mardi, 10 décembre 2019|

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Questions de classe(s)

La page de Véronique Decker


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Les poules, les vignes et le chantier... chroniques de Véronique Decker (4)

L’été dernier, Véronique Decker nous avait accompagnés en proposant quelques unes de ses chroniques avant qu’elles ne soient publiées et rencontrent le succès que l’on sait (Trop classe ! Enseigner dans le 9-3, Libertalia). Elle nous offre, pour ces deux mois de vacances, de nouveaux textes à savourer tout au long de l’été...
Les poules, les vignes et le chantier...
Une école avait un poulailler. Mais les poules partaient parfois dans la cour et il leur arrivait d’avoir un petit caca sur le goudron de (...)

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Le plateau repas de Mahoumoudou : chroniques de Véronique Decker (3)

L’été dernier, Véronique Decker nous avait accompagnés en proposant quelques unes de ses chroniques avant qu’elles ne soient publiées et rencontrent le succès que l’on sait (Trop classe ! Enseigner dans le 9-3, Libertalia). Elle nous offre, pour ces deux mois de vacances, de nouveaux textes à savourer tout au long de l’été...
Le plateau repas de Mahoumoudou
La maîtresse de CP m’avait prévenue. Mahoumoudou trainait le soir avec son grand frère Lassana. Il était très fatigué le matin et racontait à sa (...)

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Intifada : chroniques de Véronique Decker (2)

L’été dernier, Véronique Decker nous avait accompagnés en proposant quelques unes de ses chroniques avant qu’elles ne soient publiées et rencontrent le succès que l’on sait (Trop classe ! Enseigner dans le 9-3, Libertalia). Elle nous offre, pour ces deux mois de vacances, de nouveaux textes inédits à savourer tout au long de l’été...
Intifada
Le chantier de la rénovation urbaine est très loin d’être terminé. Maintenant que les tours ont été détruites, leur béton concassé, plusieurs immeubles vont être (...)

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Les prénoms : chroniques de Véronique Decker (1)

L’été dernier, Véronique Decker nous avait accompagnés en proposant quelques unes de ses chroniques avant qu’elles ne soient publiées et rencontrent le succès que l’on sait (Trop classe ! Enseigner dans le 9-3, Libertalia). Elle nous offre, pour ces deux mois de vacances, de nouveaux textes à savourer tout au long de l’été...
Les prénoms *
Les Pieds sur Scène - Centre Pompidou (4/6) par franceculture
Je suis directrice d’école en banlieue, mais pas n’importe quelle banlieue, pas à l’ouest. Je suis (...)

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Les chroniques de Véronique Decker (23) : La rentrée

C’est toujours un moment symboliquement fort. Surtout depuis que je suis directrice. A l’entrée de l’école, le premier jour, l’angoisse est palpable. Tout le monde a peur : les parents, les enseignants, les enfants.
Marcel craint de ne pas être avec Gertrude en CM1, car il l’aime d’amour. Hector rêve d’être avec Yves, car ils sont dans le même club de basket. Madame Michu veut surtout que son fils soit en CP avec Soraya, qui est la meilleure maîtresse de CP : la preuve c’est que les deux premiers ont (...)

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Les Chroniques de Véronique Decker (19) : Les îles lointaines

Lorsque des gens qui habitent sur des iles lointaines rejoignent la France, ils arrivent tout d’abord dans le 93. Pour deux raisons : la première c’est que Roissy est tout près, l’autre que c’est ici qu’ils ont oncles et cousins pour les héberger dans un premier temps. C’est pour cela que dans beaucoup d’école il y a des « UPE2A », un acronyme invraisemblable pour désigner la classe d’accueil où les enfants apprennent tout d’abord à parler en français, à se poser en France avant de rejoindre (...)

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Les Chroniques de Véronique Decker (18) : Les réglettes cuisenaire

Nouvelle chronique de Véronique Decker "Enseigner dans le 93"
Les réglettes cuisenaire
C’est une invention suisse, ce qui explique que dans la première classe où j’ai trouvé ce matériel, j’ai cru que c’était pour jouer. Les réglettes Cuisenaire ont été inventée par Cuisenaire, comme leur nom l’indique. Il s’agit de bâtonnets qui vont de 1 à 10 centimètres, et qui ont tous une couleur différente. En mettant côte à côte, le 10, puis le 9 et le 1, puis le 8 et le 2, etc... on constitue un « tapis » qui fonde (...)

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Les Chroniques de Véronique Decker (17) : Théo

Nouvelle chronique de Véronique Decker "Enseigner dans la 93"
Théo
Théo était un enfant d’une immense famille, qui faisait un enfant par an, sans réfléchir davantage à la suite de l’histoire. Théo ne parlait pas. Mais moi, encore jeune remplaçante, je ne le savais pas. Théo ne lisait pas non plus. Mais comme je venais d’entrer dans la salle, je ne m’en étais pas rendue compte. C’est difficile d’être remplaçante dans le 93, les élèves peinent à reconnaître l’autorité d’une inconnue. Ils sont chez eux dans (...)

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Les Chroniques de Véronique Decker (16) : La grève reconductible

Les chroniques de Véronique Decker "Enseigner dans la 93"
La grève reconductible
J’ai commencé ma carrière à une époque où tous les instits étaient syndiqués, adhérent au SNI (ou au SGEN), sociétaire à la MAIF, mutualiste à la MGEN, client à la CAMIF même si déjà la plupart d’entre nous ne partaient plus en camping avec le GCU. La profession d’instit était mal payée, mais encadrée de droits (droit à trois années d’études rémunérées, droit à un logement de fonction ou un logement social, droit de faire des (...)

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Les Chroniques de Véronique Decker (15) : Célestin

Tout au long de l’été, nous vous proposons de suivre les chroniques de Véronique Decker "Enseigner dans la 93"
Célestin
Célestin Freinet, bien sûr. Celui qui m’a aidé à comprendre comment faire pour que dans la classe travaillent ensemble des élèves de niveau CP avec des élèves de niveau CM2, dans un classe qui n’avait de CM2 que l’étiquette sur la porte. Dedans, c’était la cour des miracles et des miracles il y en avait tous les matins...Le secret, c’est de ne pas tenter de faire faire la même chose à des (...)

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Les Chroniques de Véronique Decker (14) : Ali Baba

Tout au long de l’été, nous vous proposons de suivre les chroniques de Véronique Decker "Enseigner dans la 93"
Ali Baba
Évidemment, comme toujours depuis le début de cette chronique, les prénoms des gens cités ont été modifiés. Je n’ai heureusement jamais eu d’élève appelé Ali Baba. Mais comme j’aime beaucoup les mille et une nuits, et que je préfère Ali Baba à son frère Kassim, j’ai conservé ce nom là... Ali Baba était tout petit. Sa soeur ainée était trisomique, son père était alcoolique, et sa mère (...)

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Les Chroniques de Véroniques Decker (13) : 50 nationalités

Les chroniques de Véronique Decker "Enseigner dans la 93"
50 nationalités
Au tout début des ZEP, pour être ZEP, il fallait avoir des étrangers. Le plus d’étrangers possible, et si possible bien étranges. Alors, quelques équipes, quelques chefs d’établissement du secondaire, ont commencé leur « projets de ZEP » par cette phrase fétiche : Dans le quartier de....(ajouter ici des noms de poètes éternels, de peintres cubistes , de romanciers du progrès social), nous avons dans les écoles 44 nationalités (ou (...)

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Les Chroniques de Véronique Decker (12) : Yvette

Tout au long de l’été, nous vous proposons de suivre les chroniques de Véronique Decker "Enseigner dans la 93"
Yvette
Yvette fut une de mes meilleures mères d’élèves. D’abord elle avait cinq enfants, ce qui fait qu’elle était parent d’élève dans toutes les classes de l’école. Puis elle était toujours disponible, toujours de bonne humeur, alors que tout de même elle vivait dans un taudis, avec une seule pièce, que son mari était en prison et qu’elle allait accoucher du 6 ème. Elle adorait les classes (...)

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Les Chroniques de Véronique Decker (11) : Saperlipopette

Tout au long de l’été, nous vous proposons de suivre les chroniques de Véronique Decker "Enseigner dans la 93"
Saperlipopette
Les mômes des milieux populaires ont un rapport à la langue qui n’est pas exactement celui des classes moyennes. Parfois une famille Groseille vous envoie des gamins au vocabulaire fleuri, pendant que des Lequesnoy n’ayant pas trouvé place dans le privé vous font le reproche chaque soir des progrès de leur enfant en vocabulaire ordurier. Inutile de gronder, car il arrive que (...)

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Les Chroniques de Véronique Decker (10) : Nadia

Tout au long de l’été, nous vous proposons de suivre les chroniques de Véronique Decker "Enseigner dans la 93"
Nadia
Un jour, je suis arrivée dans une école où il y avait une véritable équipe pédagogique. Pas un groupe de gens montés ensemble sur le même navire à la même date, mais des gens qui avaient choisi de rester ensemble et qui s’étaient constitués comme équipe soudée, en réfléchissant ensemble, en cherchant ensemble. Comme toutes les vraies équipes, c’est en faisant face à l’adversité que la (...)

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Les Chroniques de Véronique Decker (9) : Architecture

Tout au long de l’été, nous vous proposons de suivre les chroniques de Véronique Decker "Enseigner dans la 93"
Architecture
La banlieue parisienne a été le laboratoire de mille architectes aux discours ébouriffants et aux réalisations discutables. Les écoles n’ont pas échappé à leurs tatonnements expérimentaux, aux plans hâtifs, et dans la totale incompréhension de ce que sont les enfants, voire même les êtres humains. Il y a eu la mode stalino-gaulliene des « groupes scolaires » gigantesques, dans (...)

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Les chroniques de Véronique Decker (8) : Lino

Tout au long de l’été, nous vous proposons de suivre les chroniques de Véronique Decker "Enseigner dans la 93"
Lino
J’étais alors instit sur les hauteurs de Montreuil, encore très loin d’être boboïsé. Nos élèves venaient de HLM, d’un HBM pas encore rénové (un vieil HLM de l’époque d’avant les salles de bains), de pavillons fantasques habités par des gitans sédentarisés. Lino était l’un d’eux. Une intelligence vive, une tonicité exceptionnelle, toutes entières tournées vers le contournement des règles (...)

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Les chroniques de Véronique Decker (7) : Roms

Tout au long de l’été, nous vous proposons de suivre les chroniques de Véronique Decker "Enseigner dans la 93"
Roms
Je n’ai pas choisi d’avoir des enfants Roms dans mon école. Cela s’est trouvé comme ça. Un hasard lié à un patrimoine industriel effondré, qui permettait à Bobigny plus qu’à Neuilly de construire des bidonvilles et à la présence dans l’école d’une classe d’accueil pour « non francophones ». Tout est venu petit à petit. Chacun d’eux nous a posé des questions : comment faire pour scolariser des (...)

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Les chroniques de Véronique Decker (6) : "N’GWOUHOUNO"

Les chroniques de Véronique Decker "Enseigner dans la 93"
N’GWOUHOUNO
Bon, j’ai écrit comme ça, mais en vrai je ne me souviens pas exactement du prénom de l’enfant. C’était la rentrée en petite section, tous les petits pleuraient. Lui, il hurlait : sans doute n’avait il jamais quitté sa mère auparavant. Alors pour le calmer nous avions essayé de le bercer, de lui montrer les poupées, les peluches, des voitures, le bac à sable, des vélos, et surtout de prononcer ce prénom pas facile. Journée épuisante (...)

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Les chroniques de Véronique Decker (5) : On

Partout, dans une école, il est possible d’entendre « On monte ! » « On y va » « On va faire de l’histoire ce matin » et puis à la cantine « On se lave les mains », On prend sa serviette » et puis au stade « On fait un petit tour pour s’échauffer et après on va à fond »... Je déteste ce « On ».
Parce qu’il est impersonnel, et qu’en refusant de désigner les enfants comme des personnes, les adultes ne disent ni qui décide, ni qui subit, et qu’à y regarder de près, plus ils disent « on », plus les adultes ont décidé (...)

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Les Chroniques de Véronique Decker (4) : Marthe

Je travaillais dans une école au « Pré Gentil » c’est à dire dans un endroit où seul le pré était gentil...sans doute ? (je blague, à l’époque nous avions trois années d’école normale pour apprendre tout ce qui était nécessaire pour enseigner, et entre autres qu’au Moyen-âge, les gentils étaient nobles alors que les vilains constituaient le peuple, ce qui permettait l’existence d’un Pré Gentil à Rosny, alors que Montreuil avait des Blancs Vilains) Une cité banale de Rosny sous bois. J’avais une toute petite (...)

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Les Chroniques de Véronique Decker (3) : Bertrand

Bertrand fut mon premier élève « difficile », dans ma première classe à l’année. A l’époque les TED (troubles envahissants du développement) n’existaient pas encore, mais il y avait déjà des élèves ingérables. Bertrand n’obéissait à rien, ne se tenait à aucune tâche, ne respectait aucune règle. Il n’était sensible à aucune sanction, ne convoitait aucune récompense. Trente ans après, je me souviens encore de lui.
Il m’a obligée à réfléchir, à travailler avec l’enseignante de la classe d’à côté, à faire des réunions (...)

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Les chroniques de Véronique Decker (2) : Le bord du monde

Ce soir, à la sortie de l’école, un élève m’attendait. Il habite au 115 et tous les deux ou trois jours, on le change d’hôtel. Comme il n’est qu’en CE2, souvent il attend pour que je lui explique comment faire pour y aller. Et souvent, je ne parviens pas à expliquer, alors je fais monter tout le monde dans ma voiture et je les emmène. Massy, Cergy, Champs sur Marne, Sarcelles, Gonesse, il a déjà fait le tour de toute l’île-de-France. Cette fois, il fallait aller à Mery sur Oise. Et pour aller de Bobigny (...)

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« Zébulon » : enseigner dans le 93, la chronique de Véronique Decker

Avec ce 1er texte, nous inaugurons une série de chroniques proposées par Véronique Decker où elle évoque son enseignement en Seine-Saint-Denis pour les lectrices et lecteurs de Questions de classe(s).
J’ai toujours beaucoup aimé enseigner en Seine Saint Denis.
Je sais, ce que je dis n’est pas à la mode. Il faut se plaindre de nos conditions de travail exceptionnellement dures, des racailles, de la République abandonnée, des territoires égarés.
C’est vrai que c’est difficile, rugueux, complexe et (...)

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Reportage sur TMC mardi 25 novembre

Le reportage de "90’ enquêtes" a eu lieu en partie lors de l’expulsion du terrain des Coquetiers de Bobigny, dont une partie des enfants venaient à notre école.
Ce sera sur TMC mardi soir.

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"Respectueuse de nos principes et ferme en même temps"

Pour tous ceux qui n’ont pas suivi la vie de la scolarisation des Roms à Bobigny, voici le lien pour voir les deux petits films que nous avons tourné au printemps.
http://www.icem-pedagogie-freinet.org/blog/189
Hier, le camp ou vivent une partie de ces enfants a été expulsé. Manuel Valls et le préfet sont ravis de cette expulsion qui est "respectueuse de nos principes et fermes en même temps"
Alors, je vais vous raconter les principes, car pour l’avoir vécu hier en direct, je cherche et les (...)

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Expulsion lundi matin du camp des coquetiers de Bobigny

Voici les liens pour visionner deux films que nous avons tourné avec l’aide de la DIHAL sur la scolarité des enfants Roms à Bobigny.
école obligatoire :
http://www.dailymotion.com/video/xxycnn_ecole-obligatoire-scolarisation-des-enfants-roms-roumains-et-bulgares-a-bobigny-93-ecole-elementaire_news
Scolarisation des enfants Roms : mode d’emploi
http://www.dailymotion.com/video/x11ppjn_scolarisation-des-enfants-roms-mode-d-emploi-ecole-marie-curie-de-bobigny_news
Une partie des enfants qui ont (...)

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Réservé aux instits....

Bonjour
Il existe un moyen de renoncer à nourrir le CAC 40, les "grands éditeurs" qui ont délocalisé toutes les imprimeries et envoient leurs bénéfices aux Maldives, tout en faisant pour sa classe des commandes de matériel intéressants... Il suffit d’acheter du matériel Freinet à BPE PEMF, comme cela, au moins les droits d’auteurs retournent dans le monde associatif.
Il existe un moyen d’abonner sa classe à une revue sans publicité pour Barbie, Mickey et autres céréales pourries et en plus permettre (...)

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