Une école égalitaire, à laquelle aient un droit réel -et pas seulement légal- tous les enfants et les jeunes, que leurs parents soient CSP+ ou moins,  français ou immigrés, sans papiers ou sans travail, ou que ces jeunes soient isolé-e-s (cf. par exemple “la rentrée des oubliés” à Paris).

Une école publique et laïque, contre toutes les formes d’entre-soi, qu’il soit social ou idéologique.

Une école dont la finalité soit les apprentissages et non l’évaluation, le développement de chacun-e et non la sélection, l’éducation et non la « performance ».

Une école qui ne hiérarchise pas les apprentissages, qui ne néglige pas les activités artistiques ou manuelles au profit de seules disciplines « fondamentales ».
Une école qui développe non l’embrigadement mais l’esprit critique, pour former les élèves sans les déformer ni les conformer.

Une école du commun, où le travail collectif, l’échange, la coopération soient réhabilités contre la concurrence, l’individualisme agressif ou la personnalisation des parcours.

Dans n’autre école, la perspective c’est l’égalité entre toutes et tous, garantie par la liberté de chacune et de chacun de s’exprimer sur l’organisation de la vie quotidienne, sur les méthodes et les contenus des apprentissages, et par l’esprit de solidarité dans lequel les enseignants et tous les intervenants dans la vie de l’école écoutent la parole des un-es et des autres, élèves compris.

Ce programme demande de regarder ensemble les moyens nécessaires et d’apprendre collectivement comment en tirer le meilleur parti. Il est certes ambitieux, mais nous pensons que nos enfants méritent un peu d’ambition.

Et c’est pour ça que nous continuons à lutter.