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Questions de classe(s)

Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture

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Je suis avs (auxiliaire de vie scolaire) ou plutôt AESH (accompagnante d’élève en situation de handicap comme on dit depuis le nouveau décret.

Je souhaite parler sur ce site de ce qui me semble être une grande imposture. Il faut savoir que jusqu’alors nous sommes recrutés en cdd d’un an renouvelable.
Nous sommes cédéisables paraît-il, chouette, la fin de notre précarité ? Il faut savoir déjà qu’il existe deux types d’AESH :
- des aed, avec le bac. C’est mon cas et pour atteindre un cdi, il faut accumuler 6 cdd (sans interruption de plus de quatre mois, il faut allumer quelques bougies pour espérer qu’il n’y aura pas de pb de budget sinon retour à la case départ). Il n’existe dans aucune autre profession une "période d’essai de 6 ans". Avant cette cédéisation, nous étions jetés comme des vieux kleenex au bout de 6 ans lors que nous avions acquis un réel savoir sur le terrain pour être remplacés par des personnes ne connaissant rien au travail et jetées à leur tour, etc.
Il faut savoir qu’une fois le Graal du CDI atteint, nous restons des précaires et qu’un CDI à temps plein de droit public est égal à 41 heures. Ce qui est impossible à atteindre dans une semaine scolaire. C’est mathématique. Donc nous n’aurons droit qu’à des CDI à temps partiel. La précarité est donc cédéisable.

- deuxième type d’Aesh, des personnes en contrats aidés (ex EVS), qui sont qui ne sont pas dans l’obligation d’avoir le bac ou un quelconque niveau d’études (ce qui n’en fait pas forcément de mauvais professionnels évidemment). Ces personnes sont éjectées dès la fin de leur contrat.
Il faut savoir que nous n’avons aucune formation sur le handicap, que nous sommes des pions et que nous sommes placés et déplacés d’une année sur l’autre sans aucune considération pour l’enfant qui se retrouve chaque année avec une nouvelle avs voir pas d’avs du tout.
Les demandes des familles, des professionnels et des avs (il faut que je m’habitue à dire aesh) ne sont jamais prise en compte par l’administration. "Il ne faut pas que l’enfant s’attache, ils faut que les enfants s’habituent au changement" sont des phrases clé que nous entendons maintes et maintes fois. ... Alors que pour certains handicaps, la stabilité, la continuité sont très importantes. Il y a une réelle violence institutionnelle envers les familles, les élèves et les professionnels que nous essayons d’être.
Enfin et surtout, ce qui me scandalise profondément, c’est que pour être aesh et accompagner ces élèves en situation de handicap, il faudra être titulaire d’un diplôme d’aide à la personne (amp, auxiliaire de vie sociale, aide à domicile). Ce que dit le décret : "Une qualification spécifique aux postulants est exigée, à travers la détention d’un diplôme professionnel dans le domaine de l’aide à la personne (dans un futur proche, les diplômes d’État d’auxiliaire de vie sociale, d’aide médico-psychologique ou de mention complémentaire aide à domicile seront remplacés par un diplôme professionnel unique), sauf si ces derniers peuvent justifier d’exercice professionnel antérieur d’au moins deux ans sur des fonctions d’aide à l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap." Et cela démontre le regard de l’Etat sur le handicap. Tout d’abord parce que ce sont des diplômes peu qualifiés et donc un personnel à bas prix. Une formation réellement qualifiante formerait un personnel bien sûr trop cher et puis moins malléable. L’Etat a décidé de nous fonde avec le métier d’auxiliaire de vie sociale qui consiste entre autres à intervenir au domicile des personnes âgées.
Ce qui me choque, je le répète, profondément, c’est que ce sont des diplômes d’aide à la personne qui seront demandés. Quel regard sur le handicap cela suppose t-il ? L’aide à la personne concerne en général les personnes âgées
Cela montre que pour l’Etat, accompagner un élève en situation de handicap serait comme accompagner des personnes en maison de retraite ou à domicile ? La pédagogie n’est jamais mentionnée. Elle n’existe pas dans les diplômes d’aide à la personne bien évidemment. C’est un véritable scandale.

Voilà nous allons voir apparaître pour accompagner ces enfants toute une population peu qualifiée, corvéable à merci.
De plus, les aesh pourront être sous traités par les collectivités locales pour faire du périscolaire. On sera des espèces de précaires, peu qualifiés, bon à tout faire, sans savoir faire. Accompagner un élève dans un classe puis après le suivre en périscolaire et se retrouver à faire de l’animation... Avec évidemment des horaires fous.

Pour accompagner des élèves en collège et lycée, je pense qu’il faut une réelle formation (sur le modèle italien) pour pouvoir réexpliquer, reformuler les maths, le français, l’Histoire Géo.
Voilà, je suis écoeurée car c’est un métier formidable. Mais pour l’Etat, un seul objectif, le handicap ne doit pas coûter cher. Et pour cela, il faut du personnel peu qualifié. Des précaires formés à l’aide à la personne remplaceront les enseignants spécialisés d’autrefois. L’élève n’est pas et n’est pas près d’être au centre du dispositif. Et je le souligne une fois de plus le scandale est dans le diplôme exigé pour accompagné ces élève. Et dans le regard de l’Etat sur le handicap sous tous ces discours faussement bienveillante autour de la loi 2005 Laura

53 Messages

  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 21 septembre 2014 09:31, par Gribouille

    AVS ou AVS ?

    Suite de mon post : "L’auxiliaire de vie sociale permet le maintien à domicile des personnes âgées ou handicapées. Il veille à leur bien-être et les aide dans les actes de la vie quotidienne. Souvent employé par une association ou une mairie, il travaille en autonomie."

    Voici la définition de l’auxiliaire de vie sociale, un des diplômes qui sera exigé pour être aesh (ex avs)et accompagner des élèves en situation de handicap. Cherchez l’erreur et le regard de l’Etat (je me répète) sur les élèves en situation de handicap.
    Une avs (auxiliaire de vie scolaire) n’a rien à voir avec une avs (auxiliaire de vie sociale). Mais quand on veut que le handicap ne coûte pas cher, tout est possible.

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    • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 26 janvier 2015 11:26, par audrey

      Bonjour,
      Je suis tout à fait d’accord avec vous sur une meilleur formation des AESH et une reconnaissance de métier. Mais par contre il ne faut pas associer AVS et AMP, je suis AMP depuis 5ans et je peux vous affirmer que la fomation que j’ai suivi est basée en grande partie sur le handicap et bien sur l’accompagnement de la personne âgée, je travaille depuis 2 ans dans le milieu du handicap(foyer de vie) et j’interviens aussi en IME, je trouve ma formation tout à fait cohérente pour accompagner ces personnes correctement. Bien sur il faut sans cesse continuer à se former et c’est ce que je fais, donc je pense qu’une AMP est tout à fait capable de faire le métier d’AESH après effectivement il faudra surement une formation complémentaire pour travailler dans le milieu scolaire.

      A.

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 22 septembre 2014 07:07, par Gribouille

    Ps : résultat : l’Etat a réussi a créer pour accompagner les élèves en situation de handicap (élèves que nous accompagnons jusqu’au bac voire après le bac), un diplôme accessible sans le bac. En effet auront accès au fonction d’aesh (nouvelle dénomination des avs) des personnes qui sont soit sur le terrain depuis deux ans donc sans conditions de diplôme pour la plupart, soit les personnes titulaires d’un diplôme d’aide à la personne . Voilà nous assistons en direct à la façon dont l’Etat crée volontairement un emploi peu qualifié. C’est instructif mais scandaleux. Les médias n’en parlent pas évidemment.

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 6 décembre 2014 00:07, par rivierebetty

    Tout d’abord merci "Gribouille" avoir trouvé ton texte sur internet ça ma rassure, je me sens moins seule ! Embauchée en CUI contrat "aidé" en septembre 2014, je me suis retrouvée parachutée (en voiture perso mais c’était presque un safari !) dans l’école maternelle de Bouriège, Aude.
    Ouais, moi aussi j’ai inspecté la carte, j’ai même fait un repérage pré rentrée... et je me pointe toute fraîche le 1er septembre... porte close ! Dans ce tout petit village les voisins sont bavards et j’apprends donc qu’il y a un RPI (c’est quoi cette chose ?) avec les villages de Festes St André et Roquetaillade. J’ai fini, après une visite à Festes par retrouver la réunion de rentrée à Roquetaillade.
    L’accueil a été sympa et la professeure des écoles de Bouriège a regretté que nous n’ayons pas eu de contact avant...Moi aussi ! Mon recruteur à l’I.A de Carcassonne, euh pardon la DSDEN, m’avait précisé dans son courrier puis par téléphone que je ne devais rentrer en contact ni avec les enseignants(c’était les vacances aussi) ni avec la famille de l’enfant dont je devais être l’avs ce qui aurait été difficile vu que je ne connaissais ni son nom ni son âge, ni son handicap.
    J’ai travaillé plus de 20 ans comme assistante de vie à domicile, les statuts et formation et appellation de ce métier ont changé souvent.
    Ce qui ne change pas c’est d’envoyer des personnes sans formation sans concertation avec les intéressés, parents, enfant enseignant et autre personnel comme les Atsem dans un lieu où se joue le bien être de tous et le devenir d’une personne handicapée en particulier.
    Depuis, je dois dire que je vis un bonheur précaire mais absolu avec la gamine dont je suis l’alter ego, les autres élèves, l’instit l’atsem et les parents.
    Mais que va t-il se passer en septembre ? Renouvellée ou pas ?
    J’ai reçu convocation pour 4 jours de formation, la dernière journée étant le mercredi 1er Avril..
    C’est de bonne augure ?
    En attendant nous avons provoqué avec l’instit et les parents et l’IA ET les médecins qui suivent la gamine une réunion qui m’a permis de mieux cibler mon intervention et qui nous a permis à tous de mesurer les progrès que ma présence pouvait lui permettre, et instaurer un climat de confiance entre tous les adultes intervenants.
    C’est peut-être une piste ? Au delà des diplômes, une vraie communication "de terrain", un suivi qui est nécessaire de toute façon, les êtres humains n’étant pas toujours compatibles ?

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    • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 21 décembre 2014 09:31, par Gribouille

      Betty,

      je viens de lire ton message. Merci. Si tu veux me contacter en mp, je te donnerai des sites d’avs où l’on essaye de se battre pour notre statut. On assiste là à la manière dont l’Etat crée de toute pièce de l’emploi précaire, bon marché car quand on gagne peu d’argent et que les fins du mois sont difficiles, c’est tout de même difficile défaire grève ou de se battre pour améliorer nos conditions de travail. Les cui, c’est une arnaque, c’est juste de l’emploi à bas prix. Et les avs, les enseignants s’en foutent. La seule chose qui les intéressent, c’est leur petit statut. Il n’y a que toi qui est avs qui a répondu à mon post. La solidarité n’existe pas. Alors comment imaginer que cela va changer pour nous ?

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      • L’élève n’est pas et n’est pas près d’être au centre du dispositif. Dans le regard de l’Etat sur le handicap sous tous ces discours faussement bienveillante autour de la loi 2005LAURA
        je suis Aevs et on me change constamment d enfant car je serais trop bienveillante et investie .....quelle connerie n est ce pas ?
        en realite je vous le dis je suis trop ’évoluée’ (BAC...) et empathiquement proche des gamins désarmes il y a de quoi en ecoeure polus d ’Une je vous le dis

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        • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 21 mai 2016 11:27, par Capucine

          Bonjour,

          Je suis AVS individuelle et suis tout à fait d’accord avec le fait que l’intérêt de l’enfant, ainsi que ses besoins en attention ne sont pas pris en compte. Il ne faut en effet pas être diplômé(e), les enseignants (certains) se sentent injustement menacés. Avoir des AVS qui ne savent ni parler ni écrire correctement, qui découvrent en classe de CLIS que le Japon est une île (j’en passe et des meilleures) mais qui se fondent dans le moule de l’enseignant (gentils avec les enfants, quand l’instit est doux, crier contre les mêmes quand c’est ce que fait l’instit, avoir donc ce genre d’avs flatte leur égo. L’enseignant est tout puissant dans sa classe, n’essayez pas de proposer quelque chose (même si ça a déjà marché), il faut que l’idée vienne de lui.

          Voilà, soyez à l’écoute des enfants, faites votre travail du mieux possible, agissez dans l’intérêt évident de l’enfant et vous aurez une belle porte ouverte vers la sortie au bout des 6 ans de CDD (si encore vous arrivez jusque là).

          Je ressens l’écoeurement dont vous parlez. Moi aussi je suis bienveillante, investie, diplômée et proche des enfants que j’aide, ça me prive de la cdisation...

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        • Idem pour moi !!! Après 7 ans en tant qu’AVS, les 2 premières ne comptant pour "rien" (CAE) pour une ’cédéisation’, j’ai envie de rendre mon tablier en juin 2016...
          J’en arrive à la même conclusion que Gribouille, pour moi c’est une grande imposture, c’est justement en tapant ces mots que je suis arrivée sur son message.... Ma conclusion, est qu’il faut vraiment créer plus de structure spécialisées pour les gamins en grande situation de handicap, avec des soins ADAPTES, et non pas du bricolage....
          Je ne sais plus à qui m’adresser.... profondément écoeurée.
          On se moque et de l’élève, des enseignants, des parents, et de nous !
          Je suis fatiguée . . .

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          • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 27 août 2016 07:30, par mylene

            Bonjour,
            J’entame ma 5e année d’AVS cette annee, et depuis l’annee derniere c’est une situation qui me pèse.
            Je suis épanouie dans mon "métier", il a fait naître en moi une certaine vocation, mais je suis fatiguée de ne pas avoir une situation stable avec qui plus est, un salaire minable.
            J’ai 27 ans, j’aspire à un train de vie meilleur et je recherche actuellement, et en vain, un métier proche de celui que j’exerce, avec une reconnaissance niveau salaire.
            J’arrive à un stade, où je ne vis plus car je stresse pour mon avenir.
            Mais que faire ? Je suis perdue..
            Arreter un metier qu’on aime pour chercher un meilleur salaire ailleurs ?
            En tout cas, j’ai besoin de stabilité !!!!

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            • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 27 août 2016 09:25, par Fifi

              Bonjour Mylène, je te comprends et tout à fait d’accord avec toi. Moi après 7 années de contrats précaires, un manque de reconnaissance à tous les niveaux et un salaire sous le minimum de pauvreté, à 50 ans et quelques, je ne me projette plus du tout dans ce métier qui m’a épuisée moralement, et physiquement et finalement écoeurée.
              Bien que motivée au départ, mais j’ai tellement ramé, à me battre seule pour des gamins, sans être éduc spé (faut pas l’oublier)... En fait je n’attends plus qu’une chose, c’est que l’EN ne me renouvelle pas fin août, qu’elle m’envoie mon solde de tout compte pour "me rendre" ma liberté ! car sinon on est considérés comme démissionnaires.
              Je pourrais ainsi retoucher les alloc chomâge, récupérer un peu d’APL, réductions dans certains organismes, transport gratuit (intra urbain). L’un dans l’autre le calcul est vite fait. Même somme à la fin du mois et moins de contraintes... Autant faire du bénévolat !...

              Bon courage Mylène, fais le bon choix, pour ce qu’il y a le mieux pour toi.

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              • Bonjour,
                je peux te comprendre hélas,
                sache que tu peux téléphoner à l’inspection académique et leur faire part officiellement de ton renoncement à un autre CDD, des arrangements sont possibles sans avoir à démissionner.
                Bon courage à toi.

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      • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 13 janvier 2016 16:32, par sissimicocca

        je suis d’accord avec toi une belle arnaque je suis en cui deuxième année après je ne sais pas si je vais être renouveler et oui métier passionnant av salaire de misère pour vivre on est sur siège éjectable et les profs n’en a rien a faire de notre avenir il ont une bonne paye a la fin du mois eux... les personnes av handicaps ne sont pas considéré et les personnes qui les accompagne non plus plus, nous sommes aussi en détresse financière et certains sont devenu pauvre grâce a ce métier, salaire insuffisant pour part je suis a découvert tous les mois.

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      • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 20 août 2016 10:54, par khettab

        Bonjour,

        C’est bien les filles, battez-vous contre les injustices mais surtout soyez solidaires car il y en aura toujours qui pleurnichent et qui ne font rien pour faire évoluer les choses. Il est dur de faire bouger le mur de l’éducation nationale ou de "l’exploitation nationale"et de faire chuter l’ego sur-dimensionné d’un grand nombre de ses recrues, e.i. les profs. Alors ne baissez pas les bras et faites valoir vos droits au respect et à la dignité dans une "pseudo démocratie" qui se respecte, hum ! " égalité-fraternité-dignité". Moi, je me bats auprès du ministère de l’emploi et de certaines aberrations pour les droits de ma fille étudiante, qui vient d’être licenciée après 4 ans de travail au Mc Do pour payer ses études et qui ne peut plus les poursuivre car n’ayant pas le droit de percevoir le chômage en tant qu’étudiante. Donc, soit dans ce pays il faut être plein de tune et donc pas besoin de bosser pour financer ses études (elle est belle l’égalité des droits !) ou alors on se retrouve dans une belle merde en cas de licenciement, voire à la rue pour certains. "égalité-fraternité-imposture" Bon courage les filles !

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 1er janvier 2015 16:25, par agathe

    Bonjour, je viens de lire votre article et les réactions que cela entraîne. Je suis également AVS depuis 8 ans. Votre texte fait écho à une lettre que j’ai écrite il n’y a pas très longtemps par énervement. Car j’ai toujours l’impression d’être illégitime dans cet emploi que j’exerce depuis tout ce temps. De plus, on a toujours l’impression que les AVS sont soit des mère de famille qui souhaitent un mi-temps soit des chômeur de très longue durée désocialisés à qui l’on fait une faveur. Si vous me le permettez je colle en suivant ma lettre peut-être un peu longue mais qui témoigne de la façon dont sont considérés les AVS. Merci

    "Lettre d’une AVS…Une quoi ?
    J’éprouve un besoin, une obsession, mieux une obligation.
    Témoigner.
    Je suis auxiliaire de vie scolaire.
    Ce que j’éprouve n’est pas de l’aigreur ou de la fatigue mais plutôt un sentiment d’impuissance et d’injustice.
    Je suis une femme, j’ai 37ans, je vis en couple et j’ai deux enfants en bas âges.
    Je possède une maîtrise d’arts plastiques. J’ai travaillé dans le domaine du social tout en étant bénévole dans une association d’arts plastiques et en ayant passé un certificat d’art thérapie.
    Depuis 8 ans je travaille en tant qu’auxiliaire de vie scolaire.
    Vous savez ces personnes sans qui les enfants handicapés ne pourraient ou auraient de grandes difficultés à être scolarisés.
    Vous connaissez ? Ces personnes qui sont embauchées avec un baccalauréat minimum, qui tentent d’adapter la pédagogie des professeurs au handicap de l’enfant qu’ils accompagnent, qui assistent aux réunions pluridisciplinaires pour mettre en place un projet d’accueil de l’élève dans l’école.
    Vous savez ces personnes qui s’informent, se documentent sur le handicap spécifique de l’enfant dont ils s’occupent.
    Ces personnes qui aident l’enfant à la bonne mise ne œuvre de son intégration sociale avec ses camarades, avec le personnel de l’école, celles qui font le lien entre les parents et l’école, celles qui dialoguent, qui écoutent, qui essaient de comprendre, d’expliquer.
    Celles qui aident l’enfant à aller aux toilettes, qui le nettoient, qui le recoiffent, qui le rhabillent, qui l’accompagnent dans toutes les activités scolaires extérieures à l’école.
    Celles qui proposent avec l’accord de l’enseignant des ateliers, des activités pour tous les enfants de l’école.
    Ces personnes payées une misère auxquelles aucun cdi ou titularisation ne peuvent être promis.
    Et bien, ces personnes c’est moi et quelques milliers d’autres qui aiment leur travail, qui se sentent utiles et qui réfléchissent à leurs rôles professionnels dans leur établissement, qui s’adaptent aux différents enfants qu’ils suivent, qui sont surdiplômés par rapport à la fiche de poste qu’ils ont. Ce sont ces personnes qui depuis des années ont réfléchi et ont créé le métier d’auxiliaire de vie scolaire.
    Après 6 ans de contrat d’un an, renouvelé tous les ans, je suis virée, non pas que je travaille mal, que j’ai commis une faute grave, non il s’agit de la fin de ce système de renouvellement qui mettrait l’éducation nationale en infraction si elle me proposait un autre contrat.
    Deux ans de chômage où je vous passerai les détails pour trouver un emploi ou prétendre à une formation professionnelle. Puis un autre contrat, privé, en CAE-CUI. Qu’est-donc ?
    Mon salaire est subventionné à 70% par pôle emploi pour permettre à un autre établissement de me recruter. Il s’agit à la base d’un contrat pour aider les plus démunis, les plus mal diplômés à être embauchés.
    J’ai droit à ce contrat car cela fait 2 ans que je suis au chômage.
    Quelle aubaine pour les principaux d’établissement qui peuvent embaucher à 20h, pas plus, au smic (675€ par mois) des personnes soit diplômées en psychologie, soit avec une expérience de plusieurs années dans le monde du handicap, soit ayant un master I, II etc.
    Je ne les blâme pas, au contraire, eux aussi font ce qu’ils peuvent et reconnaissent nos compétences à leur juste valeur.
    Ce contrat est valable 2 ans et ne peut être renouvelé.
    J’ai fait une demande de validation des compétences pour obtenir le diplôme d’éducateur de jeunes enfants car je trouvais que les compétences requises et demandées étaient similaires à celles de l’auxiliaire de vie scolaire.
    Première lettre, premier refus.
    Je renvoie une lettre de recours expliquant exactement ce qu’étaient les fonctions d’un AVS (auxiliaire de vie scolaire). Deuxième refus : « en effet, les fonctions et activités ciblées pour établir le rapport direct précisant la dimension collective et non individuelle de l’accompagnement effectué par l’EJE. »
    Ce que je fais pour un enfant, je ne peux le faire pour plusieurs avec une quotité d’heure de travail supplémentaire et un meilleur salaire !!!!????
    D’autant plus que la VAE peut être acceptée partiellement et permet de valider les modules non recevables, par la suite, grâce à l’entrée en formation en IRTS (institut régional du travail social).
    Voilà j’ai 37 ans, une famille, une expérience professionnelle qui n’est absolument pas reconnue, et quoi ? Il faut que je refasse 2 ans de chômage pour pouvoir être à nouveau rembauchée ? 675€ de chômage ça fait… Oups, à peu près 400€ par mois pendant 2 ans. Quelle aubaine ! (bis)
    J’avais envie d’expliquer ma situation qui est semblable à beaucoup d’autre et encore, je peux prétendre avoir de la chance d’avoir un compagnon qui travaille.
    Une collègue doit aller au resto du cœur pour nourrir sa fille. Elle rentre dans les statistiques des travailleurs pauvres surdiplômés. J’en deviendrais cynique si ce n’était pas à pleurer ! Comment être disponible et à l’écoute de tous ces enfants emprisonnés dans leur handicap lorsque l’on ne sait pas si son propre enfant mangera à la fin du mois ? Et pourtant, elle parle de son métier comme d’une passion.
    Impuissance, injustice, dégoût, voilà mes sentiments, mes sensations face à l’immobilisme des pouvoirs publics. Ne me dites pas qu’ils ne savent pas, au vue des centaines de pétitions, manifs et autres revendications de notre part. Je crains que cette situation ne les arrange.
    Non reconnaissance=emploi précaire=moins d’argent à dépenser devant la demande grandissante d’accompagnants scolaires=surtout ne rien faire ! Ben oui c’est la crise, y a pas d’argent ! Enfin soyons raisonnable.
    Voilà, je ne sais pas ce que je ferai de cette lettre, à qui l’enverrai-je, qui la lira, peut-être vous, peut-être entièrement… Ceci est une réponse à un besoin, une obsession, une obligation."

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    • Bonjour
      votre lettre me touche beaucoup. Effectivement nous sommes des emplois précaires je suis Aesh et je viens d avoir un entretien annuel avec la directrice du collège ou j étais affectée cette annee. C était calamiteux on m a reproché de manger du chewing-gum en classe ( seulement 2 fois ) de parler trop fort avec les 2 enfants que j accompagnais cette annee 1 autiste et 1 dyslexique très perturpateur et également de téléphoner dans les couloirs ( quelquefois). mon entretien étant négatif je pense que mon contrat ne va pas être renouvelle ma référente ne pouvant rien faire soi disant ! Je pense avoir fait mon travail correctement. Mais le fond du problème ce sont les professeurs qui ne supportent pas les enfants handicapés ! Je l ai bien ressenti et ils sont agacés par ce que leur cours sont perturbés par ces enfants là. Je pense que notre profession est tentée à disparaître ! Et si en plus il n y a plus de sous dans les caisses alors...bon courage à vous et surtout vous allez trouver mieux comme emploi et salaire

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      • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 6 septembre 2015 08:09, par PPP

        Bonjour ; mais moi aussi, alors que je m’occupais d’un enfant dysphasique, également très perturbateur, je me suis vue soudain affublée de tous les défauts : je ne faisais pas ce que l’instit. me demandait (impossible, l’enfant ne suivait pas le même programme que les autres) ; je devais chuchoter (avez-vous essayé de chuchoter toute la journée ? pas facile !) ; etc... ; en fait, l’instit. ne supportait pas d’avoir une AVS, et surtout que j’avais réussi à obtenir la confiance de l’enfant, et encore plus que j’avais obtenu quelques résultats avec lui rien qu’en dialoguant : je m’étais aperçue que l’enfant retenait énormément en parlant avec lui (je ne l’avais d’ailleurs pas caché à l’instit.) et j’avais réussi à lui faire retenir et répéter certains mots ou expressions qui lui paraissaient très difficiles ; ça elle n’a pas supportée et pourtant je n’empiétais pas du tout sur sa pédagogie ! résultat : j’ai changé d’école et l’enfant a boudé pendant plus d’un mois ; l’instit. lui balançait des "tu n’as pas le choix" : à un enfant dysphasique ayant des difficultés de paroles ; alors qu’il fallait le prendre par la douceur, ce que j’avais fait et qui réussissait !

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    • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 2 septembre 2015 10:26, par guerard

      Eh oui nous avons eu un métier précaire en nous faisant croire à un métier formidable il l est formidable mais non reconnu ! Mon contrat s est terminé le 31 août et je vais aller direction pôle emploi j y croyais aussi en m investissant et en aidant ces enfants handicapés mais nous gênons en classe et en tant q u adulte on peut porter un jugement sur les professeurs cela ne plait pas pour certains et beaucoup ne supportent pas le handicap et maintenant tous les enfants dys ne sont plus accompagnés alors je redis ce métier va disparaître c est prévu personne n en parle et les formations sont toujours d actualité ! Bon courage et croyez en vous

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    • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 2 juin 2016 14:25, par flavie

      Bonjour à tous , je viens de lire vos témoignages.
      J’ai démarré par deux ans de cae anciennement contrat aidé et trois cdd renouvelables de 12 mois .
      On m’a fait remplir des tas de pages en me faisant croire que je rentrai dans ma sixième année , il y a peu et que le cdi serait là pipo ! on vous vend du rêve car j ai reçu quelques semaines après un recommandé de mon employeur m’annonçant une fin de contrat au 31 août et qu’en septembre, je dois demander mon attestation assédic.
      Sympa de laisser croire ! n’y croyez pas il n’y a pas de cdi surtout si vous êtes passée par deux ans de cae ou cui car ce sont des contrats privés cela est fait exprès pour ne pas embaucher car déjà on ne devrait pas avoir des contrats privés en travaillant dans les écoles publiques.
      Je vous le redis ! oubliez le cdi car maintenant ils ne prennent que des contrats cui de deux ans pour obtenir des aides !
      Merci papa Hollande !

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 20 février 2015 22:33, par Wrestling13

    Bonsoir, je m’appel Amar j’ai 17 ans je suis actuellement en seconde pro au Lycée Marie Gasquet je n’ai pas d’AVS alors que je devais en avoir un en debut d’année cela fait 5 mois que j’en ai pas j’en peux plus je stress je pleure pratiquement tout les jours je pers confiance en moi je commence a m’enfoncer.

    J’ai l’impression que personne n’ont rien a faire des mes difficultés que je rencontre personne me comprend j’me sens pas soutenu.
    Aidez moi !!!!!!!!!!!

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    • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 22 février 2015 12:45, par Plena

      Amar, à qui en as-tu parlé dans ton établissement en dehors de l’administration ?
      L’assistant-e social-e doit pouvoir t’aider, mais vois ça aussi avec ton prof principal ou un prof de ton choix, la vie scolaire, l’enseignant documentaliste, tes profs d’accompagnement perso, etc... choisis celui ou celle avec qui tu as le plus de facilité à communiquer.

      Garde confiance, les enseignants ne savent pas toujours -ou n’ont pas forcément le temps de- déceler les problèmes chez leurs élèves, mais en général, ils savent être présents quand on en appelle à eux.

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 17 mai 2015 17:54, par PELISSIER

    Je suis maman de 6 enfants, âgés de 8 à 30 ans. J’ai une formation de secrétaire. Travaillant auprès de mon premier mari entrepreneur durant 20 ans il a fallu que je réactualise souvent mes connaissances. J’ai traversé de périodes d’intérims et de congés maternité. Aujourd’hui ASEH, suite à un recrutement express. Je suis toutefois en fin de contrat (un an de contrat + un an de renouvellement) avec fiches de comptétence, fiches bilan etc etc..)

    Très bien accueillie la première année et je reconnais avoir eu beaucoup de chance et des personnes exceptionnelles, professionnelles et humaines. Des enfants dans le besoin pour qui j’ai donné le meilleur de moi-même (et qui ont été reconnaissant et vice et versa)

    Cette seconde année, on m’a proposé 3 écoles et 3 enfants aux handicaps, âges et niveaux de scolarité différents. L’humain est ainsi fait : on ne s’entend pas avec tout le monde et il a fallu d’une institutrice qui exécutait sa dernière année de service avant la retraite pour se permettre de me démoraliser et d’étouffer complètement ma joie à excercer ce métier. Je me suis vue soudainement affublée de tous les maux et défauts possible. Je cite : " tu n’as pas de formation, tu agis auprès de T... quand il ne faut pas et reste inactive quand il le faudrait ; tu es trop souvent sur ton portable ; tu ne t’occupes pas assez de lui ; tu dois lui parler durant la récréation ; tu n’es pas assez dans la demande ; tu pars dès l’heure de sortie des enfants ; tu critiques les enseignants....."

    Je suis "tombée de haut" en cette réunion du mois de mai. Cette "institutrice" pour laquelle je garde personnellement mon point de vue par rapport aux autres institutrices jusque là rencontrées.
    Rien ne pouvait laisser apparaître d’aussi grandes difficultés. Je trouve évidemment hypocritque les pensées de toute une année scolaire pour en faire une accusation en fin d’année. C’est comme s’il fallait "lui" plaire plutôt que d’aider l’enfant premièrement. Cet enfant autiste qui a des difficultés à dialoguer et à articuler ses mots. En cette fin d’année cependant, nous parlons d’avantage, il sait que je suis là pour lui et qu’à la moindre angoisse il obtient une réponse sécurisante. Une réponse parfois gestuel : les yeux, les signes, le sourire, l’accompagnement tout simplement. Je suis persuadée de faire se qu’il faut pour lui, d’agir quand il le faut et le laisser souffler quand il le faut également. L’institutrice ne montre pas de modèle, pas d’exemple, n’explique rien : elle demande aux enfants d’exécuter un dessin, une consigne, un exercice sans les y avoir préparés. Ensuite elle critique, elle râle, elle met en défaut les enfants qui ne réussissent pas. SI c’est cela éduquer, je me pose des questions.. !!!! Cette institutrice même qui me raconte ses affaires personnelles, ses dégâts des eaux, ses vacances, la tonte de son gazon.
    Je ne suis pas habituée aux confilts et aux malentendus, pour moi tout se régle tout de suite ça permet d’avancer et de mener à bien les choses dans l’intéret de l’enfant.
    Je suis dégoûtée de travailler dans un contexte d’hypocrisie. Je suis là pour le bien de l’enfant et non pour plaire à l’institutrice. J’en souffre énormément !

    Voir en ligne : Aide à la Scolarité d’Enfant en situation de Handicap

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    • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 18 juin 2015 10:44, par guerard

      Bonjour
      j ai eu les mêmes critiques mais au collège on m a reprochée de mâcher du chewing-gum en classe ( que 2 fois) de téléphoner dans les couloirs au pauses de parler trop fort avec les 2 enfants que j accompagnais un autiste et un dyslexique ( j étais entre les 2 ) et oui très difficile de gérer cette situation c était lors de mon entretien annuel ! Tous hypocrites car jamais on m a reprochée quelque chose ! En fait les professeurs ne veulent plus d enfants handicapés en cours cela les perturbent ! Et nous nous sommes les premières cibles dans quelques années il n y aura plus d avis
      bon courage à vous vous trouverez mieux ailleurs !

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      • Auxiliaire de vie scolaire : on nous méprise 2 septembre 2015 08:51, par PPP

        Bonjour,
        J’espère que les commentaires vont repartir ; je me reconnais dans ces messages : nous sommes complètement à la merci des enseignants. Je dirai que la moitié d’entre eux nous méprisent, ont un égo surdimensionné (qui cache en fait leur frustration) ; nous traite comme des petits enfants et surtout ne supporte pas qu’une EVS/AVS arrive à un résultat avec un enfant ayant un handicap. J’ai aussi subi la dernière enseignante complètement caractérielle, qui hurlait sur les enfants toute la journée (des petits de CP qui n’osaient plus ouvrir la bouche et qui baissait la tête), avec des grognements (grrrrrrrrrrrrrr), des cris à tous moments, et des remarques méchantes et cassantes à ceux qu’elle n’aimait pas (par ex. la si jolie petite LLLLL : je pense qu’elle était jalouse de cette petite) et même certains gestes brutaux. Elle interdisait aux enfants de parler aux EVS et les faisait taire dès qu’ils voulaient nous demander quelque chose. Nous étions plusieurs EVS (faisant le travail d’une AVS) dans la classe, et elle nous balançait des réflexions désobligeantes sans arrêt aux unes et aux autres. Toute l’équipe enseignante était au courant et se plaignaient de cette instit. ; mais rien n’a été fait ; en fin d’année, elles étaient (en apparence) "copines comme cochon" ; par contre, "on" voulait nous faire témoigner, nous les précaires, contre cette instit. : sans scrupule vis-à-vis de nous, pour que les EVS soient mises en cause, et que l’équipe en place reste transparente et innocente ! Et après cela, on va redonner des cours d’instruction civique en classe !!! J’ai pu observer des faits similaires à ceux qui sont racontés ici ; je vous en ferai part par prochain blog ; PPP

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  • Franchement c’est du grand n’importe quoi. Au bout de 5 ans je suis prête à baisser les bras. J’aurais 60 ans dans 2 ans, je pète la forme et je n’ai plus envie que l’on me prenne pour une moins que rien. Désolée, c’est très négatif mais je doute de voir le jour à un réel avancement des choses durant ma vie. Je continuerais toujours à m’impliquer dans la vie des personnes souffrant d’un handicap et plus particulièrement de l’autisme. Suis devenue hyper calée sur le sujet d’ailleurs ;))
    Joëlle

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    • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 28 juin 2015 21:48, par martine

      Madame, qui serez bientôt à la retraite dans 2 ans, merci de me rassurer un peu pour moi car on me propose avs, j’ai 53 ans, de voudrai savoir comment est ce métier ? je suis ancienne animatrice scolaire maternelle, et mon contrat n’est plus renouvelé car la mairie n’a plus de sous, (obligation de ce gouvernement d’embaucher des personnes pour nouveaux rythmes scolaires), encore emploi précaire que l’on à donné pour cacher la misère mais je gagnai bien plus que 600 euros par mois quand mm, et cela m’embetterai si moins car je dois aussi songer à préparer ma retraite mais avec si peu combien sera t’ elle ? si vous pouvez me dire aussi combien de contrats vous aviez ? renouvelé ? on m’a parlé de 4 ou 5 ans au total ?
      moi aussi j’aime aider les personnes, et plus particulièrement les enfants, j’ai moi mm un enfant grand handic et à l’époque on avait pas toutes ces aides,

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 21 juin 2015 22:34, par Joëlle (AESH)

    Franchement c’est du grand n’importe quoi. Au bout de 5 ans je suis prête à baisser les bras. J’aurais 60 ans dans 2 ans, je pète la forme et je n’ai plus envie que l’on me prenne pour une moins que rien. Désolée, c’est très négatif mais je doute de voir le jour à un réel avancement des choses durant ma vie. Je continuerais toujours à m’impliquer dans la vie des personnes souffrant d’un handicap et plus particulièrement de l’autisme. Suis devenue hyper calée sur le sujet d’ailleurs ;))
    Joëlle

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  • Je suis EVS depuis 3 ans , j ’adore mon métier et veux en faire ma profession . Pour ma part c’est une vocation et je voudrais juste en vivre décemment et être reconnue . Je suis une ancienne visiteuse médicale, j’ai choisi cette profession par confection et je ne voudrais pas être obligé d’arrêter pour des problèmes de salaire .

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    • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 2 septembre 2015 10:06, par guerard

      Je ne peux vous rassurer car ce n est pas un métier reconnu ! J étais aesh et anciennement avis et on m a mise à la porte car j ai plus de 50 ans eh oui je connais 4 personnes comme moi qui pour des motifs idiots ont vu leur contrat non renouvelé c est la roue qui tourne et il n’y a pas d embauche définitive c est un leurre une personne que je connais était en poste depuis 8 ans et cette année on lui a dit de partir ! Si je vous réponds c est pour vous mettre en garde ! Choisissez un métier sur

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 14 septembre 2015 15:01, par Caro

    Bonjour,
    Petite précision : Il y a une différence entre AVS et AESH !
    Les AESH sont obligatoirement sous contrat de droit public. Ce statut d’AESH n’est acquis que lorsque vous signez un contrat avec le Rectorat.
    Pour l’ensemble des personnes AVS sous contrat CUI, vous gardez votre statut d’AVS.
    La nuance est très importante car les avantages des AESH ne sont pas accordés aux AVS.
    Bonne continuation.

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 21 octobre 2015 20:42, par Stéphie

    Bonsoir, je viens de vous lire , et malheureusement sa me conforte dans le fait que je serais jeter quand les 6 ans de contrat seront fait (je viens de commencer ma 5 ème année, après 2 ans de cae)pfff comme je dit nous sommes les bouches trou de l’éducation national. Du coup je pense que je vais devoir changer d’orientation alors que j’adorais mon travail.

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 22 décembre 2015 21:07, par Nadine VEUJOZ

    Bonjour,
    Une AVS est elle interdite de communiquer avec les parents de l’enfant dont elle s’occupe ?
    Je suis en école maternelle avec un enfant autiste et l’enseignante m’a bien spécifié que je ne devais pas communiquer avec les parents ? Est-ce légal ou c’est elle elle qui a pris cette décision ?
    Merci si vous pouvez m’ apporter des réponses.

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 11 janvier 2016 20:00, par rivierebetty

    Deuxième année comme avs dans un rpi classe unique 3e cycle en milieu rural un peu loin de tout . J’ai un gamin trisomique 10 ans niveau scolaire maternelle mère adoptive dans le déni et enseignante débordée et pas possible d’insérer comme ils disent le gamin avec des gosses de son âge qui préparent leur entrée au collège. Je souffre car tout repose sur moi et le gamin souffre on est dans l’échec il refuse de travailler parfois de parler il n’est pas à sa place et je craque je pleure tous les jours je n’avance pas. Que faire ? Et tout cela pour 679 euros par mois et sans avenir.

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 14 janvier 2016 22:46, par maman59

    Coucou tout le monde
    Agee de plus de 50 ans, je suis ASEH depuis la rentrée 2015, je m occupe d un élève avec troubles du comportement.
    Pleine de bonne volonté, discrète, a l écoute de l enseignant, je suis aujourd’hui démotivée.
    Tous vos messages résument ce que je vis au quotidien.
    J’ai l’impression que quand l élève fait une crise, ça arrange le prof que l avs s en occupe (surtout quand elle s isole avec l enfant) mais que pour le reste, l avs dérange. Eh oui, il faut non seulement l aider dans son travail, mais aussi l empêcher de se lever, de cracher, de se trainer par terre....
    Je pense que si on me propose un contrat pour la prochaine rentrée, je ne vais pas l accepter. Je ne veux plus aller travailler en ayant pris un médicament pour les nerfs.
    En tout cas, merci d’avoir publié vos messages

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 26 février 2016 07:21, par HACHEMI

    Bonjour, je voudrez savoir si les avs ont droit à une pose
    et si je peut cumulé ses pose en une fois sortir le vendredi plus tôt
    merci

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  • reponse :

    Non on ne peut changer ses horaires et accumuler les pauses pour prendre son vendredi.
    Non on ne doit pas être contacte avec les parents sans le maitre. Même si c’est compliqué, les parents peuvent être source de conflits et d’intérêt inconsciemment (comme tout parent)
    Oui il faudrait un diplôme digne de se nom avec une vrai formation pas des réunions superficielles.
    Oui il est normal de pleurer de vivre difficilement ce job quand on est seul sans formation ni soutien et le corps enseignant n’est pas formé non plus donc moyennement ou peu compétent (selon l’expérience et le vécu de ces personnes qui ont souvent une bonne volonté).
    Si besoin, envie, de communiquer sur le sujet mon mail : yvette7 chez laposte.net

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    • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 14 septembre 2016 09:58, par lila

      bonjours
      je suis une maman avec une petite fille qui as des difficulté scolaire donc qui bénéficie une avs , Je trouve pas sa normale que les avs n ont pas le droit de communiquer avec les parents alors que ces les parents les premier a fait les démarche car les instits aime pas les enfants qui sont en difficulté aujourd’hui hui ma fille a attribution avs jusque en juillet mes pas avs a école vu que le contrat et fini alors que cet dame pouvait être renouvelé 60 mois vu qu elle as plus de 50 ans mes ces bien trop complique de refaire un contrat on préférer refaire un contrat a une autre dame que m a fille ne connait pas et qu’ elle ne connait pas ou et le bien de l ’enfant
      Aujourd’hui l avs qui devait ce présente n est pas venu car elle as trouvé un autre emploi et je comprend très bien cette dame mes ces juste pour dire le bien être de l enfant est ou car moi ma fille et beaucoup perturbé que sont avs et parti , les enfant handicapé sa fait moche dans la société mes sa arrive pas au autre et même si il ont un handicape sa reste des enfants et moi je l aime comme ça que sa déplaise au gens

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 22 mai 2016 17:33, par sylvie

    Bonjour J’ai lu votre message et les réponses avec beaucoup d’intérêt et de tristesse en constatant les difficultés rencontrées et en me rendant compte que les institutrices qui ont réellement "gâché" mon fils, sévissent toujours en parfaite impunité.
    Le sujet m’intéresse car ma fille est Avs et en situation précaire bien sûr ; pourtant, malgré les difficultés, elle aime ce qu’elle fait et je sais qu’elle peut apporter beaucoup aux enfants car malgré ses 40 ans et 2 enfants dont une adolescente, elle reste juvénile et "passe" très bien auprès des enfants.
    Il me semble qu’il serait possible de faire une formation ?
    Savez vous svp où on peut trouver des renseignements (Elle a le bac et un bts)
    Merci et bonne continuation à toutes
    Merci aussi de ce que vous faites pour les enfants...

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  • Merci Agathe d’avoir publié cette lettre ici.
    "Impuissance, injustice, dégoût, voilà mes sentiments, mes sensations face à l’immobilisme des pouvoirs publics". C’est également mon sentiment après 7 années de bons et loyaux services, investie, à l’écoute des gamins, patiente, imaginative, communicant beaucoup avec les enseignants pour faire le point, essayant de faire remonter l’info au max pour trouver des solutions plus adaptées pour les gamins quand l’accompagnement ne "donne rien", et qui auraient grandement besoin de soins et de rééducation appropriés plutôt que de perdre leur temps en cours, à s’ennuyer l’âme en peine (c’est réellement pathétique par moment !), de se mettre en danger, de détruire tout matériel, de perturber les autres, les profs, bref la classe entière, et on n’ose rien dire car "situation de handicap"..
    C’est réellement une perte de temps pour tout le monde ! ... et si j’osais... une perte d’argent....même au tarif où l’on est payés..... Ben oui mais que voulez-vous l’Etat ne veut pas investir dans des soins et de la rééducation bien adaptés, avec du personnel bien formé, -pour le bien être et le bon développement des enfants et des ados- ben non ça couterait trop cher ! mais NOUS, NOUS on peut TOUT NOUS CONFIER ! ... et tout ça, sans préparation, sans concertation, sans formation, sans rémunération valorisante, à se "démerder seul" faut le dire.., et cerise sur le gâteau, précaire pendant 6 ans, et finalement jetable !....

    Bien sûr ça couterait trop cher de mettre presqu’un éducateur spécialisé derrière chaque gamin (aller dans 70 % des cas), mais c’est ce qu’il faudrait dans l’idéal !...
    Dans mon parcours, je me suis occupée d’une douzaine d’enfants et adolescents, mais je dirai que seuls 3 élèves ont pu poursuivre à l’école, avec tous les autres il a fallu "bricoler".... c’est dur à dire mais c’est le constat, pour certains mon rôle s’est résumé à tout simplement de la "garde"... impossible d’obtenir quelconque travail scolaire (trop de difficultés d’apprentissage, comportement incompatible avec l’école), même avec toute la patience, la bienveillance, les encouragements et les stratagèmes possibles ....
    Et on continue de maintenir certains enfants comme ça, et certains parents qui ne bougent pas.... ça c’est encore un autre constat qui me désole et me désarme....
    Je suis encore en poste, mais je suis écoeurée.
    Egalement "travailleur pauvre, surdiplômée", (2 BTS, 20 ans d’entreprise, + 7 ans ici), j’en ai assez...
    Quel avenir ? qui nous écoute ? L’administration ? Le personnel de santé ?
    Ils ne sont pas sur le terrain, et ce sont eux qui prennent les décisions, n’entendant souvent pas ce que l’on vit quotidiennement, même à la minute, auprès de gamins que l’on a appris à connaître, dans les petits signes mêmes pas visibles par les enseignants ou par les copains de classe, dans les petites manies, les peurs, les signes précurseurs d’angoisse, etc etc....

    Sérieux, implication, intérêt, empathie ne sont même pas reconnus.... voir peut-être motif à vous envoyer ailleurs car "ça gêne" le système.... ben oui ça relève les disfonctionnements de cette fabuleuse loi bien pensante de 2005....
    Voilà ça m’a défoulée de poster à la suite de vos messages, mais je ne sais pas si j’ai envie de continuer cette "imposture" à la rentrée de 2017....
    Vivre avec 796€ par mois -en tout et pour tout !-, avec tant d’investissement, et de diplômes.... sans perspective de réel reconnaissance au bout, et surtout que cela ne soit pas la meilleure solution pour les gamins (dans aller, 70% des cas), cela en vaut-il vraiment la peine.....?
    Merci de m’avoir lue, et haut les cœurs.. !

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 1er juillet 2016 18:45, par amélie

    Je suis nouvelle dans le forum et je suis AVS depuis 7 mois avec deux enfants dont un autiste ; le problème que j’ai rencontré est que je ne me suis pas vraiment entendu avec une enseignante qui m’a reproché d’être trop proche des enfants en classe !
    Je sais également que les évaluations remplies par l’enseignante n’ont pas étaient très bonnes, et je ne pense pas que ma rentrée se fasse dans le même établissement alors qu’un des élèves y refait son année ; je ne comprends pas pourquoi je ne peux pas revenir dans cette école ! la maman de l’enfant m’a stipulé clairement qu’elle souhaiterai m’avoir a nouveau comme AVS .

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 10 juillet 2016 10:37, par Véronik

    Bonjour ,

    J’ai lu tous les messages avec grand intérêt.
    J’ai 59 ans, pas de diplômes, et j’ai signé mon renouvellement d’un an ,( après un contrat de 2 ans ) comme AVS pour la rentrée 2016. On me "garde" car j’ai plus de 58 ans. Nous avons été informés que les AVS/CUI proches de la retraite (62 ans pour ceux qui peuvent évidemment) seraient prioritaires. Ben oui pour éviter d’allonger la liste des chômeurs c’est une bonne idée !!!
    Je m’occupe de 2 enfants dans 2 écoles différentes. Un autiste de 9 ans que j’adore et qui m’aime..dit par lui et par sa maman et un de 7 ans, problème de concentration, de comportement, de bégaiement avec qui cela se passe très bien aussi mais je n’ai aucun échange avec ses parents !
    Pour le 1er, sa maman et la Directrice veulent que je reste avec lui car nous avons développé un code..Et les enseignants sont ravis..
    Pour le 2ème, c’est par rapport aux enseignants et surtout la directrice qui ne m’a JAMAIS reçu dans son bureau, ni parlé du cas du petit S , bref aucun échange !
    C’est vrai nous avons un salaire de misère, nous nous investissons dans l’éducation scolaire de ces enfants qui ont des handicaps différents. Nous sommes plus ou moins bien "vus" par le corps enseignant, mais j’ai un travail, j’aime les enfants, j’aime leur compagnie.
    Il y a du bon et du moins bon dans ce travail mais le + décourageant c’est quand certains enseignants nous font bien sentir que nous ne faisons pas partie de la famille et les gênons..
    Moi dés le début je me suis dit qu’ il fallait faire la part des choses, avoir du recul et surtout rester en dehors de leurs histoires de profs...ceci est une autre histoire car là aussi il y a matière à raconter !!!

    Bon courage à tous et haut les coeurs !!

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 11 juillet 2016 15:55, par fabienne potherat

    Bonjour,

    Afin de poursuivre cet article sur l’imposture de la fonction d’accompagnant en milieu scolaire, vous pouvez lire l’article que j’ai rédigé l’an dernier :
    site :
    psychasoc.com/textes/fabienne potherat/ la fonction d’accompagnant.......

    Bon courage à tous.

    Voir en ligne : la fonction d’accompagnant en mileu scolaire

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 19 septembre 2016 21:37, par Laurence

    Bonjour AVS depuis novembre 2014 jusqu’en juillet de cette année j’avais deux enfants que je suivais depuis le début de mon contrat l’un est passé en SEGPA et la petite L. S’est vue attribué une autre AVS. j’arrive au terme de mon CUI et je viens d’apprendre que ma candidature en droit public à été retenu j’en suis ravie même si mon temps de travail diminue(en conséquent le salaire aussi !!!)pour cela il m’a fallu demander aux institutrices ainsi qu’au parents une lettre de recommandations ou ils m’ont fait des éloges dont je ne m’attendais pas.
    Je tenais à apporter mon témoignage aussi ...
    Tout d’abord je suis entièrement d’accord avec vous quand vous parlez de contrat kleenex !!! Je suis tout à fait consciente que le CDI promis et une utopie mais je prends cette expérience espérant que celle ci m’ouvre d’autre portes plus tard je cherche toujours laquelle mais j’ose espérer ne pas faire tout ça pour rien. ... (d’ailleurs si l’une d’entre vous sais comment valider ses acquis et d’ailleurs je me demande quelle diplôme ... bref je suis preneuse ;-) )
    Et surtout je tiens à préciser que le portrait des instituteurs ou institutrices qui est dressé n’est pas tout le temps celui ci ... j’ai eu la chance de tomber avec des équipes formidable ! !! Alors oui il faut un fort pouvoir d’adaptation car chacun est différent sa n’a pas tjr été rose je me suis beaucoup remise en question mais surtout j’ai du m’adapter à chaque maîtresse ou maître. ..
    Je ne remet pas en doute le témoignage de mes consoeurs mais tout n’est pas noir ou blanc. ..
    J’en reviens au bien être des enfants j’ai été très affecté lorsqu’on ma ré-affecté à d’autre enfants pour le premier c’est une autre prise en charge qui allait de soit et je m’y attendais mais pour la petite j’ai eu beaucoup de mal à accepter ... je connais son rythme d’apprentissage ses caprices ses capacités par rapport à son handicap etc... je n’ai pas compris , pas accepter. .. Les parents ont demandé à le garder, l’institutrice à également dit l’importance de ce suivi etc moi même j’ai demandé à poursuivre cette accompagnement. .. plus d’une fois et rien y a fait !!! Puis je me suis fait une raison et moi qui suis assez fataliste je me suis dit que finalement peut être il était intéressant pour elle d’avoir qlq 1d’autre sa va peut être lui apporter qlq chose d’autre qlq chose que moi et elle avec nos habitudes n’aurions pas été trouvé. .. bref il faut bien se convaincre que c’est pour son bien . ..

    Après ma question c’est je souhaite valider mes acquis mais sa validera qu’elle diplôme ???? Et que puis je espère avec sa ? ??, et surtout ou puis je travailler après avec cette expérience ? ???

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  • Bonjour je suis désolée de vous déranger, vos propos sont très intéressants et enrichissants. Je travail pour mon mémoire sur les interaction professeur AVS et sur le quotidien d’une AVS. Si vous avez le temps j’aimerais beaucoup en discuter avec vous. je vous laisse mon mail au cas ou. julie.tancogne64 chez gmail.com

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 21 novembre 2016 15:53, par brillouet muriel

    Je suis AESH c’est ma 3eme année a ce poste jusqu’à maintenant je n’avais travailler que avec des maternelles .Pour ma 3éme année il m’ont fait la grande surprise de travailler avec des lycéens et bien merci beaucoup a l’académie j’aime mon métier mais il est vrai que nous devrions être beaucoup plus former et encore plus pour les personnes qui travaille auprès d’enfant trisomique ou bien autiste...
    Comment vous dire que mes 15premiers jours de ma rentrer j’ai paniquer pourtant je sais ce que je doit faire et ne pas faire mais passer des maternelles au lycéens na rien avoir ce n’est pas les même attentes ni les même demande.

    Voir en ligne : http://www.questionsdeclasses.org/?...

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 8 janvier 09:34, par anne trucchi kukava

    Bonjour,

    J’ai lu tous vos témoignages avec grand intérêt. J’ai perdu mon emploi au mois d’Aout derniet et après mon inscription à pole emploi et au cours de l’entretien avec la conseillère, celle-ci m’a suggéré de postuler pour un emploi d’avs. 54 ans, rqth, sans diplôme, j’ai conscience que l’avenir me tourne un peu le dos mais je dois absolument retrouver du travail. Je postule aussi pour une autre offre avs sur le site de pole emploi et quelques semaine plus tard suis contactée par téléphone par un personne chargée du des candidatures pour l’académie de creteil. A l’issue de ce premier entretien, elle me fixe un rendez-vous. Lors du second entretien, et présentation devant le "jury", la responsable m’a demandé pourquoi je ne postulais pas pour le lycée. J’ai répondu que je n’étais pas sûre d’avoir les compétences. Elle m’a incité à le faire.
    En bref, je suis affectée dans un lycée, avec deux jeunes, la responsable m’avait dit qu’il s’agissait essentiellement de prises de notes. Ma question est la suivante, y a t-il parmi toutes celles et ceux qui témoignent des personnes intervenant pour des lycéens, j’ai besoin de partage d’expérience, car j’avoue être totalement novice, sans aucune formation, j’ai dû du jour au lendemain, au 1 er décembre, m’adapter à un univers inconnu.
    vos témoignages seraient les bienvenus.

    merci de votre attention.

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    • Bonjour,

      Je suis actuellement aesh en cdd dans un lycée. J’accompagne 3 élèves dans 3 sections différentes. Deux sont en terminales. Je leur apporte une aide méthodologique, organisationnelle, reformulation de consignes, et, parce que je le souhaite, je fais également des accompagnements perso pendant lesquels nous retravaillons ensemble les cours, les notions, trouvons ensemble des outils permettant de mieux assimiler les cours (carte mentale... Etc). Pour cela, il faut comprendre ce qui est abordé pendant les cours. Pour ma part, ce n’est pas un soucis mais cela.peut devenir problématique pour d’autres. J’ai fait tous les niveaux : de la seconde à la terminale, dans des sections différentes (générales, techniques) Et chaque élève que j’ai suivi, a eu besoin d’explications plus approfondies sur différentes notions et dans différentes matières.
      Je reconnais avoir de la chance dans cette précarité car mon travail est valorisé au sein de l’établissement dans lequel je suis actuellement.
      Je tiens juste à préciser qu’il faut quand même être à l’aise avec des ados (et "la psychologie de l’adolescent"). Savoir faire sa place aussi auprès du corps enseignant.
      J’ai une collègue qui ne sent pas à sa place dans le second degré, ni auprès de l’ado qu’elle accompagne (la Communication ne passe pas), ni auprès des enseignants.
      Car il est vrai que certains profs savent mettre la distance... C’est pourquoi il faut faire sa place et savoir aussi prendre le recul nécessaire pour ne pas perdre pieds. "On ne connaît que les choses que l’on apprivoise" ;-)
      Bonne continuation !

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  • Bonjour,
    Je suis aesh depuis 5 ans et touchée par ce que je lis car je vis souvent des situations pénibles au sein des écoles. Je n’ai jamais eu un bon accueil dans les établissements de primaire. Jamais. Et je suis souvent "tombée" sur des enseignants qui m’adressaient à peine la parole. C’est ainsi que je me suis vue pratiquement inactive pendant 6 mois devant un élève de maternelle auquel on ne donnait aucune activité et l’enseignante ne me disait même pas "bonjour" le matin. Ca a été horrible.
    Je fais consciencieusement mon travail, je n’ai pas encore eu de remarques à ce propos mais j’en arrive à un dégoût profond pour mes conditions de travail et je suis parfois obligée de prendre une profonde inspiration avant de rentrer dans l’établissement.
    Je n’ai pas rencontré cette animosité au sein des établissements de second degré où les aesh sont beaucoup mieux intégrés car les profs voient notre intervention comme une plus-value pour l’enfant et, à vrai dire, font leur cours sans se sentir dérangés par notre présence.
    Je ne sais pas si je serais embauchée à l’issue de ma période d’essai et je ne suis pas certaine de le vouloir car c’est quand même bien galère et quand on dépense 60€/mois d’essence pour aller au boulot, qu’on doit payer la garderie et la cantine pour les enfants, pas pouvoir bosse à côté pour un complément de salaire, et travailler dans des conditions où on se sent exclus de l’équipe enseignante...Est-ce que ça vaut le coup de continuer ?

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  • Bonjour Gribouille,

    Je découvre aujourd’hui votre récit. Je réalise cette année un mémoire sur les AVS et la précarité liée à leur fonction alors je ne peux que vous lire attentivement.

    J’aimerais savoir quelle est votre situation aujourd’hui ? Toujours AVS ? Conditions toujours aussi précaires ?

    Dans l’attente de vous lire,

    Emilie

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  • Avsco depuis 2 ans j apprend que mon contrat
    Ne saurra pas renouveler faute d âge j ai 45 ans j aime mon métier j ai établi un courrier au rectorat avec l accord du directeur de l établissement rien a faire pouvez vous me renseigner merci

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 24 mars 12:24, par François Spinner

    Contactez un syndicat ! Par exemple Sud éducation. Voir les adresses ici : http://www.sudeducation.org/Contacter-SUD-education.html
    Bon courage !
    FS

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  • Auxiliaire de vie scolaire : la grande imposture 14 avril 19:29, par scherazad

    Bonjour
    voila je doit etre mutee dans une autre ecole qui se trouve a 20km de chez moi cela va occasionner de nombreuses depenses ( essence, frais scolaire...)bref je souhaiterais savoir si je peux refuser ce contrat merci pour votre reponse cordialement

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