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Questions de classe(s)

Les « fondamentaux » et Chevènement, un billet de Claude Lelièvre

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C’est une analyse importante pour sortir des éternelles polémiques sur l’école et la question des "fondamentaux" (car il y a aussi des "fondamentalistes" à l’école !)
Dans son dernier billet sur son excellent blog mediapart, Claude Lelièvre a profité de la rencontre entre Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Pierre Chevènement le week-end dernier (voir le billet « Chevènement et Dupont-Aignan à l’école des réac-publicains ») pour une instructive mise au point sur les évolutions des horaires de français et de mathématiques en primaire depuis 1945.
Le texte est à lire dans son intégralité ici, nous n’en présentons que les quelques lignes de conclusion :

« En résumé, le pourcentage des horaires dévolus aux ’’fondamentaux’’ (français et ’’calcul’’ ou ’’mathématiques’’) par rapport au total hebdomadaire des horaires d’enseignement n’a guère varié : 57% en 1945, 55% en 1969 et à la fin des années 1970, 54% sous le ministère Chevènement, 57% en 2008.

Mais (et ce ’’mais’’ est de taille...), l’horaire hebdomadaire des enseignements dans l’élémentaire est passé de 30 heures en 1945 à 27 heures en 1969, à 26 heures en 1989 et enfin à 24 heures en 2008 (avec en quelque sorte une diminution quasi proportionnelle des horaires consacrés aux ’’fondamentaux’’).

A noter cependant que ce sont les horaires de français qui ont été le plus souvent concernés par les diminutions (au delà parfois de la ’’proportionnelle’’) alors que ceux de ’’calcul’’ ou ’’mathématiques’’ ont fait plus que résister au ’’reflux’ (tous cours confondus en moyenne hebdomadaire : 4 heures 15 en 1945, 5 heures en 1969, 6 heures vers la fin des années1970, 5 heures en 2008).

Quant à l’ex-ministre de l’Education nationale Jean-Pierre Chevénement, le plus remarquable est qu’il ne s’est pas fait remarquer dans les faits en l’occurrence… »

1 Message

  • « Mise au point instructive », certes, sur la continuité d’une politique, mais, si elle reste livrée telle quelle, doublement dangereuse aussi pour la conception de l’école qu’elle risque d’avaliser (au moins auprès d’un lecteur non spécialiste de la pensée de Lelièvre).
    D’une part, faute de porter sur eux un regard critique, elle entérine, malgré les guillemets, l’idée qu’il y a des « fondamentaux » (maths et français) et donc des disciplines secondaires (tout le reste !).
    D’autre part, ne réfutant Chevènement que sur la question des horaires, elle peut laisser penser que l’acquisition de connaissances est liée essentiellement au nombre d’heures de cours, et non aux conditions dans lesquelles ces cours se déroulent (nombre d’élèves, dédoublements, type d’enseignement, …).
    Et les commentaires qui suivent l’article de Lelièvre sur son blog ne peuvent que me conforter dans cette réserve …
    Amicalement,
    Alain Chevarin

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