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Questions de classe(s)

Samedi 23 septembre (Paris) : Véronique Decker rencontre débat-lecture -

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Les éditions Libertalia, le collectif Questions de classe(s) et sa revue N’Autre école, vous invitent à une rencontre (débat et une lecture de textes) avec Véronique Decker samedi 23 septembre de 18 h à 19 h 30 au CICP (21ter rue Voltaire Paris 11).

Les rencontres de N’Autre école...

« L’école du peuple sera l’œuvre des éducateurs du peuple. », Célestin Freinet.

Véronique Decker, directrice d’école à Bobigny, reprend la plume et livre 64 billets inspirés par son quotidien d’enseignante et de cadre de l’Éducation nationale engagée au service de ses élèves de la cité Karl-Marx.
Il y est question d’apprentissages lents, d’éveil au monde, de pédagogie Freinet, de fraternité, d’amour et d’empathie, mais aussi d’injustice et de casse de l’école, des quartiers populaires et des solidarités.
Celle qui entame ses dernières années d’exercice livre un regard rétrospectif tantôt sombre, tantôt cocasse, mais résolument combatif.

Pour cette rencontre, Valérie Girardon nous proposera des lectures de quelques-unes des chroniques de Véronique Decker.



Véronique Decker vit et travaille à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Directrice impliquée, citoyenne engagée, formatrice, syndicaliste, elle propose, avec L’école du peuple, un récit fort, après le succès de Trop classe ! en 2016.

Dès 15 h (nous contacter pour le lieu précis), vous pouvez nous rejoindre à la conférence de rédaction de la revue...

N’Autre école, la revue du collectif Questions de classe(s) est un espace d’échanges et de réflexions­ sur nos pratiques pédagogiques et militantes. Elle donne la parole­ à celles et ceux qui font l’école, au quotidien, et qui militent pour la transformer.
Le but de ces rencontres est d’associer nos lecteurs et nos lectrices (ou nos futur.e.s lecteurs/-rices) à la préparation et à la réalisation des numéros de la revue (le prochain dossier, pour le n° 7, posera la question : « Pédagogie(s) alternative(s)… pour qui ? pourquoi ? ») en rencontrant et en échangeant avec les auteur.e.s et le collectif de rédaction.

1 Message

  • Désolé de squatter ainsi l’annonce de la rencontre avec Véronique Decker, mais je ne sais comment vous informer autrement.
    Je vous mets donc ci-dessous un appel à manifester qui rassemble outre l’association signataire de ce texte, de nombreux professionnels de l’enfance et de la santé mentale, dont le Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire.


    Parents, attention en cette rentrée !

    Votre enfant retourne à l’école. S’il est indiscipliné ou rêveur, un psychologue scolaire - ou même un enseignant – peut vous dire que votre enfant souffre de « T.D.A.H. » : « Trouble déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité ». Sachez-le : ce diagnostic n’est reconnu par aucune des classifications françaises des problèmes de l’enfance : ni la CIM10, ni la C.F.T.M.E.A. Quant à la Haute autorité de la santé (HAS) elle a recommandé ce diagnostic en passant par-dessus la tête des experts français, et elle s’appuie sur une classification américaine : le « DSM 5 ». Ce "diagnostic" a été inventé sur mesure après la découverte de la Ritaline : il permet d’ouvrir un marché lucratif à l’industrie pharmaceutique. Aux USA, une multitude d’enfants prennent cette amphétamine, et cela bien plus qu’en France, où la plupart des pédopsychiatres ont une formation psychanalytique. Selon les Centers for Dicease Control and Prevention (CDC) aux USA : … « environ 11% des enfants 4-17 ans (6,4 millions) ont été diagnostiqués TDAH à partir de 2011. »

    Nous représentons 5200 professionnels de la santé mentale avec le soutien de quatorze associations de professionnels, et nous nous élevons contre ce diagnostic TDAH, non fondé scientifiquement, dangereux et récusé par nombre d’experts internationaux. Selon Jerome Kagan, professeur à Havard : « le TDAH n’est pas une pathologie, mais une invention » ... « 90% des 5,4 millions d’enfants sous Ritaline aux USA n’ont aucun métabolisme anormal » … « certains médecins sont payés pour « la promotion de ces médicaments »… « C’est une pratique immorale et corruptrice. ». En France, le Dr Landman a montré que le TDAH n’a aucune cause biologique identifiable, ses symptômes ne sont pas spécifiques et sans marqueurs biologiques, aucune hypothèse neurobiologique n’a été démontrée. Le Dr Eisenberg, inventeur du sigle TDA/H a déclaré avant son décès « Le TDA/H est l’exemple même d’une maladie inventée ».

    Ce diagnostic est basé sur l’observation superficielle de comportements. Il recouvre aussi bien des problèmes sérieux, que des difficultés passagères. Et surtout, il ne fait pas de distinction entre psychose et névrose. De sorte qu’avec ce seul diagnostic, les médecins vont prescrire de la Ritaline aussi bien pour des problèmes graves que pour des difficultés occasionnelles et légères. La Ritaline est classée en France comme un stupéfiant. Cette amphétamine ne guérit jamais. Elle permet parfois de surmonter des difficultés momentanées, mais elle a des effets secondaires négatifs, tel que l’accoutumance aux drogues, ou un état dépressif. De nombreux adolescents drogués ont pris de la Ritaline dans leur enfance. Dans un faible pourcentage, cette médication se justifie. Mais comme tous les enfants sont mis dans le même sac par le diagnostic TDAH, ils peuvent tous être médicamentés indûment. Le danger est d’autant plus sérieux que ce diagnostic risque également d’orienter ces enfants vers des voies de garage à l’école, et de grever leur avenir.
    Après des années de mise en garde par des experts reconnus, il faut s’élever avec plus de force que jamais contre ce diagnostic. Le 29 septembre prochain, une conférence va se tenir à l’université de Nanterre en faveur du TDAH, sous le Haut patronage de Monsieur Macron et de la ministre de la santé Madame Buzyn. Le professeur G. Pommier, président de l’APLP, a demandé à intervenir dans ce débat. Aucune réponse ne lui a été faite. Il n’y aura aucun débat sur un diagnostic encore sans preuves. C’est une pensée unique. L’organisatrice, Madame Gétin n’est ni enseignante ni chercheuse à Nanterre ou ailleurs. Elle n’a aucune formation de clinicienne. Elle préside une association en faveur du TDAH, subventionnée par quatre laboratoires pharmaceutiques : Mensia technologies, Shire, H.AC. Pharma, NLS Pharma. La ministre de la santé, Madame Buzyn, est l’ancienne directrice de la HAS et elle a également été en rapport avec les laboratoires. Cette « Haute Autorité » a le plus souvent refusé la participation d’experts psychanalystes à ses travaux.

    Si les avis des experts français de la CIM 10 et de la CFTEMA ne suffisent pas à la Haute Autorité de la Santé, et si elle préfère s’aligner sur le DSM 5 américain, inféodé aux industries pharmaceutiques, faut-il exiger la création d’une commission scientifique indépendante, où pourront enfin participer les experts psychanalystes ? Leurs idées et leurs pratiques ont fait leurs preuves depuis plus d’un siècle, tandis qu’aucune théorie - qu’elle soit génétique, neuroscientifique, ou comportementale - n’a jusqu’aujourd’hui donné ses preuves.

    Les décideurs politiques paraissent insensibles aux arguments scientifiques, ou simplement humains - ou même financiers, puisque ce que nous défendons coûterait beaucoup moins cher à la sécurité sociale que l’orientation pharmacologique et organiciste actuelle. Ils ne sont sensibles qu’aux mouvements de l’opinion. Personne ne prendra cette responsabilité à notre place.

    Si la cause des enfants vous importe, vous pouvez diffuser et partager cette lettre.

    Vous pouvez adresser un mail à Madame Gétin (presidente chez tdah-france.fr) ou à Madame Buzyn (http://solidarites-sante.gouv.fr/ministere/article/ecrire-a-la-ministre) en reprenant cette lettre, ou en donnant votre sentiment. Vous pouvez également signer la pétition : https://www.change.org/p/lettre-au-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-pour-la-psychanalyse.

    Et enfin, vous pouvez nous écrire à l’adresse aplpsychanalyse chez gmail.com pour nous faire savoir si vous seriez disponibles pour cette journée du 29 septembre, afin d’organiser un événement visible pour les médias, par exemple à Nanterre.

    Nous souhaitons vivement que vous veniez à Nanterre le 29 septembre de 13h30 à 15h. (Amphithéâtre B2 Université Paris-Nanterre, 200 Avenue de la République 92001 Nanterre)

    Si vous pouvez venir, faites-le savoir à Monique Lauret au 0682121312.
    Donnez-lui votre nom et votre mail, et nous vous ferons parvenir des informations plus détaillées.

    Elsa Godart, Gérard Pommier et Markos Zarifopoulos

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