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Questions de classe(s)

soutien international à Emmy Koutsopoulou

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Emmy Koutsopoulou est psychiatre. Elle travaillait dans l’Organisme grec de lutte contre la drogue. elle est connu en Grèce pour son action volontaire au dispensaire social et à la pharmacie autogérés de Néa Philadelphia, ainsi que dans l’équipe de santé du centre d’accueil des réfugiés du City Plaza, un hôtel désaffecté du centre d’Athènes..
Un livre et une vidéo sur l’action du dispensaire sont en cours de préparation. On peut consulter les documents sur le centre et suivre l’évolution du projet à l’adresse http://grece-aube.fr/category/le-city-plaza/.

Dans une interview donnée sur le site Solidarité-France-Grèce elle reprenait les propos tenus à la fête de l’Humanité et expliquait que son soutien aux réfugiés était la continuation de son action syndicale dans le secteur de la Santé :

L’action et la solidarité envers les réfugiés et les immigrés ne sont pas différentes de celles des dispensaires sociaux, des coopératives et des collectifs populaires de toutes sortes qui se sont créés ces dernières années. Les orientations sont fondamentalement les mêmes :
1. Nous apportons notre soutien aux plus démunis en nous efforçant de couvrir leurs besoins essentiels (toit et suffisance alimentaire) et d’assurer leur accès aux droits fondamentaux (santé, éducation) – tout en reconnaissant que nos forces n’y suffisent pas.
2. Nous mettons en évidence les obligations de l’État envers les couches défavorisées, ainsi que ses carences, et nous essayons d’organiser un mouvement revendicatif.
3. Nous élaborons un nouveau modèle de traitement de la situation, une proposition alternative dans la pratique, pas en théorie.
4. Nous essayons de mettre en place des centres de lutte et d’information, ainsi que des cellules de résistance, où les gens se mobilisent, expérimentent de nouveaux modes d’organisation, prennent les responsabilités qui leur conviennent dans des structures autogérées, réapprennent la valeur de l’organisation et de la revendication collective. On pourrait dire qu’ils cessent ainsi d’être des objets et redeviennent des sujets agissants.
Tout ce qui vient d’être dit explique pourquoi l’État, bien qu’ayant recours à l’aide des centres d’hébergement des réfugiés et des dispensaires sociaux, leur est en fin de compte hostile.


Elle vient de se faire relever de ses fonctions suite à son action syndicale et ses nombreuses dénonciations des dysfonctionnements du service public psychiatrique grec, causés par une politique d’économie budgétaire en faveur du développement du secteur privé.

Dans le secteur médical, social et maintenant éducatif, on voit de façon cohérente cette même politique libérale appliquée partout en Europe. En Grèce, et sans doute bientôt en France, on ne peut que constater l’aggravation des injustices et des inégalités causée par le démantèlement systématique de toute politique solidaire et de tout service public. Les salariés et les fonctionnaires grecs qui s’y opposent sont criminalisés, licenciés ou révoqués au nom de la version hellène du droit de réserve. Si la Grèce est actuellement le laboratoire de la mise sous tutelle financière d’un pays, gageons que l’expression de notre solidarité aux salariés grecs et aux organisations de lutte grecques deviennent le laboratoire d’une solidarité internationale renouvelée.

Je vous invite à lire le communiqué de la CNT-SO et celui des organisations internationales signataires ci-joints. je redoublerai la conclusion en la complétant : en Grèce comme ailleurs, dans le secteur de la santé comme ailleurs, nous sommes solidaires de celles et ceux qui luttent et nous nous opposons à la répression patronale et étatique !

Les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes soutiennent Emmy Koutsopoulou, médecin psychiatre, salariée de l’Organisme grec de lutte contre la drogue (OKANA). Elle fait partie des militants et militantes qui agissent depuis des années pour défendre le service public de la psychiatrie, et plus largement pour combattre la crise sanitaire qui touche le peuple grec à cause des politiques antisociales renouvelées ; elle est aussi investie dans l’accueil aux réfugié-es qui traversent la Méditerranée pour fuir guerres, misère, persécutions, etc.
Nos camarades syndicalistes de Grèce nous ont appris qu’elle avait été relevée de ses fonctions de médecin responsable d’une unité de l’hôpital Aghio Savas ; il est clair qu’il s’agit là d’une sanction disciplinaire relevant de la répression antisyndicale.
En Grèce comme ailleurs, dans le secteur de la santé comme ailleurs, nous sommes solidaires de celles et ceux qui luttent et nous nous opposons à la répression patronale !

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