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Marx et la poupée, Maryam Madjidi

, par Jacqueline Triguel

Une enfant quitte l’Iran à 6 ans avec ses parents, militants communistes. Avec ce départ la quittent les jouets, les saveurs et la langue de l’enfance.

À travers le récit, on assiste comme à une reconquête de cet héritage. Une reconquête qui tâtonne, qui s’essaie à plusieurs formes narratives, à plusieurs voix et c’est là, à mon sens, tout le charme d’un récit qui ne cesse de surprendre. On y retrouve des motifs du conte, de la poésie ou du journal intime ; on y entend la voix de l’enfant, de l’adulte qu’elle est devenue, de la grand-mère ou encore du poète Omar Khayyâm, cité en persan. On admire les parents militants, on sourit face à la naïveté des prétendants de la jeune fille, on est ému par ses doutes et ses souvenirs.
Les dernières pages sont marquées par plus de stabilité : l’autrice aurait-elle retrouvé sa voix et par là, trouvé sa plume ?
Et le titre, me direz-vous, pourquoi ce titre ?
Impossible de livrer mon hypothèse sans trop en révéler...

Maryam Madjidi, Marx et la poupée, J’ai lu, 2018, 219 p., 7,10 €.

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