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Questions de classe(s)

Collège, lycées généraux, technologiques et professionnels - Réussir la grève du 26 janvier !

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Appel à la grève de la Fédération SUD éducation

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Avec le premier degré et toute la fonction publique, contre la « Réforme » du collège et ses inégalités, c’est maintenant ou jamais !

Réforme du collège : appel à la grève le mardi 26 janvier

Appel à la grève de la Fédération SUD éducation : Collège, lycées généraux, technologiques et professionnels - Réussir la grève du 26 janvier !

Avec le premier degré et toute la fonction publique

Contre la « Réforme » du collège et ses inégalités, c’est maintenant ou jamais...
⇒ ...si vous ne voulez pas :

- de la modulation des horaires disciplinaires et de la « marge d’autonomie »
- des EPI qui vont creuser les inégalités entre collèges et exploser notre temps de travail
- d’une AP inefficace au lycée, dupliquée au collège
- d’une réduction de l’offre de formation en LV2, langues anciennes, enseignements artistiques et scientifiques.

Hiérarchies intermédiaires, explosion du temps de travail : dangers pour toutes et tous !
- Avec la refonte des statuts de 2014 au-delà du conseil pédagogique, sont multiplié-e-s les référents-e- de cycles, de niveau, culturel-le-s etc. Autant de tentatives pour nous diviser et créer des relais rétribués à coût de primes (IMP).
- 5 à 8 jours de formation collège, souvent hors temps de service : un plan inacceptable, possible demain pour tout le second degré si on laisse faire !

Réforme des lycées, faisons entendre notre « bilan »
Le ministère vient d’ouvrir le bilan de la reforme des lycées. Le 26 janvier, c’est aussi l’occasion de refuser le statu quo qui s’imposerait dans les 3 lycées si cette réforme du collège, inspirée des même principes, s’appliquait en 2016.
- La globalisation des horaires et « l’autonomie », c’est la concurrence entre disciplines et établissements. La territorialisation avance, avec notamment la régionalisation de la carte des formations professionnelles et les projets contre les statuts des PLP.
- L’accompagnement faussement « personnalisé » est un contenu fourre-tout, déconnecté du groupe-classe, sans heures de concertation, qui ne permet pas l’aide aux élèves.
- Le CCF, au Lycée professionnel mais aussi en langues vivantes au Lycée général et technologique, alourdit la charge de travail des collègues et sape un peu plus le caractère national des baccalauréats.

Créations de postes, effectifs en collèges et lycées, c’est maintenant qu’il faut agir !
Des créations de postes loin du compte

- 2804 créations de postes annoncées dans le second degré, mais selon le ministère 2000 postes sont déjà nécessaires dès 2016 pour la réforme du collège.
- C’est très insuffisant pour le collège (moins d’un poste par établissement), mais cela veut aussi dire qu’il n’y aura rien pour les 3 lycées. Inacceptable compte tenu des conditions de travail des collègues et d’étude des élèves !
- Enfin, resurgit en collège l’attribution des moyens selon les « projets » d’EPI !

Rien sur les effectifs
- baisse des effectifs par classe et le rétablissement de dédoublements nationaux sont des conditions préalables pour faire progresser nos élèves et lutter contre la sélection par l’origine sociale.
- Pour SUD éducation, qui lance une campagne nationale sur la réduction des effectifs, il faut par nos mobilisations remettre cette question au centre de nos revendications pour changer l’école.

Réussir la grève du 26 janvier, un enjeu pour toutes et tous

Montrons au gouvernement notre refus intact de la réforme du collège et du statu quo dans les 3 Lycées.
- Exigeons des DHG qui permettent d’enseigner et de baisser enfin les effectifs !
- Construisons d’ici le 26 janvier une grève massive, dans l’unité, par les AG, les tournées d’établissements...
- Mettons en débat les suites à donner pour gagner et notamment la généralisation et la reconduction de la grève.


Formations collège

Continuons de nous opposer à la mise en place de la réforme !
- à partir de janvier, 8 jours de formations annoncées nationalement
- Un dispositif au détriment des formations du PAF
- Des formations qui feront exploser le temps de travail de tou-te-s les collègues

Quatre raisons de s’opposer à ces formations !

1- SUD éducation demande toujours l’abrogation de la réforme du collège. Loin des discours élitistes et anti-pédagogie que l’on entend un peu partout, SUD éducation dénonce l’accroissement des inégalités que va impliquer cette réforme. Mettre en place au forcing un formatage des personnels pour mieux la faire passer est parfaitement scandaleux et méprisant pour les collègues.

2- SUD éducation défend le droit à la formation. Dans la plupart des collèges les chef-fe-s d’établissement relayé-e-s par les IPR ont limité l’autorisation de participer aux journées de formation auxquelles les collègues ont pourtant légitimement droit. Les formations « obligatoires » réforme du collège se font donc sur le dos du droit à la formation des personnels. La formation devient un outil de management pour faire passer les réformes. C’est parfaitement inacceptable.

3- SUD éducation s’oppose à la multiplication des hiérarchies intermédiaires. Nous avions déjà le conseil pédagogique, les experts de terrain en REP, les bénéficiaires d’IMP bidons... Maintenant, nous allons avoir les « formateurs relais » chargés de formater leurs collègues et d’investir les conseils pédagogiques pour mettre en place la réforme. Le management par la carotte est un facteur de division et de tension au sein des équipes : il faut le refuser !

4- SUD éducation s’oppose à l’allongement du temps de travail. Or, les formations pour l’ensemble des collègues devront être organisées largement hors du temps de service devant élèves, ce qui implique un allongement du temps de travail ; il faudra en effet trouver entre 10 et 16 demi-journées. Le ministère a décidé que ces formations seront déclinées par académies avec des possibilités diverses : le mercredi après-midi, durant les journées de prérentrée ou au cours de la « journée de solidarité » (sic) ou pendant les vacances scolaires ! La Degesco a même fait allusion à l’annualisation du temps de travail dans la fonction publique avec des modalités et des justifications très variables selon les académies ! Tout ceci est inacceptable.

Comment s’opposer aux formations ?
Nous sortons de la phase des formations des « formateurs relais » qui s’est achevée en décembre. SUD éducation les a dénoncées et a appelé à les boycotter. En effet elles concernaient le cœur de la réforme : les EPI et l’accompagnement personnalisé (l’AP). De plus elles n’avaient aucun caractère obligatoire.

Les pressions diverses de la hiérarchie ont plutôt mal fonctionné. Dans bien des cas des boycotts collectifs ont été organisés et des « volontaires » ont du être désigné‑e‑s. Il sera donc souvent difficile pour les chef‑fe‑s d’établissement de s’appuyer sur ces relais pour faire passer la réforme dans leur collège.

De janvier à juin, 5 jours décomposés en 10 demi‑journées doivent être organisés pour tous les collègues de collège. Trois jours doivent être consacrés à la réforme des programmes. Deux jours à l’utilisation du numérique. Les rectorats combineront par académie les diverses possibilités que leur offre le ministère (cf. ci‑contre « SUD éducation s’oppose à l’allongement du temps de travail »). Dans tous les cas, un ordre de mission dans les formes doit vous parvenir. Selon les cas, vos syndicats SUD éducation locaux pourront vous répondre sur le caractère obligatoire ou non de ces formations, sur la base du travail juridique effectué dans notre fédération.

Pour SUD éducation, il faut continuer à s’opposer aux formations qui mettent en œuvre la réforme ou qui feraient exploser notre temps de travail.

Pour SUD éducation, il faut décider en AG de personnels des modalités d’action les plus appropriées selon les formations et les choix des équipes.
- La grève, la subversion des réunions peuvent être des solutions pour refuser ou détourner les formations prévues sur notre temps de service.
- Le boycott décidé dans un cadre collectif peut être une solution lorsque le temps de la formation ne correspond pas à une obligation établie.

Quelles que soient les formes de résistance décidées, les personnels restent couverts par des préavis de grève déposés par SUD éducation.

1 Message

  • « La logique du révolté est... de s’efforcer au langage clair pour ne pas épaissir le mensonge universel. » L’Homme Révolté, Albert Camus

    La réforme du collège, une réforme raisonnable, une réforme nécessaire, une réforme urgente et attendue par de très nombreux enseignants, parents et élèves, une réforme qui ne concerne qu’à peine 13% du temps total des emploi du temps d’élèves (J’aurais aimé qu’elle concernât bien davantage mais ne soyons pas trop exigeants... C’est un début vers des transformations irréversibles...) est aujourd’hui la cible des attaques les plus violentes qu’on ait vues depuis une autre réforme : celle des rythmes scolaires. A l’époque déjà, les opposants ne voulaient rien changer. Le mot "maintien" revenait de manière récurrente. Maintien... Maintien... Maintien... S’opposer est un droit absolu ; débattre est une nécessité démocratique ; proposer est une obligation à la fois formelle et morale.

    Cette réforme est un dernier avertissement, le dernier je le crains, lancé à une France drapée dans les oripeaux d’hier, révolutionnaire, admirative de sa devise qu’on apprend aux élèves, LIBERTE - EGALITE - FRATERNITE et pourtant, hélas, hélas, toujours plus inégalitaire, ces inégalités que l’Ecole, si elle ne les crée pas, ne fait RIEN pour les réduire ! Nous devons tous en avoir conscience. Aujourd’hui bien plus que jamais ! Car si la réforme n’empêchera pas les extrémismes de prospérer, elle est construite pour, entre autres, permettre aux enfants de la République de se mélanger, de se parler, de ne plus se regarder en chiens de faïence, de se comprendre et non de se méprendre. A force de nous ignorer, nous nous sommes mis à "mal nommer les choses" et "mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde" comme l’a dit Brice Parain, ami et contemporain de Camus*...

    L’Ecole (au sens large) est en danger et met la France en danger de radicalisation nationaliste et populiste si elle continue de trier, jetant par dessus bord 150 000 gamins par an depuis quatre décennies ! 150 000 aigris, 150 000 auxquels on a fait réciter par coeur la devise inscrite souvent aux frontons de nos établissements scolaires, 150 000 déçus parmi lesquels le Front National n’a plus qu’à puiser pour alimenter ses funestes desseins pour un tragique destin ! Une bonne nouvelle est venue récemment nous confirmer qu’il faut poursuivre les "travaux" de refondation : le nombre des décrocheurs est enfin en recul !

    Il est regrettable de constater que certains médias, certains éditorialistes, certains intellectuels, tous ayant pour point commun de n’avoir pas lu, ou mal lu, ou lu avec les lunettes déformantes de l’ idéologie hurlante, servent de relais à l’opération de déstabilisation, de destruction d’une réforme loin d’être une "révolution".

    Il est intéressant de constater que tous ces anciens excellents élèves ayant bénéficié d’un système entièrement construit pour eux, reproduit par eux, ne s’en prennent pas à la réforme dans son ensemble. Une réforme, rappelons-le mille fois, proposée pour tous les élèves et non pour quelques-uns. (C’est peut-être ce qui gène, allez savoir...). Ils ne s’en prennent qu’à trois des thèmes que le projet, porté par Michel Lussault, Président du Conseil Supérieur des Programmes, a offert au débat : les langues vivantes dont l’allemand, les lettres classiques (Latin et Grec) et l’Histoire. Trois disciplines présentées par les opposants à la réforme comme étant en danger de mort ou de "travestissements" alors qu’il s’agit tout au contraire d’ouvrir ces discplines à un plus grand nombre d’élèves pour les langues et les lettres classiques, d’offrir une liberté pédagogique réclamée pour l’enseignement de l’Histoire. Si le projet n’avait touché "que" la technologie ou les disciplines artistiques, personne, absolument personne n’aurait trouvé à redire. Mais avec les langues vivantes, mais avec les lettres classiques - que je défends absolument pour toutes et tous ! - , mais avec l’Histoire, le Conseil Supérieur des Programmes a mis le doigt sur des patrimoines, sur des Graal, sur des "intouchables".

    Si je ne nie pas la "valeur" de ces disciplines car je ne nie la valeur d’aucune, je trouve étrange que tel quotidien, telle association, tels intellectuels, tels syndicats, tels polémiste auto-proclamé "journaliste" n’écrivent et ne parlent que pour venir au secours de ces SEULES matières pourtant nullement en danger AVEC la réforme mais en risque de mort rapide SANS elle. Rappelons une fois encore que le latin, pour parler de lui, représente 20% d’élèves en 5è, 5% en seconde et 1% après le Baccalauréat. C’est hier et aujourd’hui qu’il est en danger de mort ! Où étaient, au passage, les annonciateurs d’Apocalypse lorsqu’il fallait être au chevet de la langue de Cicéron ? Les raisons profondes qui poussent tous ces soudains défenseurs de la dernière heure à s’inquiéter ne sont pas forcément celles qu’ils annoncent et qu’ils nous forcent à imaginer. Ne soyons pas dupes !

    Quant à l’autonomie des établissements, elle est l’objet d’attaques dont la contradiction révèle l’équilibre de la réforme. En effet si les syndicats opposants s’attaquent à cette autonomie en la trouvant "contraignante" (??), le SNPDEN (Personnels des direction) la trouve trop timide.

    Ce que je défends, avec beaucoup d’autres, vraiment beaucoup d’autres, va bien au-delà de l’Ecole, va bien au-delà de cette réforme que je soutiens avec vigilance mais avec conviction.

    Notre pays se trouve à un point d’équilibre de son Histoire si ancienne et si riche. La République a enfanté une autre "République" qui, petit à petit, a réuni en son sein la partie supérieure, celle des "gens éduqués", celle des "initiés", celle qui comprend le langage, celle qui vit dans l’entre-soi et se déplace avec aisance dans la jungle des filières. Cette "autre République", discrète mais puissante, s’est appropriée la Liberté, l’Egalité et la Fraternité pour en faire deux outils :

    - l’un qui exclut les enfants des non initiés de la voie royale ;

    - l’autre qui s’oppose à toute réforme pour le maintien des acquis, de SES acquis : une force d’inertie incroyable, très conservatrice et hostile à tout ce qui lui semble être une mise en danger de ses privilèges.

    Et tout cela dans une parfaite bonne conscience !

    Et tout cela pour maintenir, toujours maintenir, un système qui, soyez-en persuadés, mène ce pays vers la catastrophe ! Car ceux-là ne veulent pas voir que l’Ecole qu’ils défendent, à force d’exclure, ajoute aux flots déjà bouillonnants des extrémismes populistes !

    Culpabilisation ? Non !

    Avertissement ? OUI !

    Voilà pourquoi je soutiens cette réforme.

    Voilà pourquoi, tout en respectant celles et ceux qui feront un autre choix, je ne ferai pas grève le 26 janvier 2016.

    Christophe Chartreux

    * Camus qui pensait sans doute à son ami Parain lorsqu’il écrivit :

    « La logique du révolté est... de s’efforcer au langage clair pour ne pas épaissir le mensonge universel. » L’Homme Révolté

    Oui, employons des "langages clairs"...
    _________

    A propos de l’apprentissage :

    Croyez-vous, sur ce sujet capital, engageant l’avenir de milliers de jeunes, voir fleurir des débats enflammés dans les médias ?

    On entendrait Michel Onfray et Alain Finkielkraut, entre autres, venir nous parler de la "fin de la civilisation" si l’apprentissage ne devenait pas LE sujet de préoccupation des français...

    Twitter et autres réseaux dits "sociaux" s’enflammeraient... Des joutes, des clashs, des buzz, des crêpages de chignons animeraient de "belle" manière un débat passionnel...

    Défilés, grèves et manifestations monstres seraient organisées par des syndicats revendicatifs et portés par un sujet "majuscule" !...

    Quoi ?... Pardon ?...

    Ce n’est pas intéressant ?...

    Ah ok.. Ok...

    Excusez-moi d’avoir dérangé alors...

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