mercredi, 24 juillet 2019|

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Questions de classe(s)

La confiance ne se légifère pas !

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Aujourd’hui, alors que l’actualité se concentre surtout sur les gilets jaunes… Jean-Michel Blanquer présente sa loi « pour une école de la confiance » en Conseil des ministres. Il avait pourtant dit qu’il n’y aurait pas de loi, mais peut-on avoir confiance dans la parole de monsieur Blanquer ?

Cette loi serait motivée par l’obligation scolaire à 3 ans, dans un pays où seule l’instruction est obligatoire et que presque tous les enfants de 3 ans sont déjà scolarisés, une manne donc pour les écoles privées.
Mais le projet de Blanquer va plus loin, il souhaite contrôler ce qui se fait en maternelle, notamment en lecture. Finis les ribambelles de mots globaux en grande section, l’enfant doit préparer son entrée au cours préparatoire et avoir une « conscience phonétique » prononcée qui sera évaluée dès les premiers jours de CP et plusieurs fois dans l’année pour vérifier les acquis phonétiques, la fluence de lecture…
La performance individuelle au détriment de la vie de classe, des projets, de la compréhension du monde. Les meilleurs d’entre eux auront toute leur « chance » de réussite, les autres deviendront des exécutants au service de l’élite ainsi reproduite. Pas besoin que tous les enfants lisent le monde, le déchiffrement est suffisant !

Les enseignants seront ainsi formés, évalués… et comme les élèves, ils deviendront des exécutants de la bonne pensée ministérielle.
Mais Blanquer a besoin d’une évaluation de ses mesures, il décide donc de mettre en place un Conseil scientifique présidée par Stanislas Dehaene et dont les membres sont nommés et non désignés par la communauté scientifique et de détruire le CNESCO qu’il juge certainement trop indépendant et pas assez servile…
Il décide dans la même logique de transformer les ESPE et l’ESEN en instituts (Instituts nationaux supérieurs du professorat et Institut des hautes études de l’éducation nationale et de la formation).de manière à les surveiller et de freiner tout velléité d’esprit critique. Avec bien sûr des directeurs nommés et fidèles à son « école de la confiance ».
Des mesures cohérentes pour lui permettre de tout surveiller, de tout contrôler et de se montrer performant vis-à-vis des politiques et de la population.

Une pétition est en ligne pour soutenir le CNESCO : https://www.change.org/p/jean-michel-blanquer-politiques-scolaires-pour-une-%C3%A9valuation-d%C3%A9mocratique-et-utile-%C3%A0-tous

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