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Questions de classe(s)

Monde libertaire : hors série éducation

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Monde Libertaire Hors Série n° 48 : Enfance, Education : Emancipation !

Au sommaire :
Édito : S’il te plaît, dessine moi un mouton !

Dossier : Les anarchistes et L’Éducation

Quand les « maîtres » rêvaient aussi de s’émanciper !

Questions de classe(s) : Lire, écrire... lutter

Loczy ou le maternage insolite

Portfolio photos

Promouvoir une éducation émancipatrice,une préoccupation toujours d’actualité ?

D’ores et déjà : l’école Vitruve, lieu commun

L’enfant victime et prescripteur de pub

Qu’est-ce que la pédagogie sociale ?

Bibliographie

Le territoire, le voyage, la mobilité des roms : Pourquoi ici ? Pourquoi chez moi ?

Quel militantisme anarchiste en milieu rural ?

entrevue avec le collectif « La rue râle »

Merlieux : 40 ans de militantisme en milieu rural

Allemagne, les liaisons dangereuses :
Les services secrets allemands et les nazis .

DSK : L’« hystère » chambre 2806, Hôtel Sofitel, New York

Lectures

Musiques

Programme de Radio Libertaire

Les 106 groupes et liaisons de la Fa

S’il te plaît, dessine-moi un mouton !

« Qu’ils soient le fruit du hasard, de l’habitude, de l’erreur, de l’ignorance ou de l’amour, les enfants ne choisissent jamais de vivre.
Dans ces conditions, ce devrait être justice que toutes celles et tous ceux qui leur « donnent » la vie ou qui se targuent de la gérer, leur donnent, au moins, les moyens de choisir leur vie. En les aimant, bien sûr. Mais, aussi, en les respectant en tant qu’individus à part entière, n’appartenant à personne d’autre qu’à eux-mêmes. Et en les accompagnant dans la découverte, toujours périlleuse, de leur vie. Dans la construction, longue et difficile, de leur propre personnalité.
De cela, il n’est, hélas, que trop rarement question. Et c’est peu dire qu’il ne s’agit pas là d’un hasard !
La famille patriarcale et son triangle des Bermudes oedipien, l’État et ses robustes certitudes, les Églises et leurs chèques en blanc sur l’au-delà, l’école et ses promesses d’égalité des chances jamais tenues, la division sociale et son zoo de fauves et de moutons, l’exploitation et l’oppression de l’être humain par l’être humain aux gibets noirs desquels pendouillent par grappes les innombrables voyageurs sans bagages du capitalisme…, Tout cela (et bien d’autres choses encore) concourt, en effet, à faire de l’enfant un OBJET d’éducation, et de l’éducation un DRESSAGE, et s’oppose (explicitement ou implicitement) à ce qu’il puisse devenir librement SUJET et ACTEUR de sa propre éducation… »

Ces lignes sont les premières de la charte de l’école libertaire Bonaventure. Elles ont été écrites en 1993 et, hélas, elles sont toujours d’actualité.

Aujourd’hui comme hier le problème de l’éducation, de l’école et de l’enfant se résume à : c’est quoi la vie ?
Si on pense que c’est produire toujours plus, gagner des sous, être le meilleur, penser uniquement à sa gueule, se vautrer dans le plaisir immédiat, survivre dans l’instant, alors, il faut continuer dans la voie actuelle.
Si on pense que la vie n’est qu’une parenthèse entre le néant et le néant, un absurde absolu mais une chance extraordinaire, alors il convient de donner du sens au non-sens. Éduquer uniquement pour permettre aux enfants d’être ce qu’ils peuvent être. Les aider à se construire au maximum de leurs potentialités. Leur apprendre la liberté, l’égalité, l’autogestion, l’entraide.

L’école libertaire Bonaventure a démontré le bien-fondé de cette démarche. C’est un fait, nous avons appris à nos enfants à lire, écrire, compter. Nous leur avons appris à construire leurs savoirs. Nous leur avons appris la liberté, l’égalité, l’autogestion, l’entraide et le bonheur de vivre.
Assurément, il serait important de multiplier des Bonaventure. Mais pourquoi est-ce si difficile, voire impossible ?
Peut-être parce que le capitalisme fou qui est en train de détruire les conditions même de la vie sur cette planète n’est pas franchement d’accord ?
Jadis, le mouvement ouvrier avait compris, via les universités populaires, que son émancipation passait par son auto-éducation.
Nous en sommes toujours là. Il n’y aura pas de révolution éducative sans révolution sociale (et vice versa).
Alors, s’il te plaît, dessine-moi un mouton, mais n’oublie pas la Kalachnikov !

Jean-Marc Raynaud

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