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Enseigner le management

Le 17 septembre, Neppo s’interrogeait « une pédagogie émancipatrice peut-elle "traiter" tous les contenus ». Questions de Classes a interviewé l’auteure, Sylvie Cordesse-Marot pour en savoir un peu plus. JLC : Le management, ça évoque pour certains les procédés machiavéliques pour rouler les travailleurs. Pourquoi faut-il l’enseigner ? SCM : On ne (...)

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1 Message

  • Enseigner le management 9 octobre 2015 22:20, par neppo

    Je me souviens d’avoir lu sous la plume de F. Poupeau que les filières techniques et leur vocabulaire participaient à l’utilisation de la novlangue entrepreneuriale (plateau technique, agents...) dans l’entreprise.

    Je trouve que ce livre y participe.

    Nier que ce mot est porteur pour les salariés mobilisés dans la vie de leur entreprise (comprendre les syndiqués, les raleurs, les affreux arracheurs de chemise...) de tout ce qu’ils exècrent, ne pas partir de là pour effectivement en démonter les rouages. Ne pas être capable de trouver un autre mot pour parler de la vie des scops et d’autres entreprises où se vit autrement le travail c’est dommage.

    Parler de la compta comme je cite « un outil de débat démocratique » c’est se moquer de la réalité qui fait qu’aujourd’hui dans la plupart des entreprises la plupart des salariés sont incapables d’avoir même une vague idée de comment se comporte leur entreprise et même souvent à qui elle appartient, il faut dire que le patronat (oh le vilain mot, ne se prive pas pour obscurcir l’affaire)

    Prétendre que « une situation de réflexion (individuelle puis en groupes) où une jeune femme ingénieure Zouaouïa, embauchée chez Airbus à Toulouse perd progressivement toute motivation pour son travail. Les élèves doivent analyser la situation, la jouer, en s’imaginant dirigeants ou syndicalistes. Ils travaillent ensuite la théorisation. On est loin d’un cours docilisant ! »
    c’est être bien sur de soi : étude de cas et jeu de rôle ne garantissent pas l’esprit critique sinon les écoles de commerce seraient à la pointe de l’émancipation.

    « Pour faire vivre la démocratie dans une organisation, la bonne volonté ne suffit pas. Il faut être capable de décrypter les styles de direction des leaders, les types de motivation des personnes impliquées. Ça s’apprend en management. »


    La bonne volonté ne suffit pas certes mais faire croire que l’on gagne en étudiant les systèmes existants une expertise. Que c’est en décryptant les styles de direction des leaders et le types de motivation des personnes que l’on peut faire vivre démocratiquement une institution (au sens large, entreprise comprise) moi j’appelle ça de la dépolitisation.

    Camarade du GFEN, emparons-nous de l’outil de production, décrétons le salaire unique, constituons partout des conseils ouvriers... et après nous écrirons ensemble un manuel d’anti-management (heu ce sera forcément de la recherche-action, parce qu’il faudra comprendre ce que l’on est en train de changer et non étudier de vieux systèmes croulants).

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