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Le bourreau et le professeur : Hommage à Ernest Gellner (1925-1995)

Les notes comportant références bibliographiques complètes et compléments d’informations se trouvent sur la version PDF jointe à cet article. « A la base de l’ordre social moderne se trouve non le bourreau mais le professeur. Ce n’est pas la guillotine mais le (bien nommé) doctorat d’Etat qui est l’instrument principal et le symbole essentiel du pouvoir (...)

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7 Messages

  • Contre le monopole de l’éducation légitime ?
    Vive la concurrence donc, la libre création d’écoles défendant chacune les options idéologiques ou religieuses de leur choix (les écoles de la fondation Saint Pie X réclament la "liberté" de l’enseignement, refusent la neutralité et la République).

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    • Mon article montre précisément que la "neutralité républicaine" est un leurre. Aucune neutralité n’est souhaitable, ni même possible. Les écoles républicaines ne sont ni plus ni moins "neutres" que celles de la fondation Saint Pie X. Il faudrait être d’une grande ingénuité pour croire le contraire. L’histoire ne saurait non plus être une matière neutre et son enseignement a toujours un contenu idéologique et politique, notamment celui de construire une unité nationale.
      Je ne crie pas "Vive la concurrence !". La diffusion d’une culture homogène n’interdit d’ailleurs pas la concurrence entre les établissements, bien au contraire. La pluralité est sans doute une garantie contre la concurrence.
      Je pose la question : de quoi la République est-elle le nom ?
      Quant à la libre création d’écoles, j’avoue ne pas avoir encore d’opinion arrêté sur le sujet.

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      • Chacun peut bien sûr défendre les idées qui lui semblent justes. Mais on peut demander un minimum de cohérence dans les positions adoptées. Si les Ecoles Saint Pie X ou Espérance Banlieue ne sont pas qualitativement différentes de l’école publique, alors il faut cesser de défendre l’Ecole publique et cesser de dénoncer (comme le fait, à juste titre selon moi, le site Question de classe(s) les écoles comme Espérance Banlieues. Si aucune école ne peut fonder son enseignement sur une légitimité savante et que chaque école développe un point de vue particulier (non neutre) alors la conséquence logique (sauf à adopter un point de vue totalitaire) est que toutes les opinions ont le droit d’avoir leur école. C’est la fameuse défense de la "liberté de l’enseignement". Je rappelle que la position traditionnelle de la composante la plus à gauche des enseignants et du syndicalisme enseignant est : "Nationalisation sans indemnité ni rachat de l’enseignement privé confessionnel et patronal". Cette revendication correspond donc à l’intégration au monopole de l’école publique les écoles privées. De même nous sommes un certain nombre a avoir défendu le "monopole de la collation des grades" (par exemple en dénonçant la reconnaissance par l’Etat français des diplômes délivrés par des universités confessionnelles.
        Evidemment si on revendique une seule école publique et laïque pour tous les élèves, cela implique que l’enseignement qui y est délivré est non partisan et repose sur une légitimité savante (qu’il s’agisse de l’enseignement de l’histoire, des sciences de la nature, des humanités, etc.).
        Il y a seulement moi une dérive politique inquiétante quand des militants de la gauche syndicale et pédagogique soutiennent des écoles privées hors contrat (cas de Philippe Watrelot par exemple qui figure dans les instances de la Lab School).

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  • Lire au sujet de Charles Martel, l’entretien avec les auteurs de "Charles Martel et la bataille de Poitiers : de l’histoire au mythe identitaire - Entretien avec les auteurs" :
    2653

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  • 1) Le massif des Maures tire son nom, à ma connaissance, non de la présence arabe, mais de sa couleur sombre, qui contraste avec le rouge de son voisin, l’Esterel.
    2) Le non-respect des valeurs républicaines, même par une république, ne les dévalorise pas.
    3) Les valeurs républicaines peuvent varier d’un individu ou d’un groupe à l’autre, mais elles ne sont pas forcémént imprécises.
    Par exemple, pour moi, une des grandes valeurs de l’existence d’une "chose publique" c’est le droit qui, au minimum, assure une perspective stable à chacun. J’y ajoute (aussi nécessaire que ça semble à la plupart d’entre nous, c’est en plus)l’égalité devant la loi modulable par exemple pour les mineurs, etc., et même les députés …

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    • Habitué des longues marches - comme Gellner l’était - dans les Maures et dans l’Estérel, les roches calcaires des Maures sont de couleurs grises et pâles et non sombres ... Les randonneurs le savent. Pour le reste, je demeure insensible à tout discours sur les "valeurs", fussent-elles républicaines, si elles entrent en contradiction avec une pratique. L’Affaire Dreyfus est éclairante : rien ne montre que les Républicains furent plus dreyfusards que les anti-Républicains, contrairement à ce que le récit rétrospectif moderne tend à présenter. Même Drumont se réclamait de la République tout en étant le fer de lance de l’antisémitisme français le plus féroce. Guesde et Vaillant demeurèrent quant à eux antidreyfusards tout au long de l’Affaire. En bref, le discours sur les "valeurs" s’avère pour moi sans valeur. En histoire comme en appréciation des paysages, rien ne vaut la pratique.

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      • 1) Vu de loin (ce qui compte) les Maures sont manifestement sombres ; à cause de leur couverture végétale, non ? D’éminents étymologistes en ont longuement discuter.
        2) Je voulais faire remarquer qu’UNE pratique ne disqualifie pas ce qui est à l’origine d’autres pratiques. Et ce n’est pas parce que quelqu’un se réclame de la République qu’il défend des valeurs républicaines.
        Des discours, sur les valeurs par exemple, ont éclairé, motivé des actions. Ils ont leur valeur …

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