Fin de trimestre positive pour ces lycéens du Nord-Est de Paris à la rue, qui, arrivés depuis peu et rejetés par l’Aide sociale à l’enfance, se sont retrouvés sans hébergement ni ressources. En deux temps, grâce à la mobilisation de leurs enseignants, de militants locaux et du syndicat lycéen FIDL, qui les a accueilli dans ses locaux pour mettre le sujet sur la place publique, plusieurs dizaines d’entre eux sont maintenant hébergés ; pour ceux de la première vague, des solutions d’hébergement durable sont en cours.
La première vague coïncidait avec les vacances de la Toussaint, la seconde, c’était hier.
Un vrai succès, mais un succès à élargir : ceux du lycée professionnel Guimard n’ont toujours pas de solution, et préparent un mouvement d’occupation pour la rentrée de janvier. Et, dans les mêmes quartiers, on découvre des jeunes qui ne savent même pas qu’ils peuvent être scolarisés (il faut dire que l’ASE ne fait rien dans ce sens, et que ce sont les militants de l’ADJIE qui les conduisent au rectorat pour qu’ils soient affectés en classe d’accueil).
On termine donc le trimestre “avec les encouragements”, pour reprendre la terminologie scolaire. C’est que nous avons travaillé chaque jour depuis la rentrée de septembre – voire avant- , parvenant ainsi à nous faire entendre de l’opinion et des autorités. Et – on aura pas besoin de nous le dire- nous n’allons pas “relâcher les efforts” !