiques originales dans votre classe. La description et les idées véhiculées sont tout à fait intéressantes et utiles. On sent les enfants partie prenante de leurs propres apprentissages. On souhaiterait tant que ce genre de classe unique trouve à exister dans nos écoles citadines.
    Fréquentant depuis pas mal de temps déjà cette réalité, j’ai été amené à rencontrer, ici ou là, parfois même pour mes propres enfants, quelques professeurs bien intentionnés qui tentaient dans leur classe, au milieu d’un ensemble plutôt hostile ou indifférent, d’instaurer ce que vous décrivez ici. Je louais leur sens éducatif, leur ancienneté dans le métier, leur courage, mais questionnais aussi leur splendide isolement si, paradoxalement, répandu. Ils sont assez nombreux tout de même à se réclamer des pratiques que vous développez dans votre école à classe unique. A mon admiration interrogative sur le pourquoi ne pas se regrouper entre pairs partageant de semblables intentions puisqu’en ville les établissements à plusieurs classes sont légions (je crois qu’en France 9 enfants sur 10 étudient dans des établissements d’au moins 4 ou 5 classes), ils restaient muets ou vagues. Peu bavards en tout cas.
    L’esprit coopératif tant vanté pour les enfants ne semblent pas devoir s’appliquer ou être essayé par ceux-là mêmes qui en font l’apologie. Voilà un paradoxe assez inexplicable et qui pourrait donner à penser qu’on peut, dans une même grande école, entouré de solides hostilités traditionalistes, promouvoir une réelle morale "politique" juste pour les quelques enfants dont on a la charge durant une année.
    Si cela ne déclenche rien d’autre à quoi bon ?
    Les professeurs ainsi interpellés, en général, ne répondaient pas vraiment. Comme s’il fallait déjà se contenter de cela.
    Frustrant pour des parents qui savent bien qu’une scolarité de la maternelle au collège dure au moins 8 ans.

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    • Enseigner la morale à l’école 12 avril 2013 19:45, par marine baro

      Réponse à Adrien Mascarille.
      hé oui, vous avez raison.
      Pourquoi ne pas se regrouper ? parce que les règlements administratifs de la nomination d’enseignants
      dans une école sont très contraignants : on demande telle école, si on est plusieurs ce sont les mieux notés
      qui vont dans l’école de leur choix, les autres sont maintenus là où ils sont ou bien vont dans une autre école.

      Un ex : une année, dans mon école il y a eu cinq départs à la retraite.
      Alors nous nous sommes regroupés avec quatre collègues-Freinet qui enseignaient dans d’autres écoles à Paris.
      Appuyés par Eric Debarbieux qui, à l’époque représentait l’ICEM (le mouvement Freinet),
      nous avons été reçus par les pontes du syndicats des instituteurs (à l’époque c’était le SNI)
      dans leurs bureaux de la rue du Bac. En effet, il nous fallait une dérogation aux règles du Mouvement
      des instituteurs.
      Le "chef" du SNI nous a dit : "désolés nous ne pouvons vous accorder ces dérogations " " pourquoi ?" "parce que
      les collègues ne comprendraient pas " . Une institutrice en fin de carrière avait demandé cette école, elle voulait y finir
      sa carrière tranquillement avant de partir à la retraite car l’école que nous voulions investir, j’y travaillais depuis longtemps,
      est une école d’application, elle était très demandée par des collègues en fin de carrière.
      Les syndicats d’instituteurs sont les fossoyeurs de l’école. La pédagogie ne les interpelle pas, alors que c’est le coeur de la question de l’école aujourd’hui : la réforme devra être la réforme de la pédagogie.
      C’est par la formation des enseignants que nous pourrons pas à pas faire bouger les lignes, même "entouré de solides hostilités traditionalistes" comme vous dîtes,
      peu à peu ces traditionalistes vont partir en retraite...

      Voir en ligne : http://marine.baro.free.fr/

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  • Enseigner la morale à l’école 22 avril 2013 15:35, par Adrien Mascarille

    Voilà une bien étrange réponse.
    Tout d’abord prétendre ainsi que les syndicats enseignants seraient les fossoyeurs de l’école ne me semblent pas la bonne méthode. Ni pour les attendrir ni pour les intéresser à votre démarche. Je les comprendrais presque tant votre proposition, somme toute, n’apporte rien de bien enthousiasmant.
    Je suis fortement déçu et trompé : votre descriptif n°1 n’est donc rien de plus que ce qu’on lit, ici ou là, en long et en travers. A savoir vos exploits pédagogiques réussis mais isolés dans votre classe. Tout cela est bien inutile et vain dans l’état actuel des configurations scolaires de nos cités urbaines pour qui envisagerait une réelle alternative collective.
    Vous décrivez ensuite une démarche plus intéressante de regroupement. Je suis sidéré tout d’abord d’apprendre que ce sont les syndicats qui accorderaient des "dérogations aux règles du Mouvement des instituteurs". Diable ! Après quelques renseignements j’apprends que ce syndicat n’existe plus. Et qu’il était, dit-on, fort modéré. Ouf !
    Toutes vos aventures dateraient donc des années 70 ou 80.
    On peut donc secrètement espérer que les syndicats d’aujourd’hui, plus mordants, émancipateurs et radicaux, seraient prêts à accorder ces fameuses "dérogations". Ou plus simplement même soutenir de tels projets.
    Enfin, croire que les écoles d’applications qui sont, je crois, des classes "modèles" de la pédagogie classique, seraient les plus appropriées pour accueillir une école alternative, me semblent tactiquement plutôt ridicule. Puisqu’impossible. Il faut espérer que le mouvement Freinet dont vous parlez avec tant d’enthousiasme a renouvelé ses représentants et ses stratèges.

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  • Enseigner la morale à l’école 22 avril 2013 23:14, par itteruz

    Je n’ai pas connu le SNI, et effectivement depuis 1992-1996 la situation syndicale dans l’éducation nationale a changé. Bref, je suis actif dans un syndicat d’aujourd’hui, qui se veut "mordant", pour reprendre vos mots.

    Ce commentaire pour dire 2 choses :

    1) Ce ne peut être la fonction des syndicats, plus ou moins "mordants", représentants de l’ensemble des personnels, plus ou moins mordants eux-mêmes et qui ont mandaté via les élections professionnelles leurs représentant-e-s syndicaux, de soutenir des dérogations aux règles. Sinon c’est la porte ouverte à la collusion, aux petits arrangements, au clientélisme. On peut par contre concevoir que les syndicats soutiennent une transformation des règles. La différence ? Dans le premier cas, la circulaire du mouvement annonce les règles à tou-te-s les collègues, mais à l’arrivée il y a eu des dérogations aux règles annoncées. Dans le deuxième cas, la circulaire du mouvement annonce à tou-te-s les collègues qu’il y a des règles particulières pour certaines écoles. Chacun-e peut trouver ça acceptable ou pas, mais au moins c’est annoncé, de façon transparente (de fait il y a une école à Paris pour laquelle c’est le cas - et ce n’est pas par les syndicats qu’ils sont passés pour obtenir ce statut particulier, c’est directement par ceux qui établissent les règles, c’est-à-dire le rectorat).

    2) Ceci étant dit, il n’y a pas vraiment besoin, en tout cas dans une grande ville comme Paris, où il y a beaucoup d’écoles et une facilité à se déplacer (et l’auteure de l’article parle bien de Paris), il n’y a pas besoin donc, de dérogations aux règles pour "investir" en équipe une école. Il suffit de choisir les écoles où personne ne veut aller, où personne ne veut rester toute sa carrière, où ça tourne tout le temps. Et après tout, Freinet se définissait bien comme éducateur "prolétarien", non ? Donc, que font les instits éducateurs prolétariens qui souhaitent travailler en équipe à Paris ? Ils demandent des écoles qui se trouvent le long du périph (porte de Clignancourt, porte de Bagnolet...), ou dans certains quartiers (la Goutte d’Or....).... et ils les obtiennent ! Et ils font du Freinet collectivement (si si je vous assure !). Malheureusement ils rencontrent quand même des obstacles à leur épanouissement et à celui des élèves. Ces obstacles ne sont pas des instits "traditionnalistes" indécrottables (dans ces quartiers il n’y en a pas, il y a longtemps qu’ils ont muté ailleurs, il n’y a que des jeunes sans affectation qu’on envoie là jusqu’à ce que leur barème leur permette d’obtenir autre chose). Ce sont les cheffaillon-ne-s, les inspecteurs-trices de plus en plus harcelant-e-s qui ne jurent que par l’application zélée et à la lettre de ce qui vient d’en haut - quand bien même ça changerait d’une année sur l’autre. Alors parfois, après quelques années de lutte, ils et elles craquent, laisssent le terrain et vont souffler ailleurs, un moment... Avant de repartir au front, en équipe, dans de nouveaux quartiers (plutôt dans les 18e, 19e et 20e arrondissements...).

    Bref, la pédago en équipe, c’est un peu discret, clandestin, ça ne fait pas de com, c’est minoritaire mais... ça existe !

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