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Questions de classe(s)

Na dara !

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NA DARA ! - Kroniks des Robinsons du 14 Mai et Graines d’Orties 561

« NA DARA » [fuchia]du Romanes : « N’aie pas peur ».[/fuchia]

[rouge] " Na dara "[/rouge] ,[bleu] tel est le message qu’Ivan Akimov, artiste et fondateur des Kesaj Tchave, nous a envoyé en direct , lors de nos rencontres improbables des bidonvilles, du quartier.[/bleu]

N’aie pas peur, que c’est bien trouvé ! N’aie pas peur , d’abord car les raisons d’avoir peur, ne manquent pas : fermeture en cascade de tout ce qui est social !

Tandis que les lieux qui pratiquent l’accueil depuis toujours ferment, les autres qui s’arrogent le monopole de tous les moyens, qui fonctionnent pour eux-mêmes, au détriment du réel, …[rouge] vont de mieux en mieux..[/rouge]

[bleu]Alors que l’on nous promet des demains difficiles ou de destruction[/bleu] . Alors que l’idée même du social fait l’objet d’une guerre idéologique permanente, amplifiée par les médias ; alors que l’anti-social, progresse justement chez ceux qui devraient le défendre…

… Les idées les plus simplistes deviennent de plus en plus affirmées et indiscutables, au fur et à mesure qu’elles se caricaturent et se vident de toute référence au réel

Ceux qui aujourd’hui, définissent les politiques, rédigent les programmes, les priorités et les objectifs, réduisent et s’arrogent les budgets, parlent peut être de société mais ont perdu de vue ce que le Social veut dire.

Il n’y a plus de référence aux réalités vécues des gens ; les conditions, déterminations, inégalités , et discriminations sont perçues en dehors de toute réalité et [rouge]réduites à des idées vagues, faciles à mépriser.[/rouge]

Alors oui, dans un tel contexte, on ne peut qu’avoir peur. Peur quand les politiques qui se donnent pour mission de développer le vivre ensemble [rouge]s’en prennent aux structures ouvertes[/rouge] ; peur quand les institutions qui défendent la protection de l’enfance, rejettent les enfants réels , les expulsent, les excluent et fabriquent le chaos dans leur vie.

Et cette réalité même est vécue par toutes les structures similaires que nous connaissons. C’est la même à Chilly, Savigny (91) , mais aussi à Saint Etienne, Grenoble et en Slovaquie.

Partout l’offensive use des mêmes ruses : on personnalise le problème au moment même où on le massifie. On serait responsables des mauvais traitements qu’on reçoit. le procédé vient de loin ; il n’honore pas ceux qui en usent.

[rouge]« Na Dara » , c’est pas facile…[/rouge]

Mais cette belle maxime , trouvée [fuchia]POUR NOUS[/fuchia], par Ivan qui sait de quoi il parle ( car il se confronte en Slovaquie et en France aux mêmes réalités et difficultés), elle nous va bien, à nous les Robinsons.

En effet ce qui nous caractérise au milieu de tout cela, c’est que nous faisons comme si nous n’avions pas peur . Nous n’avons pas peur, cela revient à dire que la peur, nous la ressentons et la dépassons pourtant.

[rouge][rouge]Pas peur[/rouge], en effet, d’aller vers l’étranger[/rouge], pas peur de la réalité, du hasard , de la rencontre, du fait que nous renoncions à tout maitriser. Oui, nous n’avons pas pas peur du débat, de la confrontation, et même plus de tous les handicaps, de tous les obstacles qu’on ne manque pas de dresser sur notre route.

[bleu]Parfois ça fait même un peu peur, à nos adhérents, à certains groupes de nos publics , le fait qu’on semble ne pas avoir peur.[/bleu]

Eux n’ont pas tant de courage, ni tant de liberté. Nous représentons alors une aspiration à un monde, à une condition qui change, mais qui leur parait parfois inaccessible. Pourtant c’est bien vers cela que nous avançons.

[rouge]Car eux ils ont peur, car leur vie est faite de peurs[/rouge]. Cette peur qu’on inflige aux dominés, aux exclus, aux précaires, aux Rroms, comme aux habitants des quartiers, est une peur utile, une peur politique, une peur d’obéissance et de discipline … face aux petits groupes qui s’arrogent tous les pouvoirs.

[bleu]Les seigneurs sont de retour.[/bleu] Ils n’ont plus peur, eux non plus . Ils ne craignent plus les colères populaires, les désastres électoraux. Ils ne craignent plus les conséquences de leurs exactions… Ils n’ont plus à payer leurs dettes et leurs dégâts. Regardez les : déjà ils sont ivres.

Ils n’ont plus peur du peuple, ils n’ont plus peur de nous ; ils feraient bien d’avoir peur d’eux mêmes.

Ils ont tort de ne pas avoir peur, car la peur qu’ils inspirent ne durera qu’un temps. Déjà, elle ne fait plus effet sur nous, sur ceux qui se sont déjà opposés. [rouge]La peur part , en l’affrontant.[/rouge]

Seul celui qui est libre la ressent et peut la dépasser.

La vraie liberté c’est de ressentir et dépasser la peur.

Na Dara !!!

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